La Cote d'Ivoire participe au 5ème colloque scientifique des chercheurs sur le café Robusta et à la 7ème assemblée générale de L'ACRAM à Accra
sercom - Publié le: 24-05-2019 - Mise-à-jour le: 24-05-2019 - Auteur: Sercom
La Cote d'Ivoire participe au 5ème colloque scientifique des chercheurs sur le café Robusta et à la 7ème assemblée générale de L'ACRAM à Accra
L'Agence des Cafés Robusta d'Afrique et de Madagascar (ACRAM) organise, du 22 au 25 mai 2019 et, en collaboration avec la Fédération Ghanéenne du Café, le 5ème Colloque scientifique des chercheurs sur le café robusta ainsi que la 7ème Assemblée Générale de l'ACRAM.
La Côte d'Ivoire qui occupe la vice-présidence de cette Organisation participe à ces manifestations importantes à travers une délégation conduite S.E.M. Aly Touré, Représentant Permanent de la Côte d'Ivoire auprès des Organisations Internationales de Produits de Base.
 
Les principaux acquis et challenges de la recherche agricole au sein de l'ACRAM et dans les pays qui composent cette Agence sont au menu du 5ème Colloque scientifique dont le thème cette année est « la coopération scientifique et technique face aux contraintes majeures de la Robusta-culture en Afrique de l'Ouest et du Centre : acquis et perspectives de l'expérience sous régionale vis-à-vis de la faible disponibilité des plants de caféiers performants ».
Par ailleurs, les responsables gouvernementaux et délégués réunis à Accra pour la 7ème Assemblée Générale de l'ACRAM qui suivra ces journées de réflexion scientifique, examineront les moyens de promouvoir le renouveau et l'essor de la Robusta-culture à Madagascar et en Afrique de l'Ouest et du Centre.
En marge de ces manifestations de l'ACRAM, la Cote d'Ivoire a par ailleurs participé à un forum sur la durabilité de la filière Café organisé par la Fédération des Producteurs de Café du Ghana.
 
Fait à Accra le 21 mai 2019
La Représentation Permanente de la Côte d'Ivoire à Londres.
Rédigé par: Lago Tape   le: Vendredi 24 Mai 2019
Si on regarde la Côte d'Ivoire, on a l'impression que tout est fait pour le cacao mais le café, on n'en entend peu parler.. Les autorités mettent beaucoup plus l'accent sur le cacao car ce sont de gros volumes et la filière occupe une bonne partie de la population du pays. La production de café en Côte d'Ivoire est attendue aux alentours des 1,5 millions de sacs de 60 kg cette campagne 2017/18, soit environ 90 000 tonnes (t). On est loin des 300 000 t en 2000. Dans le cadre de la politique de relance approuvée par le gouvernement courant 2014, il était prévu qu'on atteigne 200 000 t au bout de 3 ou 4 ans. Mais on stagne à 90 000-120 000 t. A cela s'ajoute la contrebande car, vu l'état des routes , les producteurs dans les zones de production près des frontières préfèrent aller vendre dans les pays limitrophes . La consommation de café en Guinée, comme au Sénégal, est très importante et les unités de transformation locales, notamment en Guinée, vont acheter du café à la frontière avec la Côte d'Ivoire. Ces flux frauduleux ont, plus ou moins, toujours existé mais ces dernières années, ils se sont amplifiés car la production dans ces zones frontalières augmente. On ne le sent pas au niveau des statistiques nationales ivoiriennes puisqu'une bonne partie est exportée frauduleusement. Dès le mois de mai chaque année, les unités de transformation dans les pays voisins sont à la recherche de café. Donc les producteurs ivoiriens partent en Guinée où leur café est bien payé puisque la taxe/prélèvement est faible. C'est un phénomène connu du Conseil du café-cacao (CCC).Troisièmement, la campagne de commercialisation du café démarre très tardivement, en décembre ou janvier et sans tapage médiatique pour conditionner les opérateurs, alors que la campagne du cacao a démarré dès le mois d'octobre en présence de toute la presse locale et internationale.