Comment oser introduire une nouvelle pratique sexuelle dans son répertoire
le monde.fr - Publié le: 03-06-2019 - Mise-à-jour le: 03-06-2019 - Auteur: Maïa Mazaurette
Comment oser introduire une nouvelle pratique sexuelle dans son répertoire
Envie de nouveauté ? Ras le bol du trio caresses, sexe oro-génital, pénétration ? Ce n'est pas moi qui vous jetterai la première pierre : le répertoire sexuel « légitime » est finalement assez limité... mais surtout, la persistance des tabous rend son extension compliquée.
Cette charge culturelle se reporte sur la communication la plus intime : vouloir sortir de sa zone de confort (et explorer sa zone de fantasme), c'est normal. Oser en parler, en revanche, constitue une autre paire de manches - même dans le cas de pratiques très banales.
Ainsi, selon une toute récente étude, 40 % des Français ne parlent pas de masturbation à leur partenaire, et 48 % des hommes ont déjà menti au sujet de leurs pratiques masturbatoires (Tenga, 2019).

Rien ne vaut une discussion

Si vous avez des fantasmes socialement transgressifs (« j'aimerais être travesti ») ou contradictoires avec vos valeurs (« attache-moi avec des menottes et un hareng »), entamez la conversation en embrassant votre vulnérabilité (oui, ce truc qui gratte, là). Vous manquez de mots ? Il existe des applications permettant aux couples de partager leurs fantasmes (en ne voyant apparaître que ceux qu'ils ont en commun), comme UnderCovers, Kindu ou Fantasmer). mais rien ne vaut une discussion.
Cette vulnérabilité, paradoxalement, sera votre meilleure alliée : face à la tentation de l'arrogance (« ça fait dix ans qu'on est ensemble, il est temps d'aller en soirée cuir et tofu »), rappelez-vous que votre partenaire ne vous doit rien, que vous risquez de le/la braquer, et que les attitudes bravaches sont contre-productives. La froideur protège, d'accord. Mais elle peut aussi entraîner une confusion : manquez-vous de vulnérabilité par indifférence, par rigidité d'esprit, par manque d'empathie ? De l'extérieur, c'est difficile à dire.
Sexuellement, une bonne négociation commence en acceptant les règles du jeu : exposer son intimité peut susciter de l'enthousiasme, des orgasmes éblouissants. ou de cruels jugements, des fous rires, des incompréhensions. Cela peut faire du bien, ça peut faire très mal. N'hésitez donc pas à enrober : « je sais que ça peut surprendre », « j'ai une confession à faire », « c'est un peu embarrassant ». Ces précautions permettent d'éviter les réponses traumatisantes : « non, sérieusement, cuir et tofu ? »

Equité et pragmatisme

Deuxièmement, ne demandez pas plus que vous n'êtes prêt à offrir. Car ne nous leurrons pas : en l'état actuel du répertoire sexuel occidental contemporain, la plupart des fantasmes basiques induisent une prise de risque, même minimale.
Socialement, émotionnellement ou physiquement, au moins l'un des deux partenaires a quelque chose à perdre. Le BDSM (bondage, domination, sado-masochisme) remet en question les rapports de pouvoir dans le couple, la sodomie peut blesser, l'échangisme peut générer des doutes amoureux. Si vos fantasmes induisent des émotions compliquées, surtout des émotions asymétriques, il va falloir gérer cette asymétrie (avec la classe qui vous caractérise).
Sur ce point spécifique, ma recommandation consiste à ne pas considérer qu'il existe des standards de dignité différents selon les personnes (il serait intéressant de pénétrer une femme, mais révoltant ou dégoûtant de pénétrer un homme, il serait excitant de tromper son partenaire, mais surtout pas qu'il ou elle prenne les mêmes libertés, etc.).
Plus un fantasme est transgressif, plus vous devez être prêt à retourner la faveur d'une manière ou d'une autre, avec équité et pragmatisme (en respectant les limites de votre partenaire, en considérant ses fantasmes avec bienveillance, en faisant des câlins, en cuisinant une tarte au citron meringuée).

« Humanisez » votre désir

Est-ce bassement transactionnel ? Oui. Et tant mieux, parce que l'inverse d'une transaction consiste à demander quelque chose en échange de rien - à demander une forme de sacrifice. Parce que nous ne vivons pas encore au paradis, parce que notre société est encore sexiste, âgiste, homophobe, cette logique sacrificielle reste d'actualité : on ne s'en débarrassera pas en la tassant sous le tapis, mais en la regardant en face (puis en la jetant par la fenêtre).
Autre recommandation : quand vous partagez votre fantasme, précisez le contexte. Car sans un minimum d'explications, votre demande peut être mal comprise. Planifiez-vous cette orgie pour participer, pour regarder, pour être cocufié ? Avez-vous envie d'être attaché(e) pour le frisson de l'interdit, pour expérimenter une restriction sensorielle, pour subir une situation de domination, pour l'inscrire dans un jeu de rôle spécifique, par curiosité, par affection sincère pour le gigot d'agneau ?
Cette contextualisation permettra à votre partenaire de mieux cerner la nature des actes fantasmés : outre que cela « humanise » votre désir, vous préparez le terrain pour la négociation (« si tu as envie de restriction sensorielle, je préférerais te bander les yeux »).
En outre, une telle conversation rend compte de la hiérarchie de vos désirs : cette histoire de suffocation relève-t-elle du fantasme fondamental ou de la simple passade ? Quelles sont vos limites absolues, quelles transgressions espérez-vous, et bon sang, où allez-vous ranger ces cordes après usage ?

Faites en sorte que le refus soit possible

N'hésitez pas à dire la vérité sur cette subite demande : en 2019, pas grand monde ne tombera des nues en apprenant que votre inspiration vient de la pornographie - ou d'une scène littéraire, ou d'une publicité. L'idée est que votre partenaire se rapproche de votre désir. Donnez-lui tous les éléments auxquels possiblement se raccrocher.
Parmi les points cruciaux, voici enfin certainement le plus important : faites en sorte que le refus soit possible. Subir un rejet fantasmatique est un moment difficile, nous sommes d'accord. Mais concéder une pratique sexuelle sans en avoir envie (ou qui nous dégoûte) est infiniment plus destructeur.
Ainsi, quand vous exposez vos rêveries érotiques, laissez de la place à votre partenaire : ne lui demandez pas de se prononcer pour ou contre dans la minute (ceci est une conversation, pas un soufflé au fromage), veillez à sa lucidité (après deux verres de vin, tout fout le camp), faites attention aux conditions du consentement (si vous êtes en situation de domination physique, sociale, culturelle, émotionnelle, etc.).
Abstenez-vous de toute pression psychologique (aucun scénario d'infirmière ne justifie un comportement de malade) : même après #metoo, dire non demeure presque aussi compliqué que dire oui. Inutile donc d'en rajouter avec des formes de chantage : « notre couple se porterait mieux avec une ceinture de chasteté », « je serais humilié(e) d'avoir avoué mon fétichisme des orteils et que tu gardes tes chaussettes au lit », etc.
Pour résumer : vulnérabilité, clarté, équité. possible enthousiasme, et possible déception. Dans le monde des plaisirs pour adultes, on n'obtient pas toujours ce qu'on veut : le désir sexuel est par essence ordalique. Ce qui rend les choses encore plus délicieuses quand « ça » marche.
 
 
 
Rédigé par: Banana Split Gourmand   le: Vendredi 21 Juin 2019
Comment faire aimer la fellation à une femme insoumise ? La fellation est une pratique sexuelle très répandue et surtout très appréciée des hommes...mais beaucoup moins des femmes. Les femmes sont parfois réticentes à l'idée de titiller le sexe de leur partenaire avec leur bouche ! Le mot fellation vient latin "fellare" qui signifie "sucer" et désigne l'action de stimuler le pénis de son partenaire avec la bouche...vous l'aurez bien compris ! Les hommes adorent cela car ils prennent du plaisir en restant passifs...les flemmards ! Peu de personnes connaissent en revanche le terme qui désigne l'homme lors de cet échange...c'est l'irrumation ! Alors, rien à voir avec un rhume, car faire une fellation n'a jamais eu pour effet de congestionner les voies nasales...L'irrumation vient du latin "irrumare' qui signifie "donner à téter"...Sympa ! Le plus souvent, la fellation est une étape dans les préliminaires. Mais savez-vous ce qu'est une bonne fellation ? Et bien, il ne s'agit pas seulement de faire des mouvements de va-et-vient à un rythme constant...Non non, il faut d'abord chercher à vous amusez vous même pour prendre du plaisir à jouer avec le sexe de votre partenaire ! Il faut bien le lubrifier pour ne pas l'irriter, ne surtout pas le mordre sinon votre homme va grimper au plafond mais pas de la bonne façon ! Il faut stimuler les zones les plus sensibles du pénis, jouer sur la pression et l'intensité exercées par votre bouche. Si vous le souhaitez, utilisez vos mains, ce n'est pas interdit ! Bref, en un mot : amusez vous !
Rédigé par: Solange Konsé   le: Jeudi 6 Juin 2019
Arthuro, pour les couples qui pratiquent l'échangisme, ce n'est pas un problème (pour monsieur) si (madame) est (sauvagement) baisée et enculée devant lui. Il se peut aussi que (monsieur) pratique l'échangisme avec (une "go") et non pas avec (madame) restée sagement à la maison avec les enfants.
Rédigé par: Arthuro   le: Mercredi 5 Juin 2019
Sauter le pas et réaliser enfin vos fantasmes est une idée qui vous titille depuis déjà un petit moment. Mais est-ce vraiment une bonne idée ? Faut-il vraiment réaliser ses fantasmes ? Ainsi, un couple qui rêve par exemple d'avoir une relation sexuelle à trois (deux hommes et une seule femme ou bien deux femmes pour un seul homme, un fantasme assez répandu en Europe ou ailleurs) a toutes les chances d'être déçu au moment des. "travaux pratiques". "Les fantasmes sont des images qui se cristallisent autour d'un désir inconscient" ou bien qui peuvent être influencés par ce qu'on a vu dans un film porno, mais le porno, ce n'est pas la vraie vie."Or, dans cette définition, il y a le mot "désir" : les fantasmes sont un moyen naturel de stimuler le désir sexuel tout au long de la vie. Les fantasmes sont un indicateur de bonne santé de la libido". Par conséquent, non seulement il est normal d'en avoir, mais c'est également indispensable et recommandé". Curieusement, ces petits scénarios imaginaires perdent tout leur pouvoir "magique" aussitôt réalisés. Le fantasme se "dégonfle" instantanément comme un ballon de baudruche. Il perd sa saveur, son intérêt, et fait disparaître le désir, un peu comme un mirage qui s'évapore dans le désert lorsqu'on croit l'atteindre". Le fantasme à trois est un beau fantasme tant qu'il est imaginaire. Mais peu d'hommes prendront du plaisir à regarder un autre homme baiser / enculer leur femme devant eux et peu de femmes prendront du plaisir à regarder leur homme faire jouir une autre devant elles. En conclusion: Sauter le pas et réaliser enfin vos fantasmes est une idée qui vous titille depuis déjà un petit moment, n'est pas toujours une (si) bonne idée!
Rédigé par: Awoulaba Cool   le: Mercredi 5 Juin 2019
La sexualité tient une place importante dans un couple. On dit souvent qu'elle est le reflet de la relation : ouverte et sans barrière, ou plutôt timide et réservée. Mais même dans un couple sans complexes, communiquer ses envies au lit n'est pas toujours chose facile. Il faut pourtant garder en tête une chose très importante : tout comme nous, l'autre ne veut qu'une chose, que nous ayons du plaisir ! Alors, pourquoi l'en priver ? La frustration n'est jamais bonne au lit, il ne faut donc pas hésiter à parler ensemble de ce qui est bon, de ce qui vous plaît, mais aussi à signaler ce qui vous contrarie ou vous ôte le désir. Discuter de ses envies et faire part de ses désirs est aussi l'occasion d'inviter son partenaire à en faire autant. Parler au lit ne passe pas toujours... par les mots ! Vous mourrez d'envie qu'il vous fasse quelque chose de particulier, mais vous n'osez pas le lui demander formellement ? Vous pouvez tout à fait inclure votre fantasme dans le cadre de jeux coquins à deux ! Vous pouvez également le mettre au défi, avec humour, de vous faire jouir d'une certaine manière, et essayer vous-même de lui rendre la pareille. Gardez à l'esprit qu'une sexualité épanouie, ça se travaille à deux, mais aussi pour deux !
Rédigé par: Francoise Vallee   le: Mercredi 5 Juin 2019
Le mieux est l'ennemi du bien ! C'est peut-être un cliché, mais, au lit comme ailleurs, l'enfer se pave d'excellentes intentions - laissant les amants dévoués se casser les dents sur l'idée du Rapport Sexuel Parfait. De quoi parle-t-on exactement ? Avant tout, de l'orgasme. Si un des partenaires ne l'atteint pas, les Nations unies débarquent : ne pas faire jouir constitue comme chacun sait une offense grave et révèle un esprit égoïste (« c'est sans doute un pervers narcissique »). Mêmes attentes de l'autre côté du lit : ne pas récompenser les efforts du partenaire par une jouissance validée en laboratoire marque la mesquinerie, l'absence de générosité, voire une défaillance profonde (« clairement, son père ne lui a pas donné assez d'amour »). Cette exigence d'orgasme se double d'une vision comptable de la réciprocité : j'ai eu un orgasme, tu dois avoir un orgasme, sinon la balance cosmique se brise et nous courons au divorce. La politesse se transforme en fardeau : il faut « rendre » les orgasmes aussi rapidement que possible, même si on préférerait roupiller. Et parce qu'il serait trop simple de faire preuve de flexibilité, il faut rendre le plaisir sous une forme équivalente : un orgasme ne peut pas être troqué contre une vaisselle ou une invitation au restaurant. Pour les amants à faible libido, c'est double peine ! Non seulement ils ont dû se motiver pour soulager la tension sexuelle de leur partenaire, mais après ça, il faudrait encore les soulager de leur propre tension - pourtant plate comme une carte postale du Cap d'Agde.
Rédigé par: Aurora Jolie   le: Mardi 4 Juin 2019
Eloge de la masturbation intellectuelle: Pour faire court, la masturbation intellectuelle peut être définie comme le fait de réfléchir sur des choses sans importance qui ne mènent nulle part. OK, dans ce cas, comment déterminons-nous, quand nous commençons à réfléchir, que cela ne va nous mener nulle part ? Est-ce qu'on l'évite à priori en se concentrant sur les objets concrets de notre quotidien, sur des questions pour lesquelles une réponse rapide nous amènera des bénéfices immédiats ? Cela éviterai d'utiliser notre temps de cerveau sur des problèmes abstraits qui ne se poseront jamais dans la réalité. Mais dans ce cas, n'est-ce pas justement un danger de masturbation intellectuelle que de rester le nez dans le guidon, sans prendre du recul, sans aller à un niveau d'abstraction supérieur qui nous permettrait de voir les choses d'un autre point de vue et de mettre en lumière certaines insuffisances qui sont invisibles si l'on reste sur le plancher des vaches ? N'est-ce pas également de la masturbation intellectuelle que de laisser tourner son cerveau à vide sur tous les problèmes qui nous environnent, pour éteindre sans cesse les incendies, résoudre les problèmes, courir à droite et à gauche sans prendre le temps de s'arrêter pour regarder de temps en temps le plan d'ensemble en soufflant et en se demandant : ai-je pris la bonne voie ? Il me semble que certaines personnes aiment évoquer la masturbation intellectuelle parce qu'elles n'ont pas suffisamment confiance en elles-même pour commencer à réfléchir sur des sujets qui pourraient remettre en cause leur manière de voir les choses et leur vie. Elles ressentent au fond d'elles même une peur de voir leur égo attaqué et certaines de leurs convictions ébranlées, alors même que nous formons la majorité de nos convictions avec une insouciante légèreté, sans y avoir beaucoup pensé, et que pourtant ces convictions déterminent les possibilités que nous entrevoyons - notre horizon - et les choix que nous faisons.
Rédigé par: Salma Ba   le: Mardi 4 Juin 2019
Comment oser de nouvelles positions au lit ? Avant d'oser changer, il est important de se rappeler pourquoi. Une sexualité épanouie fait partie des fondamentaux du couple. Seulement, une fois le temps de la passion passé, il devient nécessaire d'entretenir une bonne entente au lit. Pour cela, on peut varier les endroits, faire des jeux de rôles, ou encore changer de position. Cela n'est pas toujours facile lorsqu'on n'a pas une grande confiance en soi, ou quand l'habitude a pris le dessus. Et pourtant, c'est loin d'être impossible. Le plus dur reste de franchir le pas! Se renseigner sur les positions à oser au lit : Avant de passer à l'action, la première chose à faire est de prendre quelques notes, d'une part pour pouvoir proposer une nouveauté, d'autre part pour réussir à la réaliser ! En effet, il serait dommage de rater une nouvelle position, même si cela peut être l'occasion d'un bon fou rire. Pour cela, Internet est votre allié. Le Net regorge de sites féminins ou spécialisés décrivant des positions sexuelles. Vous pouvez également investir dans l'achat du "Kamasutra", source inépuisable de renouvellement sexuel. À vous maintenant de choisir une ou deux positions qui vous donnent envie. Sélectionnez-les en fonction de vos attentes, mais aussi de leur faisabilité ! Attention en effet à ne pas mettre la barre trop haute pour commencer. Passer à l'action : Une fois votre ou vos nouvelles positions en tête, il est temps de passer à l'action ! Vous pouvez commencer tranquillement avec des préliminaires afin d'élever la température. Deux possibilités s'offrent maintenant à vous : continuer avec une position habituelle, ou bien introduire tout de suite la nouvelle. Dans le dernier cas, il peut être judicieux de formuler à haute voix vos intentions. Vous pouvez aussi choisir de surprendre votre partenaire, qui se rendra vite compte de la tournure que prennent les événements. Là, c'est à vous de voir en fonction de votre niveau d'écoute, de complicité, etc