Réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI : la Côte d'Ivoire et les institutions de Bretton Woods discutent du renforcement de leur coopération
Primature - Publié le: 12-04-2019 - Mise-à-jour le: 13-04-2019 - Auteur: Primature
Réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI : la Côte d'Ivoire et les institutions de Bretton Woods discutent du renforcement de leur coopération
Le gouvernement ivoirien et les institutions de Bretton Woods (Banque mondiale et FMI), mettent à profit la tenue des Réunions de Printemps des deux institutions, cette semaine à Washington, pour renforcer leur coopération afin d'impacter de manière plus positive le quotidien des populations. 
Ainsi, depuis son arrivée à Washington le 10 avril, le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly et sa délégation multiplient les rencontres avec les experts et la haute direction des différentes institutions.
Avec l'Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (MIGA), la Vice-Présidence de la Banque mondiale pour la Région Afrique, la Vice-Présidence pour les Infrastructures de la Banque mondiale et des administrateurs du FMI et de la Banque mondiale, Amadou Gon Coulibaly a mis l'accent sur la nécessité de l'orientation stratégique des ressources et investissements afin de réduire les inégalités et créer de la richesse et des emplois au profit de la jeunesse. 
Les deux partenaires se disent en phase au sujet de la nécessité d'investir dans les infrastructures pour améliorer la compétitivité des économies en Côte d'Ivoire et en Afrique, transformer les matières premières agricoles et investir davantage dans le capital humain, notamment la santé et l'éducation.
Au cours des différentes rencontres, la Côte d'Ivoire a été félicitée pour ses remarquables performances réalisées au cours de ces dernières années, sous le leadership du Président Alassane Ouattara, ancien Directeur Général Adjoint du FMI.
L'économie ivoirienne se caractérise depuis 2011 par une excellente gestion globale de l'économie et des progrès considérables en matière d'accès aux services sociaux d'eau potable, de santé, d'éducation, d'électrification rurale, etc. 
Rédigé par: Lago Tape   le: Samedi 13 Avril 2019
(Abidjan dépense chaque jour 4 milliards de francs CFA en transports): Chaque jour, on compte plus de 10 millions de déplacements à Abidjan. Chaque ménage dépense en moyenne 1 075 francs CFA (environ 1,8 dollars) et perd plus de trois heures dans les transports. En d'autres termes, plus de 4 milliards de FCFA (environ 6,9 millions de dollars) sont dépensés quotidiennement (en coût monétaire et d'opportunité), soit l'équivalent de 1 200 milliards de FCFA par an (soit environ 2,4 milliards de dollars). Cela représente la troisième dépense des ménages (après la nourriture et le logement) et l'équivalent d'environ 5 % du PIB national en 2017. Les résidents des quartiers éloignés sont les plus pénalisés car leurs déplacements sont plus longs (78 minutes par déplacement . (Des infrastructures mal réparties et peu diversifiées): Ces difficultés de mobilité à Abidjan tiennent en partie à la faiblesse des infrastructures de transport qui desservent le territoire de manière inégale et se dégradent rapidement. Cela s'explique également par la quasi absence de transports publics et l'explosion des transports informels, plus dangereux et polluants pour y pallier. Moins d'un déplacement sur 10 y est effectué dans un transport public, soit environ 4 fois moins que dans une ville de même taille en Europe. Trois pistes pour améliorer la mobilité urbaine: Il faudrait tout d'abord définir une vision cohérente du transport urbain et un cadre institutionnel qui implique l'ensemble des acteurs de la mobilité pour réussir le projet du Grand Abidjan adopté en 2016. La deuxième piste serait de mieux intégrer le système de transport afin d'offrir plusieurs moyens de se déplacer au sein de l'agglomération, en renforçant le transport de masse sur les principaux corridors et développant des réseaux de transport de quartier. Enfin, l'utilisation des nouvelles technologies permettrait de faciliter les déplacements et de mieux gérer les flux de personnes et de marchandises.
Rédigé par: Lago Tape   le: Samedi 13 Avril 2019
Pour durer sur le long terme, la croissance économique d'un pays doit être bien redistribuée. Or, même si les dernières données statistiques sur la pauvreté recueillies en 2015 montrent que le revenu national s'est accru de 80 % entre 2012 et 2015 et, que la Côte d'Ivoire enregistre pour la première fois depuis 40 ans une diminution de son taux de pauvreté, cette diminution reste faible, de 51 % à 46,3 %, avec le même nombre d'Ivoiriens pauvres qu'en 2008, soit environ 10,7 millions de personnes. En 2015, près de 46 % des Ivoiriens vivaient encore avec moins de 750 francs CFA par jour (environ 1,3 dollars). Les inégalités ne sont pas seulement économiques mais aussi géographiques. Les pauvres sont plus nombreux en zone rurale (56,8 %) qu'en milieu urbain (35,9 % dont 22,7 % à Abidjan), même si cet écart tend à diminuer au fil du temps avec un taux de pauvreté qui s'est réduit dans les campagnes (-5,7 %) entre 2008 et 2015 et, qui a augmenté dans les centres urbains (+6,4 %). Par ailleurs, le nord et le nord-ouest du pays sont plus pauvres (plus de 60 %) que le littoral et le sud-ouest (moins de 40 %). Comme dans la plupart des pays de la planète et, plus rapidement que dans la moyenne des pays d'Afrique subsaharienne, les villes grandissent à toute vitesse en Côte d'Ivoire. Le taux d'urbanisation a grimpé de 17,7 % en 1960 à plus de 50 % en 2018. Parmi les pays africains de plus de 5 millions d'habitants, la Côte d'Ivoire est le troisième pays le plus urbanisé, derrière le Cameroun et le Ghana. En permettant aux entreprises d'être plus productives et aux ménages d'accéder à plus d'emplois, à des écoles pour leurs enfants et à de meilleurs soins de santé que dans les campagnes, une urbanisation maîtrisée pourrait avoir des retombées positives et favoriser une économie plus inclusive. Or les citadins ivoiriens sont actuellement confrontés à de nombreux défis, surtout pour se déplacer.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Vendredi 12 Avril 2019
"L'économie ivoirienne se caractérise depuis 2011 par une excellente gestion globale de l'économie et des progrès considérables... bla bla bla... bla bla bla... " et c'est signé "Primature" ! En avant pour l'autosatisfaction et l'autocélébration. Pourquoi ces gens ne vont jamais sur le terrain et ne quittent jamais leurs palais climatisés ?????