Ici, c'est l'Amérique Bensouda .......Les juges de la CPI rejettent l'enquête en Afghanistan, Donald Trump crie "victoire"
AFP - Publié le: 13-04-2019 - Mise-à-jour le: 13-04-2019 - Auteur: AFP
Ici, c'est l'Amérique Bensouda .......Les juges de la CPI rejettent l'enquête en Afghanistan, Donald Trump crie
Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont refusé l'ouverture d'une enquête pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre présumés en Afghanistan demandée par la procureure. Une décision saluée par Donald Trump.
 
Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont rejeté vendredi 12 avril la demande d'ouverture d'une enquête pour établir si des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre avaient été commis en Afghanistan.
"Les juges ont décidé qu'une enquête sur la situation en Afghanistan à ce stade ne servirait pas les intérêts de la justice", a déclaré la Cour dans un communiqué.
 
Si elle a admis qu'il existe "une base raisonnable permettant de considérer que des crimes relevant de la compétence de la CPI auraient été commis", la Cour a estimé que "la situation actuelle en Afghanistan" aurait rendu "extrêmement difficile la réussite d'une enquête et de poursuites".
 
"Une victoire internationale majeure" selon TrumpCette décision intervient dans un contexte de tensions entre la CPI et Washington. Les États-Unis avaient révoqué il y a une semaine le visa de la procureure générale de la CPI, Fatou Bensouda, en raison d'une possible enquête sur des exactions de soldats américains en Afghanistan. Bien décidé à protéger ses militaires, Washington avait, le mois dernier, pris une mesure inédite en annonçant des restrictions dans la délivrance des visas.Le président américain Donald Trump s'est rapidement félicité de la décision des juges dans un communiqué : "C'est une victoire internationale majeure, non seulement pour ces patriotes, mais aussi pour l'État de droit".Les ONG indignéesL'annonce de la CPI a en revanche suscité de nombreuses réactions d'indignation parmi les organisations humanitaires.Jamil Dakwar, directeur du programme des droits de l'Homme de l'Union américaine pour les libertés civiles, a réagi avec virulence, blâmant les "tactiques d'intimidation" du gouvernement américain."Il est scandaleux que les victimes de crimes de guerre aient beaucoup moins de chances d'obtenir justice pour des atrocités bien documentées à cause des efforts autoritaires de l'administration Trump pour saboter une enquête avant même qu'elle ne puisse être ouverte", a dénoncé M. Dakwar dans un communiqué.De son côté, Human Rights Watch a déploré "un coup dévastateur pour les victimes qui ont souffert de crimes graves sans réparation".La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) est elle aussi montée au créneau, fustigeant une décision "choquante qui repose sur un raisonnement profondément imparfait. La CPI a été créée précisément pour surmonter les difficultés qui rendaient les enquêtes nationales impossibles", a déclaré Patrick Baudouin, président d'honneur de la FIDH.
Un dur revers pour la procureure
La décision de la Cour est perçue comme un dur revers pour la procureure, Mme Bensouda, qui avait demandé aux juges en novembre 2017 l'autorisation d'ouvrir une enquête sur des crimes commis dans le cadre du conflit afghan, notamment par l'armée américaine. Son bureau avait entamé un examen préliminaire sur la situation en Afghanistan en 2006."Le bureau va analyser plus en profondeur la décision et ses implications et examinera tous les recours juridiques qui s'offrent à lui", a réagi Mme Bensouda dans un communiqué.
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Rédigé par: Akissi Delta   le: Lundi 15 Avril 2019
(Moreno) et Bensouda ainsi que la CPI ont perdu toute crédibilité,(avec leurs dossiers d'accusation mal ficelés contre les Bemba, Gbagbo et Blé Goudé). Il est illusoire de penser que ces incapables vont pouvoir faire quelque chose dans le "bourbier" Afghan. Il y a un proverbe Akan qui dit "qu'il ne faut pas mettre sa tête là où elle n'arrive pas". Bref, c'est pour dire que les ambitions de Bensouda ne doivent pas être démesurées, alors que nous connaissons tous les capacités (très) limitées de la CPI.
Rédigé par: Diarrasse Napie   le: Lundi 15 Avril 2019
Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finit par apparaitre ! Les acquittements de Jean-Pierre Bemba, puis de Laurent Gbagbo et Blé Goudé constituent en soi des "évènements". Les dix années que Bemba vient de passer prison, ainsi que les sept années que Gbagbo a passé aussi en prison ont enfin connu une fin normale. Mais ces verdicts d'acquittement ont fortement entamé la crédibilité de la Cour Pénale Internationale. Peu de gens et particulièrement les africains ne lui font confiance car cette cour s'est acharnée sur des africains avec une ferveur sans pareil. Depuis sa création, la Cour Pénale ne s'est occupée que des Africains. D'aucuns pensent qu'au lieu de laisser moisir pendant des années JP Bemba en prison, ainsi que Gbagbo, la CPI aurait été plus juste de les fixer rapidement sur leur sort respectif ou de leur accorder la liberté provisoire, telle que sollicitée maintes fois par la défense. Le constat de dossiers d'accusation mal ficelés pousse à croire les Procureurs Moreno et Bensouda étaient, soit instrumentalisés, soit « corrompus » par une main occulte. Ainsi, On a des doutes sur l'indépendance et l'impartialité des magistrats du parquet comme du siège de la CPI. Au regard des feuilletons de Bemba et Gbagbo, on est aussi en droit s'interroger sur l'impunité des commanditaires et auteurs de massacres, viols collectifs, tortures, assassinats et autres épurations ethniques en RDC et en Côte d'Ivoire. En s'illustrant par une justice qui a tout l'air d'être sélective et subjective, la CPI laisse la triste image d'une juridiction qui agit sur ordre. De qui ? Les Occidentaux sont pointés du doigt.
Rédigé par: Lago Tape   le: Lundi 15 Avril 2019
La position américaine est la suivante: Les tribunaux américains militaires et civils sont suffisamment bien outillés pour juger les officiers et les militaires américains et donc, la CPI n'est pas la bienvenue pour enquêter sur les opérations militaires américaines en Afghânistân ou n'importe où dans le monde. D'ailleurs les soldats américains n'intègrent jamais le "commandement militaire intégré" des Nations Unies lors des opérations de paix, sauf si ce "commandement militaire intégré" est dirigé par les Etats-Unis. En effet, les militaires américains ne peuvent pas recevoir d'ordres d'officiers non-américains.
Rédigé par: Loethiers Mackan   le: Dimanche 14 Avril 2019
Rien que de la diversion pour distraire les naïfs.
Rédigé par: Loethiers Mackan   le: Samedi 13 Avril 2019
Diversion pour distraire les naïfs!
Rédigé par: Loethiers Mackan   le: Samedi 13 Avril 2019
Diversion pour distraire les naïfs!
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Samedi 13 Avril 2019
Ce n'est une victoire pour personne. Espérons que la Cour se ressaisira quand la situation en Afghanistan sera stabilisée et devenue plus propice à des enquêtes sérieuses et objectives. Si Trump n'a rien à se reprocher, il devrait laisser faire, mais son comportement montre exactement le contraire.
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Samedi 13 Avril 2019
Une procureure aussi incompétente et incapable d'inculper ne serait-ce qu'un Blé Goudé, l'auteur de l'infâme article 125, ne peut pas dire qu'elle va inculper la toute puissante Amérique pour ce qu'elle fait en Afghânistân ou ailleurs dans le monde. Madame Bensouda divague ou quoi ?