Le Bénin classé premier pays de l'UEMOA où l'accès internet est moins coûteux (Rapport A4AI 2018)
cio-mag. - Publié le: 12-04-2019 - Mise-à-jour le: 13-04-2019 - Auteur: Anselme AKEKO
Le Bénin classé premier pays de l'UEMOA où l'accès internet est moins coûteux (Rapport A4AI 2018)
A4AI, l'Alliance pour l'accès à l'internet, vient de publier la cinquième édition annuelle du Rapport d'Abordabilité qui met en avant les pays qui se démarquent en proposant aux consommateurs, des coûts d'accès abordables. Sur les 8 pays de l'UEMOA, le Bénin est 4ème. Toujours d'après ce même rapport, le Bénin est le pays de l'espace UEMOA où l'accès à internet est le moins coûteux (100Mo et 500Mo).
Le Bénin est suivi dans ce classement par le Burkina-Faso (2ème), le Sénégal (3ème), le Mali (4ème), le Niger (5ème), la Côte-d'Ivoire (6ème), la Guinée-Bissau (7ème) et le Togo voisin qui vient fermer la marche. À partir de 1 Giga, le Bénin se trouve à la 3ème position, derrière le Niger et le Sénégal.
 
Le rapport indique, par ailleurs, que certain nombre de pays d'Afrique ont connu des changements importants depuis le dernier rapport. Au Bénin, par exemple, où un Code du numérique a été adopté en 2017, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP-Bénin) est devenue nettement plus confiante et régulière en utilisant ses pouvoirs d'exécution.
Deux autres pays d'Afrique de l'Ouest ont pris des mesures clés vers la définition et la mise en oeuvre des stratégies efficaces, en partenariat avec le secteur privé, contribuant ainsi à améliorer leurs scores et classements ADI dans le rapport 2018. Il s'agit du Burkina Faso, qui a gagné cinq places grâce à une série de partenariats public-privé pour construire le Backbone national et améliorer sa connectivité au niveau international.
Au Sénégal, le nouveau plan national à large bande, qui a permis de progresser de 17 places dans le classement, comprend des cibles importantes sur l'élargissement de l'accès au haut débit à travers le pays dans le cadre de la stratégie d'investissement public.
Toutefois, l'édition 2018 du Rapport d'abordabilité pointe des pays d'Afrique (Zambie, Tanzanie et Ouganda), qui, malgré les progrès réalisés dans certains domaines politiques, ont récemment commencé à taxer l'utilisation de la voix sur internet (VoIP), la messagerie instantanée et les réseaux sociaux. Selon le rapport, des taxes spécifiques au secteur comme celles-ci perpétuent le mythe que l'accès à Internet et à l'utilisation des réseaux sociaux sont un luxe. De plus, elles limitent de façon disproportionnée l'expérience internet des utilisateurs à faible revenu.
Anselme AKEKO
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Lundi 15 Avril 2019
"BI MICHEL" la lenteur est simple à expliquer : le pouvoir, représenté en l'occurrence par le Ministère des TIC, ne fait RIEN. Il est suspendu au bon vouloir des opérateurs, qui préfèrent tondre le client moutonnier plutôt que d'investir dans des infrastructures procurant une bonne qualité de service. On fait plus de profit avec des communications laborieuses, à bas débit, souvent interrompues, qu'avec des liaisons rapides qui permettent de communiquer facilement et à moindre coût. L'Etat peut, s'il le désire, prendre en charge le maillage complet du pays par des artères en fibre optique à haut débit (potentiel), si les opérateurs ne mettent pas d'équipements d'extrémité, cela est parfaitement inutile et improductif.
Rédigé par: BI MICHEL   le: Dimanche 14 Avril 2019
Pour le réseau fibre en RCI j'avoue que je ne comprend pas cette lenteur dans la mise en oeuvre.
Rédigé par: BI MICHEL   le: Dimanche 14 Avril 2019
Il faut savoir que pour le coût de l'internet il y a à mettre dans la balance 1 -le nombre d'usagers. plus il est important et plus le prix est faible car si vous dépensez 50 milliards pour 100.000 abonnés chacun a coûté 500.000 FCFA alors que si c'est un million d'abonnés c'est 50.000 par abonnés. alors pour comparer les prix il faut avoir le nombre d'abonnés au KM2 de chaque pays. 2 - le débit offert. ça sert à rien d'avoir 1 Go à 10 Franc si c'est pour avoir un débit de 10Ko/s. Je préfère alors 500 Mo à 1000 Franc avec un débit de 2 Mo par seconde voir plus. 3- il faut tenir compte des bonus offerts par les opérateurs Si les pays pauvres, donc moins d'abonnés, veulent internet moins cher il n'y aura pas d'internet dans ces pays car il faudrait subventionner mais au détriment de quoi ? santé ? éducation ? sécurité ? donc comparez ce qui est comparable.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Samedi 13 Avril 2019
ça fait des années qu'on nous raconte qu'on met de la fibre optique partout et on ne voit pas les progrès venir. A quand un opérateur suffisamment "viril" pour oser proposer une véritable offre "triple play" ou "quadruple play" capable de faire vraiment bouger le marché comme ça s'est vu en Europe il y a quelques années ?
Rédigé par: Lago Tape   le: Vendredi 12 Avril 2019
Si le taux d'accessibilité progresse sur l'ensemble du continent, le prix reste, lui, exorbitant dans certains pays. On constate là encore de très importantes disparités. Les pays situés sur littoral, à proximité des câbles de fibre optique, ont un accès plus rapide à une connexion de fait moins chère, comme au Ghana (7$ par mois), en Afrique du Sud (55$ par mois) où même en Somalie (100$ par mois). La Côte d'Ivoire elle constitue un paradoxe vu qu'internet y est au moins 3 à 5 fois plus cher qu'au Ghana par exemple. À l'inverse, des pays comme le Tchad ou le Lesotho pratiquent des tarifs oscillant entre 600$ et 3000 $ par mois. Des chiffres à relativiser toutefois puisque moins de 3% de la population tchadienne a accès à internet. Avec les progrès réalisés en termes d'accessibilité dans toute l'Afrique, l'enjeu est désormais de préserver un parc informatique particulièrement vulnérable face aux cyberattaques. " L'Afrique est une source constante de cybercriminalité avec des foyers majeurs comme le Cameroun ou la Côte d'Ivoire. Les ordinateurs sont très peu sécurisés et le risque de piratage est omniprésent "...
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Vendredi 12 Avril 2019
Internet ne cesse de s'étendre et l'Afrique est un marché majeur, bien que très inégal. Le continent compte désormais près de 281 millions d'internautes pour un taux d'accès moyen d'à peine 23%, selon les derniers chiffres de l'Internet Live Stats, membre du projet Real Time Statistic. En tête du palmarès des pays où le taux de pénétration est le plus important on retrouve les Seychelles (57,90%), le Maroc (57,60 %) et l'Afrique du Sud (52%). Le Nigeria reste toutefois le pays où l'on compte le plus d'internautes. Ils sont près de 86 millions aujourd'hui, ce qui équivaut à un taux de pénétration de plus de 46%. Si tout le continent connaît une progression, en moyenne supérieure à 4 %, du taux d'accès à internet, les disparités entre les pays restent colossales et varient de 1 à 50.
Rédigé par: internet   le: Vendredi 12 Avril 2019
En ce qui concerne les voies de communication téléphonique, cellulaire et internet, il y a trop d'anomalies pour ne pas dire autre chose: les pays les plus pauvres paient beaucoup trop cher les coûts. C'est à se demander si cela n'a pas été fait de sorte à payer aussi pour les autres utilisateurs du monde "moderne" ! J'ai été choqué de voir qu'e Cote d'ivoire on charge son téléphone cellulaire chaque jour: c'est scandaleux !
Rédigé par: Lago Tape   le: Vendredi 12 Avril 2019
Ce genre de rapports viennent nous rappeler encore une fois que la forte croissance économique de la Côte d'Ivoire n'est pas une fin en soi, et nos Autorités ne sauraient s'en contenter. Pour que la Côte d'Ivoire soit plus productive et compétitive au plan économique et aussi pour que la croissance soit plus inclusive, il y a d'autres facteurs à considérer: Une bonne connectivité facilite les échanges et agrandit la taille du marché, générant des économies d'échelle qui sont souvent indispensables à l'établissement d'entreprises locales et étrangères et au développement d'activités d'exportation. Cela nécessite d'abaisser les coûts de transports physiques et virtuels mais aussi de réduire les distances, à travers le processus d'urbanisation par exemple. Les priorités sont d'améliorer la performance des ports ivoiriens (ainsi que leurs connexions annexes), de réduire les coûts associés à l'usage des outils de téléphonie mobile et internet (1,5 à 3 fois plus chers qu'au Ghana par exemple) et de mieux gérer le processus d'urbanisation en augmentant la densité économique au sein des villes tout en maîtrisant les coûts de congestion.