Salon international de l'agriculture de Paris (SIA 2019)
Appel pour un partenariat plus fort entre la Côte d'Ivoire et la France
lebanco.net - Publié le: 28-02-2019 - Mise-à-jour le: 01-03-2019 - Auteur: Jérémy Junior
Appel pour un partenariat plus fort entre la Côte d'Ivoire et la France
''Revue de la coopération française dans le cadre du Programme National d'Investissement Agricole (PNIA)", c'était le thème d'une communication animée par le directeur général de la planification, des statistiques et des projets au ministère ivoirien de l'agriculture et du développement rural, Dr Nouhoun Coulibaly le jeudi 28 février 2019 lors de la journée ivoirienne au 56ème Salon International de l'Agriculture de Paris (SIA 2019).
Celui-ci a appelé à un renforcement de cet accord  pour la transformation au plan local des produits ivoiriens agricoles et de l'innovation technologique. 
En présence du ministre ivoirien de l'agriculture et du développement rural, Mamadou Sangafowa Coulibaly qui avait à ses côtés le ministre français de l'agriculture et de l'alimentation, Didier Guillaume, Dr Nouhoun Coulibaly a rappelé que la France et la Côte d'Ivoire entretiennent une riche coopération au plan agricole, matérialisée notamment par un Contrat de désendettement et de développement (C2D), conformément aux aspirations du Programme National d'Investissement Agricole (PNIA). 
La France, aux dires du conférencier, est le premier bailleur de ce programme avec 224 milliards FCFA, soit 82% de l'ensemble des financements du PNIA 1 de 2012 à 2016. Le Dr Nouhoun Coulibaly a déclaré sur cette lancée qu'au sujet du PNIA 2 (2018-2025), les intentions de financement sont de 158 milliards FCFA pour la période 2018-2020 dont 149 milliards avec des bailleurs  français.
Ces  financements serviront précisément à intervenir au niveau des cultures de rente, des ressources animales, du vivrier, des semences, de la sécurisation foncière, de l'accès des femmes à la terre et de construction de pistes agricoles.
Jérémy Junior    
 
 
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Vendredi 1 Mars 2019
Le système agro-industriel: L'agriculture française appartient à une chaîne complexe qui va de l'ensemble des activités industrielles ( machines agricoles, engrais.) et de services (assurances, conseils.) aux industries agroalimentaires (IAA) qui transforment les produits agricoles avant de les distribuer. La filière agroalimentaire est donc en étroite relation avec les agriculteurs qui subissent des pressions et suivent les orientations données. Face aux grands groupes présents sur le marché mondial (Danone, Béghin-Say), les coopératives agricoles résistent dans l'industrie laitière et des céréales. L'Europe et le monde: La France, 1er producteur agricole européen est largement concernée par les politiques agricoles mises en place dans le cadre du Marché Commun en 1962. Afin d'accroître la productivité, d'améliorer le niveau de vie des agriculteurs, d'assurer la sécurité des approvisionnements, la PAC gérée par le FEOGA a institué des prix uniques et garantis, des subventions à l'exportation et des impositions à l'importation (préférence communautaire). L' agriculture française a bénéficié de cette politique (subventions, modernisation, marché plus vaste.) et est devenue excédentaire. Cela résulte aussi du soutien de l'Etat à l'agriculture :remembrement, regroupements, indemnités viagères de départ (IVD) en 1963, Dotation aux jeunes agriculteurs (DJA)... Différentes réformes (quotas, baisse des prix garantis, gel des terres.)ont modifié la politique européenne de départ. Il fallait alors faire face aux excédents résultant de la logique productiviste et au coût énorme engendré par cette politique.
Rédigé par: Lago Tape   le: Vendredi 1 Mars 2019
La France est le 2ème exportateur agroalimentaire du monde. L'espace français permet une grande variété de productions. L'agriculture représente moins de 5% de la population active contre 27% vers 1950 et 2, 6% du PIB. En effet l'agriculture française s'est profondément transformée après 1950 : forte augmentation des rendements, des gains de productivité, de la taille des exploitations (39 hectares en moyenne) qui s'accompagne d'une baisse du nombre d'exploitations (700 000), transformation des exploitations avec le remembrement, utilisation des engrais, mécanisation et motorisation. Les nouveaux moyens techniques ont été utilisés afin d'avoir une agriculture productive. Les agriculteurs sont devenus minoritaires dans les campagnes et exercent souvent une autre activité.