Réconciliation nationale :Ouattara répond à Bédié, Gbagbo et Soro
lebanco.net - Publié le: 09-08-2019 - Mise-à-jour le: 09-08-2019 - Auteur: Assane Niada
Réconciliation nationale :Ouattara répond à Bédié, Gbagbo et Soro
 
Le chef de l'Etat, Alassane Ouattara, a rétorqué à ceux qui lui reprochent de n'avoir pas assez fait pour restaurer la cohésion entre les Ivoiriens, au sortir de la guerre postélectorale de 2011. Saisissant l'occasion d'une interview aux allures de message à la nation, il a livré, le 6 août 2019, il a réagi à ce grief récurrent que lui font ses contempteurs, au nombre desquels ses ex-alliés Henri Konan Bédié et Guillaume Soro.
Pour lui, en effet, la réconciliation est une ouvre de longue haleine. De même que Rome n'a pas été bâtie en un jour, de même la réconciliation ne se fera pas par une baguette magique, peut-on résumer sa position. «  Il ne faut pas qu'on demande que la Côte d'Ivoire puisse, en 8 ans, 10 ans, régler tous ces problèmes qui ont été créés depuis la mort du premier président, le président Félix Houphouët Boigny », a soutenu le chef de l'Etat. Et Ouattara de renchérir : « Ça prendra du temps... ».
Ces propos du président de la République sonnent comme une réplique au président du Pdci, Henri Konan Bédié, qui a rencontré récemment l'ex-président Laurent Gbagbo, pour, dit-il, oeuvrer  ensemble à la restauration de la réconciliation, un chantier qu'il accuse Alassane Ouattara d'avoir laissé en friche. Ça pourrait être également perçu comme une pique lancée en direction de l'ex-président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, qui estime que Ouattara a pêché sur ce volet là.
Dans le même temps, le chef de l'Etat s'en est pris vertement aux politiques qui répandent des propos susceptibles de fragiliser la cohésion nationale. Tout en déplorant la propagation des conflits communautaires, il a fustigé les propos qui pourraient contribuer sinon à les susciter, du moins à les envenimer. « Ces conflits communautaires ne sont pas acceptables(...) Mais il faut que les politiques aussi arrêtent d'attiser la haine et la mésentente », a condamné Ouattara, faisant sans doute allusion aux récentes déclarations de Bédié sur les étrangers, indexés comme les acteurs de l'orpaillage clandestin.
Assane Niada
 
 
Rédigé par: Bonébo   le: Vendredi 9 Août 2019
A violent, violent et demi ! Depuis que le fpi a vu qu'il y avait plus abruti que lui, il s'est calmé. Le pdci qui voulait se répandre dans la vermine, s'est vite ressaisi depuis la réplique extrême Bièkissè. Peu à peu, beaucoup comprennent qu'ils n'ont pas le monopole dans quoi que ce soit qui ne puisse pas avoir sa réplique aggravée en face. Vous verrez que peu à peu la civilisation et la bonne éducation habiteront tout le corps social ivoirien. Ado vient de mettre les deux pieds dans le plat : la constitution lui autorise deux autres mandats, pian ! On attend le rebond de la balle ! Hélas en matière de réconciliation, beaucoup estiment à tort, qu'il s'agit de dérouler tout simplement le tapis à gbagbo qui aura retrouvé son bic présidentiel. En dehors de ce schéma, toutes les tentatives de rapprochement sont considérées comme hors sujet. c'est ce qu'on appelle à adjamé, rêver debout !
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Vendredi 9 Août 2019
Effectivement, la vraie réconciliation, sincère, profonde, ça ne se décrète pas et ça ne se fait pas en un jour. Cela n'est pas une raison pour 1) ne rien faire dans ce sens et pire 2) mettre de l'huile sur le feu. "il faut que les politiques aussi arrêtent d'attiser la haine et la mésentente", c'est pourtant ce à quoi s'emploient activement les principaux militants du RHDP "uniquefié", où on se prépare aux élections en utilisant de manière intensive les métaphores guerrières, et il n'est pas sûr du tout qu'il s'agisse seulement de métaphores mais plutôt d'intentions fermes au premier degré.
Rédigé par: Loethiers Mackan   le: Vendredi 9 Août 2019
Le P.R a parlé ; on prend acte et on orespecte.Mais ce pays de Bengodi su'il dépeint n'existe pas.Autre chose poliquement discutable qu'il dite: la notion de problème personnel avec les questions nationales.Pour réconcilier une nation fracturée a-t-on besoin que les leaders aient des querelles personnelles. Ainsi on glisse vers la conception de la République,de l'État et de la nation qui fonde l'agir politique de chaque leader. Quiconque voulait comprendre a compris et même Brou Aka Pascal se semblait pas convaincu.