Côte d'Ivoire : Un magistrat au coeur d'une guerre d'héritage
lebanco.net - Publié le: 13-05-2019 - Mise-à-jour le: 13-05-2019 - Auteur: Marlene Koné
Côte d'Ivoire : Un magistrat au coeur d'une guerre d'héritage
Le collège moderne Guidy de Duekoué (ouest) est au coeur d'une guerre d'ayants droit et d'héritiers. Et pour cause,  le 7 Décembre 2018, quatre des 16 ayants-droit auraient obtenu d'un magistrat haut placé du tribunal de première instance d'Abidjan, une décision, pour la prise de contrôle des avoirs dudit établissement. Une ordonnance sera prise sans débat par ce juge et autorisera la fermeture des comptes bancaires de l'établissement. Cette situation de gel des actifs financiers de l'école durera cinq mois. Le motif, mauvaise gestion de l'établissement par l'administrateur. Cependant, la compétence territoriale en la matière revient de fait au tribunal de Guiglo (ouest).
S'en sont suivies des vagues de contestations de la part des autres ayants-droit face à l'ordonnance marquée du numéro 3957 du 7 décembre 2018. Une riposte d'un autre deuxième groupe d'ayants-droit au nombre de quatre se fait entendre et aboutit à une autre décision de justice annulant la première qui gelait les avoirs du collège moderne Guidy de Duekoué. Cette décision en date du 10 avril 2019 , rétractant l'ordonnance de décembre 2018, devait être suivie du dégel des comptes et de la réhabilitation de l'administrateur du collège dans ses fonctions.
Cette décision semblait sonner la fin du feuilleton mais cinq jours après, soit le 15 avril 2019, le vice président du tribunal de première instance, revient avec une autre décision à effet d'injonction à une banque où est domicilié le compte de l'établissement. Objet, une transaction de 76 millions fcfa, pour le paiement des salaires du personnel, avec pour particularité d'en confier la charge à l'avocat du premier groupe d'ayants-droit au détriment de l'administrateur. En plus de cette injonction sur le compte bancaire du collège, un autre mouvement sur un autre compte bancaire sera fait par le magistrat portant sur un montant de 70 millions fcfa.
 
Une correspondance particulière de Marlene Koné à Abidjan
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Mardi 14 Mai 2019
La justice ivoirienne est vraiment pitoyable. Et ce sont les "pauvres gens" qui en font les frais : salariés de l'établissement et élèves. Et pendant ce temps-là, magistrats, avocats et autres "juristes" tordus se gavent.