Sipilou: Des manifestants en colère saccagent et mettent le feu au nouveau poste de police
AIP - Publié le: 15-05-2019 - Mise-à-jour le: 15-05-2019 - Auteur: AIP
Sipilou: Des manifestants en colère saccagent et mettent le feu au nouveau poste de police
Le nouveau poste de police de Sipilou a été saccagé et incendié,le mardi 14 mai 2019, par des manifestants en colère, après qu'un chauffeur de taxi-moto a été abattu par un policier dans cette ville frontalière à la Guinée-Conakry, située à plus de 100 km de Man.
Selon des habitants de Sipilou interrogés par l'AIP, le conducteur de moto-taxi transportait une dame en partance pour Diguita, le premier village guinéen après la frontière.
Lors du contrôle de routine au poste frontalier, un policier constate que le conducteur de moto-taxi n'est pas en règle. L'agent de police demande au motocycliste de s'acquitter d'une amande forfaitaire", mais ce dernier refuse d'obtempérer, et décide de poursuivre son chemin. Le policier tente alors d'immobiliser l'engin en tirant sur la roue arrière.
«Le conducteur de moto-taxi est donc descendu et a fait savoir au policier qu'il peut garder la moto. Il s'attelait à poursuivre son chemin à pied quand le policier a ouvert de nouveau le feu sur lui, dans le dos. Il a été atteint et s'est écroulé », relate un témoin.
« Le chauffeur était en train d'être transporté d'urgence vers Man, quand il a succombé à ses blessures au niveau de la localité de Yorodougou (une sous-préfecture du département de Sipilou) », ajoute un autre habitant du village.
Suite à l'incident, le policer en cause se rend immédiatement à la gendarmerie, où il est placé en détention.
Mais la situation va dégénérer les heures qui suivent, puisque la passagère du motocycliste a, entre temps, alerté les habitants de Sipilou qui, promptement, descendent dans la rue pour manifester leur colère.
Une foule se dirige alors vers le nouveau poste de la police des frontières, fraîchement inauguré en mars. L'édifice est saccagé, pillé, avant d'être incendié en partie par les manifestants. Face à la montée de tension, les policiers en poste dans la ville se sont mis en sécurité.
Joint au téléphone par l'AIP, le préfet de Sipilou, Raymond Djiké, en déplacement pour cause de congé, dit avoir instruit le secrétaire général de la préfecture, « pour travailler au retour au calme, afin de préserver la paix sociale ».
«Ce qui semble évident, c'est qu'un individu serait atteint par balle et serait mort pendant son évacuation », a, pour sa part, indiqué le préfet de police de Man, Ouattara Brahima. Ce dernier dit avoir dépêché une équipe de renfort à Sipilou, annonçant qu'il s'y rendra en personne dès ce mercredi, pour s'imprégner de la situation.
(AIP)
 
Rédigé par: Lago Tape   le: Samedi 18 Mai 2019
erratum : Les forces de l'ordre vous tirent .
Rédigé par: Lago Tape   le: Vendredi 17 Mai 2019
Papus: Il est de notre devoir de citoyen Ivoirien d'accepter de s'arrêter lorsqu'un représentant des forces de l'ordre (bien identifié et identifiable en uniforme avec toutes les épaulettes et les galons) nous le demande. Aux States et dans la plupart des pays où règnent l'ordre (et non pas le désordre), le refus d'obtempérer aux Forces de Police entraîne la mort et pourtant, les Etats-Unis sont considérés comme étant une grande démocratie. C'est aussi simple que cela! De quel droit un citoyen peut-il refuser d'obtempérer aux Forces de l'ordre ? Il est de notre devoir de citoyen Ivoirien d'accepter de s'arrêter lorsqu'un représentant des forces de l'ordre nous le demande. Prendre la fuite vous rend encore plus suspect (et peut justifier que les Forces de l'Ordre vous tire dessus, même dans le dos) !
Rédigé par: papus   le: Vendredi 17 Mai 2019
Non Fatou Diagne,non Lago Tape,les faits tels que relate montrent bien que l'infraction, le refus d'obtemperer est certes consommee mais la riposte de l'agent de police est totalement disproportionnee. Comment peut-on tirer dans le dos sur un delinquant? L'agent de police disposant d'une arme a feu ne pouvait-il pas neutraliser ce conducteur de Moto-taxi? En tout etat de cause notre agent de police ne pourra pas se refugier derriere cette these pour echapper a une sanction disciplinaire et penale.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Vendredi 17 Mai 2019
Donc les populations de cette région ont le choix : se faire flinguer par les bandits de grand chemin ou par les "forces de l'ordre". Et c'est comme ça que vous voulez vous développer .
Rédigé par: Fognon   le: Jeudi 16 Mai 2019
@ Christian. Bon reveil a la realite. La Violence est la nouvelle mode de revendication. Par elle, On a toujours gain de cause quel que soit le resultat obtenu. Xa passe ou xa casse.
Rédigé par: Diarrasse Napie   le: Mercredi 15 Mai 2019
Les gens de Sipilou (une zone frontalière avec la Guinée et infestée de bandits et de coupeurs de routes) se sont plaints pendant longtemps de n'avoir pas de poste de Police et, maintenant qu'ils en ont un, ils le saccagent à cause d'un gus qui s'est fait tirer dessus pour refus d'obtempérer. Que veulent donc les gens de Sipilou ? Ne plus avoir de présence policière dans la zone (et, laisser la zone aux mains des coupeurs de routes qui rackettent et violent les femmes et les jeunes filles ? Bref, il faut savoir ce qu'on veut dans la vie et, les habitants de Sipilou manifestement ne savent pas ce qu'ils veulent . !
Rédigé par: Lago Tape   le: Mercredi 15 Mai 2019
SUITE: Le refus d'obtempérer (en France) est encore plus lourdement sanctionné (que les 3 mois de prison ferme) lorsqu'il met en danger la vie d'autrui (on passe alors à 5 ans d'emprisonnement et 100 000 Euros d'amende) + retrait du permis de conduire.
Rédigé par: Lago Tape   le: Mercredi 15 Mai 2019
Un policier ou un gendarme vous ordonne de vous arrêter mais vous allez à l'encontre de cette sommation : on parle alors de refus d'obtempérer. Constitution du délit: Ce délit est constitué lorsque : 1- La sommation de s'arrêter est claire et non-équivoque. 2- La sommation de s'arrêter émane d'un agent de police ou de gendarmerie reconnaissable comme tel notamment par son uniforme (insignes extérieurs et apparents). Il est démontré que vous avez eu la volonté délibérée de désobéir pour échapper au contrôle. Le refus d'obtempérer est une infraction distincte du délit de fuite. Le délit de fuite a lieu lorsqu'un conducteur cause un accident ou un dommage et qu'il ne s'arrête pas, de manière à tenter d'échapper à sa responsabilité. En France par exemple, le refus d'obtempérer vous conduit en prison (minimum de 3 mois ferme) avec une forte amende et, aussi des peines complémentaires telles que la suspension du permis de conduire (auto-moto) + travail d'intérêt général. Exemples : réparer les dégâts liés au vandalisme, accomplir des actes de solidarité etc.
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Mercredi 15 Mai 2019
Le refus d'obtempérer aux Forces de l'Ordre est une raison grave et suffisante pour se faire tirer dessus. C'est ce qui se passe dans tous les pays où règne l'ordre: USA, France, Maroc, Afrique du Sud, Sénégal, Singapour, Malaisie, Emirats Arabes Unis, Tunisie . Si on refuse d'obtempérer, les Forces de l'Ordre ont pleinement le droit de tirer sur le suspect qui refuse d'obtempérer, surtout si le suspect est en infraction. Où allons-nous maintenant si les simples citoyens pensent qu'ils peuvent refuser d'obéir aux Forces de l'Ordre et ne pas s'arrêter quand on le leur demande. Est-on dans une république bananière ?
Rédigé par: CHRISTIAN   le: Mercredi 15 Mai 2019
VRAIMENT LA VIOLENCE EST DEVENUE LA TASSE DE THÉ DES IVOIRIENS. COMMENT UN AGENT DES FORCES DE L'ORDRE PAYÉ AVEC L'ARGENT DU CONTRIBUABLE PEUT T'IL TIRER SUR UN CITOYEN COMME SUR DU GIBIER , ENCORE QUE LA CHASSE EST REGLEMENTÉE. COMMENT DES POPULATIONS PEUVENT T'ELLES ALLER DETRUIRE UN EDIFICE QUI VIENT FRAICHEMENT D'ÊTRE INAUGURÉ ? LA VIOLENCE , RIEN QUE LA VIOLENCE ET TOUJOURS LA VIOLENCE ...