Filière anacarde : la grande offensive du Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly en direction du secteur privé américain à Washington
Primature - Publié le: 15-04-2019 - Mise-à-jour le: 15-04-2019 - Auteur: Primature
Filière anacarde : la grande offensive du Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly en direction du secteur privé américain à Washington
C'est une véritable offensive que le Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, a engagée le 13 avril 2019 à Washington, en direction du secteur privé américain en l'invitant à investir dans l'agro-industrie, notamment dans le secteur anacarde. 
 
Devant une assemblée d'une cinquantaine d'entreprises et de financiers réunis à la Chambre de Commerce Américaine à Washington DC, il a présenté les opportunités d'affaires dans le secteur anacarde. 
 
Un secteur porteur pour les investissements et créateur d'emplois pour les jeunes et les femmes. Ce d'autant plus que le pays ambitionne de transformer 50% de sa production d'ici à 2020, contre 7% en ce moment.
 
Amadou Gon Coulibaly a surtout fait mention du climat des affaires favorable au secteur privé en Côte d'Ivoire, grâce aux réformes engagées par le gouvernement depuis 2011.
 
Le Chef du gouvernement et les experts ivoiriens de la filière n'ont pas eu de mal à convaincre les potentiels investisseurs américains, au regard des performances économiques enregistrées par le pays au cours des sept dernières années.
 
Amadou Gon Coulibaly séjourne à Washington, DC, où il conduit la délégation ivoirienne qui participe aux Réunions de Printemps de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire International.
Rédigé par: Beugré Julien   le: Lundi 15 Avril 2019
L'offensif de GON : Serait Aussi de diminuer les taxes à l'exportation.
Rédigé par: Beugré Julien   le: Lundi 15 Avril 2019
Que l'offensif commence en CÔTE D'IVOIRE: payer le produit à au moins 800F avec le paysans producteur.
Rédigé par: Lago Tape   le: Lundi 15 Avril 2019
Le taux de transformation de l'anacarde en Côte d'Ivoire est (autour) de 5% soit 20 000 tonnes annuellement. Vous avez d'un côté les producteurs qui sont en Afrique, de l'autre côté les usines de transformation qui sont en Asie et enfin, les consommateurs qui sont en Europe et surtout en Amérique du Nord. Actuellement, il y a lieu d'envoyer l'anacarde qui est un produit de l'Afrique en Asie pour sa transformation, avant de l'envoyer en Europe en transit, vers l'Amérique du Nord qui est la plus grande consommatrice d'anacarde. Si on transformait notre anacarde sur place (au lieu de l'exporter brute et en vrac à un prix bas), cela ferait plus de valeur ajoutée, une augmentation du prix au niveau du producteur, cela créerait aussi des emplois en Côte d'Ivoire. Les PME ivoiriennes qui veulent se lancer dans la transformation de l'anacarde et du coton ne sont pas aidées. Dans d'autres pays tels que le Maroc par exemple, les PME locales reçoivent des subventions pour moderniser leurs outils de production (et/ou pour acquérir des machines à bas prix ou en hors taxe). Il n'y a aucun programme (de la sorte) en place en Côte d'Ivoire pour fabriquer localement les machines pour transformer l'anacarde. (Ces machines (peu sophistiquées) sont fabriquées en Inde, en Chine, en Thaïlande. et on pourrait concevoir des partenariats avec ces pays asiatiques pour les produire sur place en Côte d'Ivoire). Bref, on ne peut pas tout attendre des investisseurs américains, en ce qui concerne l'industrialisation de la filière anacarde! Il faut aussi une politique industrielle ivoirienne "volontariste". C'est cela qui nous manque le plus!