L'Afrique du Sud face aux 'faux pasteurs'
BBC - Publié le: 13-03-2019 - Mise-à-jour le: 13-03-2019 - Auteur: BBC
L'Afrique du Sud face aux 'faux pasteurs'
En Afrique du Sud, un certain nombre de cas très médiatisés mettant en scène des pasteurs disgraciés ont eu lieu ces derniers mois.
Des cas comme celui du pasteur Shepherd Bushiri, accusé de blanchiment d'argent et de fraude, et du pasteur Timothy Omotoso, accusé de viol, ont suscité des réactions de réprobation à travers le pays.
Même le président Cyril Ramaphosa s'est impliqué, affirmant que les Sud-Africains devaient s'unir pour lutter contre les "faux pasteurs".
Et cet appel à la mobilisation est déjà entendu par ses concitoyens qui mènent déjà des actions sur le terrain.
Solomon Ashams est un pasteur originaire du Nigéria. Il fait partie du mouvement contre les abus dans les églises. Il parcourt les rues de Johannesburg où il tente de sensibiliser sur la question.
"Nous vivons dans un pays où les abus sexuels sont monnaie courante dans la société. Dans les églises, nous avons aussi beaucoup de prophètes, pasteurs, dirigeants, apôtres, qui abusent de leur pouvoir en abusant sexuellement d'une femme".
"Nous sommes juste ici pour dire aux gens - Écoutez, nous n'avons pas à rester silencieux à ce sujet. Ce n'est pas parce que c'est un pasteur qui abuse de quelqu'un, que vous devriez rester silencieux".

 

La BBC a pu rencontrer une femme que nous allons appeler Lubanzi pour préserver son identité réelle. Elle a porté plainte contre le pasteur de son église pour viol.
''Un jour, il a commencé à me poser des questions sur ma vie sexuelle et mon statut VIH. Puis il m'a fait boire un verre. Il a dit que cela aiderait mon cour. Cela m'a rendu somnolente".
"Je me suis réveillé nu dans son lit. J'ai commencé à pleurer et je lui ai demandé ce qui s'était passé. Il m'a dit de me ressaisir. Un peu plus tard, j'ai réalisé que j'étais enceinte".
"Quand je suis allé lui dire, il m'a encore violée. Il a dit que si je disais cela à quelqu'un on ne va jamais me croire, comme c'est un homme de Dieu''.
Ce genre de témoignage n'est pas des cas isolés. C'est la raison pour laquelle Thoko Mkwanazi Xaluva, la présidente de la commission qui s'occupe des droits des communautés culturelles et religieuses en Afrique du Sud appelle à plus de réglementation des églises.
"Vous pouvez être pédophile sortant de prison et créer une église. Dans ce pays, les médecins ont un conseil de professionnels de la santé, les avocats ont le barreau".
"Toutes les professions du pays sont réglementées par des pairs, ce que nous disons nous appelons à plus de règlementation au niveau de l'Eglise".
En attendant des règles réorganisant la création des églises et régissant leur fonctionnement, le président Cyril Ramaphosa appelle à une action urgente contre les pasteurs qui abuse d'une manière ou d'une autre de leurs fidèles.
 
Rédigé par: Awoulaba Cool   le: Vendredi 15 Mars 2019
Pourquoi donc les femmes ivoiriennes sont elles plus nombreuses dans les églises, soirées de prières évangéliques et aux levées de corps ? En grande partie, c'est parce que ce sont leurs "uniques" occasions de sortie, semble-t-il! La vie de la femme ivoirienne dans un foyer semble à priori, triste et ennuyeuse. Si elle a un travail, alors son univers se résume au travail et à sa maison. Quant à l'homme ivoirien, il prend tout son temps en ville et rentre à des heures impossibles. On verra difficilement une ivoirienne mariée sortir la nuit, se promener et rentrer après minuit, comme le font beaucoup d'hommes ivoiriens mariés. Les femmes ivoiriennes instruites et modernes ne comprennent pas cette tendance de l'homme ivoirien d'aujourd'hui, à toujours vouloir sortir sans sa femme. Pour moi, cela signifie que "le couple" n'existe pas encore en Côte d'Ivoire. Il faut encore aujourd'hui continuer d'aider les hommes ivoiriens à sortir de leur vision moyenâgeuse du couple où la femme n'a que le rôle de "pondeuse", servante, cuisinière et gardienne de la maison. Le chemin est encore long. Tout cela confirme la solitude de la femme ivoirienne (mariée) qui va trouver dans la religion et les levées de corps, les uniques occasions de sortie. Sortir avec leurs femmes ne devrait pourtant pas être au-dessus des possibilités des hommes ivoiriens mariés. La plupart des hommes ivoiriens, en effet, sortaient avec leurs femmes, avant le mariage. Alors qu'on ne s'étonne donc pas que les femmes ivoiriennes soient des "proies" faciles pour les pasteurs escrocs et pervers? Quels que soient les soucis qui nous assaillent, qu'ils soient matériels ou de nature existentielle, le couple, entité sexualisée doit remplir alors sa fonction de rempart contre les difficultés de la vie qui nous fragilisent. Être en couple, à deux, doit nous rendre plus forts. L'absence du "couple" rend la femme plus vulnérable aux pasteurs escrocs et pervers.
Rédigé par: Maguette Mbaye   le: Vendredi 15 Mars 2019
Sous le fallacieux couvert "d'exorcisme par les entrailles corporelles", certains pasteurs violent et sodomisent les jeunes filles et les femmes mariées de leurs pseudos "Eglises". Ils appellant cela "La délivrance" du «corps par le corps». Combien de femmes (surtout les femmes mariées et certaines célibataires), dans un moment de faiblesse vis à vis de "l'autorité" qu'incarnait le "Pasteur" à leur yeux ont été abusées (baisées et enculées), alors qu'elles étaient à la recherche de solutions à leurs problèmes de couples ? En effet, sous le fallacieux "prétexte" d'aller combattre le démon de la stérilité niché à l'intérieur de la femme où il a pris place, beaucoup de pasteurs véreux n'hésitent pas à imposer à leurs adeptes femmes des rapports sexuels, arguant du fait que leur semence ointes irait détruire ou chasser le démon qui est logé au dedans d'elles, dans leur vagin et dans leur anus et ils en profitent aussi pour "se faire tailler une pipe". ces "faux" pasteurs et "vrais pervers" recommandent à leurs victimes de les sucer et de tout avaler (de cette semence dite "ointe" selon eux-mêmes)...
Rédigé par: yao kouassi yao   le: Jeudi 14 Mars 2019
ah oui hin ici chacun se lève ils deviens pasteur et c'est ce qui n'est pas normal et le plus souvent leurs première victime c'est les femmes car la femme crois vite moi je pense que chaque président dans son pays dois voter une loi tant que tu n'as pas fais une école pastorale tu n'a pas droit a se déguiser en pasteur l'état dois donc prendre des mesures sur ce domaine ; ici chez moi a yopougon il a plein d'église dans un quartier précaire il peut avoir cent eglise chacun se lèvent aujourd'hui il crée une barack et il réuni les femmms sont paris est gagné ils a eu loto comme ça que dieu nous protège
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Jeudi 14 Mars 2019
Le gros problème, c'est que les faux ressemble à s'y méprendre à des vrais... et réciproquement.
Rédigé par: Geraldine   le: Mercredi 13 Mars 2019
Les femmes sont les plus grandes victimes de ces faux pasteurs. Elles se font toujours avoir et les faux pasteurs les baisent mal, parce qu'elles ont toujours un problème sentimental à exposer. Dans les faits divers, on ne s'étonne plus de lire qu'un Pasteur imposteur ait enceinté une ou plusieurs fidèles ou même détourné des mineures. Sans foi ni loi, ils s'adonnent même à des activités qu'un vrai serviteur de Dieu ne pourrait faire comme les escroqueries, les détournements de fonds et blanchiment d'argent. Il est écrit dans la bible que dans les derniers temps il y aura de faux prophètes. Sans aucune formation pastorale, des gens se lèvent et se disent serviteurs de Dieu. Et aujourd'hui, il est difficile de faire la différence entre le vrai et le faux. On conseille donc aux « brebis » d'avoir la foi et de demander, dans leurs prières, que Dieu leur évite la perdition, au risque de se faire dévorer par les «loups» de la nouvelle Jérusalem.
Rédigé par: Karla Achy   le: Mercredi 13 Mars 2019
Dans les sociétés africaines, n'importe qui se lève n'importe comment pour se faire appeler homme de Dieu. Marabout d'Allah, pasteur, prophète, évangéliste, apôtre, bishop, ministre de Dieu... toutes les dénominations sont choisies pour attirer les « brebis perdues ». Aujourd'hui, Dieu est devenu un vrai business, un business.démoniaque ! Le taux de chômage, et ça tout le monde le sait, est très élevé dans les pays africains. Et cette situation a fait naître des idées à certaines personnes qui ont décidé de se faire de l'argent en utilisant le nom de Dieu.En Côte d'Ivoire, les églises poussent comme des champignons. Dès qu'un individu comprend que son statut de chômeur lui rend la vie dure, il lui vient très vite « l'inspiration divine » de servir Dieu. Mais comment ça se passe? C'est très simple. D'abord, il faut savoir que de nos jours, fustiger l'église catholique est la nouvelle donne dans les réflexions religieuses en Afrique. Alors celui qui choisit le business de Dieu suit cette tendance. Il se démarque donc des « je vous salue Marie » en se disant évangélique et donne le titre de « ministère » à son église. Il s'arrange pour que le nom de son, soit disant, ministère attire les foules, comme une affiche publicitaire pour la chose spirituelle. Vous entendrez parler de « ministère évangélique de.ceci ou de.cela » avec une référence sur un problème spirituel dont il serait un as dans le règlement. Au début, les cultes se tiendront en plein air, puis dans une espèce de 4 murs en bois jusqu'à ce que les caisses se remplissent pour la construction d'un temple...
Rédigé par: Salamata Baah   le: Mercredi 13 Mars 2019
Il y a toujours de "brebis galeuses" dans chaque profession. Chez les pasteurs africains, "ces brebis galeuses" sont malheureusement trop nombreuses. Surtout que n'importe qui peut se lever du jour au lendemain et s'autoproclamer "pasteur". Ces charlatans de faux pasteurs, vrais criminels et prédateurs sexuels disent toujours la même chose: « J'ai obéi à une ordonnance prophétique venant de Dieu ». Et comme par hasard, la mission de Dieu selon ces charlatans de "faux pasteurs" est toujours de s'introduire sexuellement pour faire passer une révélation spirituelle en les femmes de leurs congrégations. C'est ainsi que beaucoup d'abus sexuels sur les membres de leur église sont commis par ses criminels de faux pasteurs. Avec de prétendues ordonnances prophétiques reçues, ces charlatans baisent n'importe comment les jeunes filles, les mères de famille et les épouses d'autrui... en prenant comme faux prétexte que c'est pour se conformer à la prophétique spirituelle. Il faut que l'Etat mette de l'ordre dans la profession de pasteur et il faut aussi que les pasteurs de CI acceptent l'instauration de la carte professionnelle d'identification des pasteurs qu'ils rejettent depuis plusieurs années...
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Mercredi 13 Mars 2019
Le statut de pasteur (autoproclamé) en Afrique confère une position importante dans la société, dans la mesure où la vie sociale des femmes mariées (délaissées par leurs maris qui sont dans les maquis) tourne autour de l'église, devenue le nouveau lieu de sociabilité. On n'y va plus seulement le dimanche, mais trois ou quatre fois par semaine. Le leader religieux est désormais considéré comme le relais social qui remplace la famille et (parfois le mari même au lit), et surtout, les structures étatiques défaillantes. Pour conserver cette emprise, les pasteurs multiplient les initiatives: croisades d'évangélisation, journées de guérison, veillées de prière... La conquête des esprits prend des allures de compétition entre prédicateurs, qui n'hésitent plus à lancer des chaînes de radio ou de télévision pour grossir les rangs de leurs fidèles. Plus ceux-ci seront nombreux, plus les "bénédictions", qui s'achètent à prix d'or lors de grands rassemblements de prière dans les stades, sont rentables. Huile miraculeuse, bouteilles de vin porte-bonheur, bibles bénies, stylos de réussite. Ces prédicateurs promettent tout et n'importe quoi pourvu qu'ils y trouvent leur compte, à savoir bijoux et liasses de billets. Les politiciens africains courtisent aussi les leaders religieux: Leur influence sans cesse grandissante dans la société n'échappe pas au radar des politiciens. Les pasteurs sont écoutés par leurs ouailles, drainent des foules, remplissent des stades : mieux vaut les avoir avec vous plutôt que contre vous. Il existe désormais les pasteurs proches du pouvoir et ceux de l'opposition. Pendant les campagnes électorales, ces pasteurs peuvent drainer les foules pour les candidats, moyennant billets de banque. C'est un mélange des genres dans nos pays africains soi-disant laïcs!
Rédigé par: Lago Tape   le: Mercredi 13 Mars 2019
En Afrique sauf au Rwanda, n'importe quel escroc peut s'autoproclamer pasteur et exiger des offrandes de manière excessive de la part des fidèles. N'importe quel obsédé sexuel aussi peut se déclarer pasteur et exiger que les femmes se soumettent déjà tous ses caprices sexuels. C'est ainsi donc que beaucoup d'escroqueries et d'abus sexuels sont commis par de faux pasteurs qui ne sont en fait que des escrocs et des pervers sexuels.En pleine crise économique et sociale, les églises évangéliques en Afrique restent un des rares secteurs d'activités qui génèrent encore beaucoup d'argent. Elles sont devenues une véritable mine d'or pour tous les beaux parleurs, les grands séducteurs et toutes les personnes charismatiques. En ces temps d'incertitude professionnelle et de chômage endémique, le pastorat est également devenu un excellent moyen de se sortir de la misère et s'enrichir de manière parfois indécente."Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à. prêcher." Entendu au festival d'humour Toseka à Kinshasa, ce détournement du célèbre dicton de Confucius résume bien la situation des "Églises de réveil" en Afrique. "Aujourd'hui, une Église rapporte plus qu'une boîte de nuit, assure Mwinyi Hamza Badjoko, anthropologue congolais. Les fidèles sont prêts à se priver pour donner de l'argent à leur "berger". Ils considèrent ce sacrifice comme un acte de foi et espèrent en retour contracter un mariage, trouver un emploi, voire obtenir un visa pour l'Europe. "A la grande surprise des Abidjanais, des églises évangéliques dirigées par des Chinois ont même vu le jour, alors que les chinois sont majoritairement bouddhistes et shintoïstes. C'est dire que c'est un juteux business si bien que les chinois eux-aussi s'en mêlent. Il n'y a pas de business plus lucratif en Afrique, que les "Églises de réveil". Leurs guides vendent au prix fort leur bénédiction aux fidèles... et leur influence aux hommes politiques africains.