Côte d'Ivoire -Affaire Jacques Ehouo: Hystérie et irresponsabilité
lebanco.net - Publié le: 21-01-2019 - Mise-à-jour le: 21-01-2019 - Auteur: Dr Famahan Samaké
Côte d'Ivoire -Affaire Jacques Ehouo:  Hystérie et irresponsabilité
Je ne sais rien de plus désolant, dans une république digne de ce nom, que de voir les tenants d'un pouvoir donné, comme nos députés, se donner en spectacle, en dénigrant publiquement un autre pouvoir, comme le pouvoir judiciaire dont leur pays s'est librement doté, le donnant pour inique, incompétent et manipulable à souhait.  Ces pourfendeurs se posent alors comme les seuls intègres, les plus compétents, et totalement indépendants des autres pouvoirs.  Mais c'est une attitude des plus irresponsables et des plus hystériques, qui se puissent voir dans un pays moderne.
 
En effet, dans aucune démocratie moderne, on n'a jamais vu des hommes politiques dignes de ce nom, responsables, qui se permettent d'intervenir dans des procédures judiciaires en cours dans leur pays, ou même dans un pays tiers.  L'homme politique responsable, refuse toujours de tomber dans le piège de ces questions, même au détour d'une interview importante, se refusant de pervertir le cours de la justice, ou d'y faire obstruction.  Car la prise de parole publique par l'homme politique peut influencer pareilles procédures, soit dans le sens de l'affranchissement d'un coupable, soit dans celui de la condamnation d'un innocent.
 
Brossons à grands coups de pinceaux le tableau de ''l'affaire Ehouo'' : il est reproché à M. Jacques Ehouo d'avoir aidé à siphonner plus de 5 milliards des caisses de la mairie du Plateau, à l'époque où son oncle, Akossi Bendjo, était le maire de la commune.  Les deux complices auraient utilisé la société-écran NegCom, appartenant au neveu Ehouo, pour détourner les fonds et les blanchir, en les investissant dans des businesses plus légitimes.  Le maire intérimaire du Plateau, M. Jacques Yapi, ayant découvert le pot aux roses, porte plainte contre X, début décembre 2018, pour détournement de fonds au détriment de la mairie du Plateau.  La police économique enquête alors sur l'affaire, parvient à mettre des noms sur ce X, comme Akossi Bendjo et Jacques Ehouo.  Entre-temps, puisque l'oncle est en fuite en France depuis sa chute, son neveu est encouragé à briguer la mairie du Plateau pour tenter d'étouffer l'affaire.  Mais la police économique, ayant découvert suffisamment d'indices graves, confie le dossier au procureur de la République, qui nomme un juge d'instruction à l'effet de creuser l'affaire plus avant.  Les deux suspects sont formellement accusés de détournement de fonds et de blanchiment de capitaux, ainsi que de faux en écritures publiques.  Comme le suspect Jacques Ehouo s'est entre-temps faire élire député, il croit avoir trouvé le sésame imparable, pour se soustraire à la justice de son pays, à jamais ; ses collègues le croient aussi.  Il n'en fallait pas plus pour que certains hommes et femmes politiques de ce pays montent au créneau pour dénigrer les pouvoirs exécutif et législatif, en les traitant de dictateurs et d'acharnés politiques.  Ils dénoncent une tentative de spoliation de Jacques Ehouo de sa victoire à la mairie du Plateau.  Il n'est rien de plus fallacieux, cependant, ni de plus pervers, que cet argument puéril. La survie du régime de M. Ouattara ne dépend point de la couleur politique de la mairie du Plateau. Depuis 8 ans bientôt que ce régime est au pouvoir, la mairie du Plateau a toujours été aux mains du PDCI-RDA sans que M. Ouattara ne soit victime d'insomnie !
 
Que monsieur Guikahué, secrétaire exécutif du PDCI-RDA, député et président du groupe parlementaire PDCI-RDA, tombe dans ces travers à propos de l'affaire ''Jacques Ehouo'' est déjà impardonnable.  Quand on a été ministre dans une république, et qu'on aspire à reprendre le pouvoir d'État, exécutif, en 2020, on fait au moins confiance à la justice de ce pays !  On évite soigneusement de s'immiscer dans les procédures judiciaires en cours, pour exiger leur abandon pur et simple, et de vilipender le pouvoir judiciaire.  Autrement, une fois élus, ces messieurs du PDCI-RDA viendraient donner des instructions au procureur de la République, dans le sens de la poursuite de citoyens triés sur le volet, certains citoyens étant au-dessus des lois.  Mais quand on s'est rendu coupable soi-même du détournement des 18 milliards d'aide de l'Union Européenne, aide accordée au secteur de la santé dont on était alors le premier responsable, à la fin des années 90, et qu'on n'a jamais été inquiété par la justice de son pays, on a de vraies raisons de crier son indignation de voir un collègue député, poursuivi pour la broutille de 5 misérables milliards de nos francs !
 
Que les députés Oula Privat, vice-président de l'Assemblée Nationale, et son président Guillaume Soro, se permettent de faire des déclarations accusant le procureur de la République d'acharnement judiciaire, d'iniquité et d'incompétence, est franchement intolérable.  Si seulement la démission de son poste de président de l'Assemblée Nationale n'était pas qu'une rumeur de trop, la Côte d'Ivoire serait bien soulagée, cette fois-ci, de voir M. Guillaume Soro rendre le tablier pour de vrai. Au moins, cela lui permettrait de transformer son RACI en parti politique, et de préparer minutieusement sa candidature à la présidence de cette République dont il vilipende tout l'appareil judiciaire à présent.  Les dernières élections régionales et communales ont bien montré en effet, que cette présidentielle à venir ne sera pas une promenade de santé pour lui, tant ses lieutenants ont tous été laminés partout où ils ont sollicité l'onction de leurs concitoyens.  Sa démission du perchoir permettrait à nos honorables députés d'élire à leur tête une personnalité respectueuse du principe républicain de la séparation des pouvoirs, et ayant du respect pour le pouvoir judiciaire en particulier, autant qu'il aspire à être respecté par les deux autres pouvoirs constitutionnels.
 
Même Yasmina Ouégnin et sa Vox Populi sont même tombées dans cette hystérie des députés ivoiriens, qui confondent ''immunité parlementaire''et ''impunité totale''. C'est proprement désolant de voir qu'ils estiment qu'un député cesse d'être un justiciable, dès lors qu'il a été élu dans une circonscription donnée : aussi bien ses crimes passés, commis avant même son élection, ainsi que les crimes commis et pour lesquels il a été pris en flagrant délit, étant tout simplement abandonnés et oubliés à jamais !  C'est une plaisanterie de lecture de la loi.
 
Ce n'est d'ailleurs pas étonnant quand Oula Privat, vice-président de l'Assemblée Nationale, déclare que seuls les députés connaissent l'esprit et la lettre des lois, car ce sont eux qui les ont votées.  Au demeurant, il souligne que le procureur de la République n'est qu'un simple exécutant, un faire-valoir, et non un juriste de profession. C'est abyssal !  Où sommes-nous tombés enfin ?  Le procureur est ce qu'il y a de meilleur dans son domaine, en tant que juriste et magistrat assermenté, ayant gravi les échelons dans notre dispositif juridique jusqu'à se hisser au sommet du service des poursuites judiciaires dans ce pays.  Le traiter comme un moins que rien, un simple faire-valoir, sorte de valet porteur de malles des politiques, est totalement indigne d'un député de la nation, se prévalant du titre pompeux de vice-président de l'Assemblée nationale. Cela s'appelle ''outrage à magistrat'', crime puni par la loi dans ce pays et partout dans le monde.  M. Privat Oula devrait savoir que le député n'est point au-dessus des lois de son pays ; il n'est point guère plus savant que le procureur de la République dans le domaine de l'application des lois de la République.  S'il est vrai que le député vote la loi, son application lui échappe : les magistrats et l'ensemble du système judiciaire sont chargés d'appliquer ces lois au quotidien, avec l'usage de la force publique, que sont la gendarmerie et la police judiciaire.  Si quelqu'un sait bien l'esprit et la lettre des lois, c'est bien eux.
 
Le député demeure un justiciable, tout comme le magistrat, et tout membre du pouvoir exécutif.  Nul n'est au-dessus de la loi, tel est le principe républicain.  L'immunité n'est plus opérante dès lors que le député se rend coupable d'un flagrant délit, ainsi que M. Lobognon vient de l'apprendre à ses dépens.  L'immunité ne rend pas non plus impossible l'ouverture d'une information judiciaire contre un député, ainsi que le procureur l'a indiqué : elle ne rend impossible que l'arrestation du député sans l'accord du bureau de l'Assemblée nationale, en cas de crime commis en dehors du flagrant délit constitué. Que nos députés, ci-devant honorables auto-proclamés, exigent du pouvoir judiciaire tout abandon des charges contre M. Ehouo, ou une suspension de la procédure contre lui, cela s'appelle précisément ''obstruction à la justice''ou ''tentative de perversion du cours de la justice''.  Pour ce crime-là, un député et ministre de David Cameron, Chris Huhne, alors ministre de l'Énergie et du Changement climatique, a été contraint de démissionner du gouvernement, afin de se soumettre à la justice de son pays, qui l'a reconnu coupable des faits qui lui étaient reprochés, et qui l'a écroué pour huit mois !  C'était en février 2013.  Personne, ni au sein du gouvernement Cameron, ni dans son parti des libéraux-démocrates, encore moins parmi les députés de ce parti, n'a versé la moindre larme pour lui. Nul n'a vilipendé la justice britannique dans cette affaire de simple excès de vitesse.  Aucun homme politique britannique ne s'est prononcé sur cette affaire tant qu'elle suivait son cours.  Une autre députée, travailliste cette-fois, Fiona Onasanya, vient d'être jugée coupable aux assises le 19 décembre dernier, pour un crime similaire : un excès de vitesse, dont elle voulait faire porter le chapeau à un tiers. Elle est d'ores et déjà exclue du Labour Party, dans ce mois de janvier 2019, c'est-à-dire précisément après que son procès a pris fin, et qu'elle a été jugée coupable des faits qui lui étaient reprochés.  Cependant, Jeremy Corbyn et ses députés n'ont point dénigré la justice de leur pays, en l'accusant d'acharnement contre l'opposition, ou en l'accusant d'iniquité et d'incompétence caractérisée.
 
Si pour une fois, nos honorables pouvaient s'interdire de vociférer dès lors qu'il y a une procédure judiciaire ouverte contre un des leurs, ce serait une avancée sur la voie de la construction de l'État de droit, auquel nous aspirons tous.  Ne pas pervertir le cours de la justice, ni y faire obstruction, tels sont les maîtres-mots. Une poursuite ne signifie nullement un jugement au tribunal, encore moins une condamnation, ni un emprisonnement ferme.  M. Gbagbo et M. Blé Goudé viennent d'être ''acquittés'' par la CPI.  Pour une fois donc, faisons tous confiance à la justice. Cette hystérie autour de l'affaire Ehouo est tout simplement irresponsable et déshonore nos honorables députés plutôt qu'elle ne les élève au-dessus de l'Olympe !
Dr Famahan Samaké.
Rédigé par: Fognon.   le: Jeudi 24 Janvier 2019
@ Bismark. Merci pour ton conseil. Je t'encourage d'aller revoir tes livres sur le droit. Sache que chaque etat a ses droits a lui qui lui sont propres. Est-ce cela un etat de droit? Je crois bien que oui. Et puis, stp, peux-tu expliquer ce que tu appelles etat de droit? A+
Rédigé par: Bismark   le: Jeudi 24 Janvier 2019
Fongnon, dans un Etat de droit, le procureur s'autosaisit de certaine situation, en l'absence d'une saisine par partie. l'action du Procureur n'ait pas forcement subordonnée à une plainte. Il est le conseiller juridique de l'Etat et quand les intérêts de l'Etat sont en jeu, il doit agir sans attendre une saisine. Juste pour rectifier tes pensées sur l'action du procureur. QUE DIEU NOUS GARDE
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Jeudi 24 Janvier 2019
"Adam" il faut faire une citation avec les vrais mots sinon c'est n'importe quoi. Dans "Les animaux malades de la Peste", Jean de la Fontaine écrit (en 1678 !): "Selon que vous serez puissant ou misérable,/ Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."
Rédigé par: Fognon.   le: Mercredi 23 Janvier 2019
@Bismarck. Reflechissons murement et parlons avec sagesse entant que connaissseur. La justice a ses regles qu'il faut respecter. Je ne crois pas que tu t'es leve pour assigner ni Guikakhue,ni Bacongo ni tout autre pour malversations. Il faut un plaignant devant la justice pour que celle-ci mette son motor en marche. Tu sembles oublier cette regle elementair ou bien c'est autre chose Tu as dans la tete? Parlons en connaisseur et non en tripatouilleur, en neophyte. Leve-toi, saisi la justice sur tout ce que Tu sais est crime ou autre tout en presentant tes preuves et des actions seront activees par la justice. C'est pas la peine de rester derriere ton clavier et vociferer et comparer et citer et accuser et critiquer... Non, mon frere; il faut etre plus entreprenant que cela. Encore, leve-toi que d'user le derriere de ton pantalon sur une chaise. A+
Rédigé par: Adam   le: Mercredi 23 Janvier 2019
Bravo docteur SAMAKE pour cette leçon ! Trèves de discussions inutiles , soyons tous d'accord avec vous et poursuivons votre logique. La Cote d' Ivoire a besoin d'esprits éclaireurs comme vous , mais soyez juste des deux cotés SVP ! Exigez alors vous mêmes , ou plutôt faites la morale aux tenants actuels du pour exécutif et judiciaire ( morale que vous faites si bien au pouvoir législatif) d ' ouvrir une enquête judiciaire contre X sur le dossier fumant de la reconstruction des universités qui a fait perdre son poste de ministre de l'enseignement supérieur à un citoyen justiciable qui entre temps a même été promu conseiller à la présidence ! Un autre citoyen justiciable a été démis de son poste de ministre pour des soupçons de détournements , ou du moins de mauvaises gestion des fonds alloués dans l'affaire dite des déchets toxiques ! Il y a lieu docteur , que le procureur s'en émeuve aussi! Et pour des questions de délits d'opinions qui ont conduit Mr. LOBOGNON en prison , un ministre de la république grand artisan du RHDP , attaquait frontalement et menaçait , la chambre Administrative de la Cour suprême , au cours d'une conférence de presse à Abidjan, au nez et à la barbe de notre procureur de la république ! Menaces qui ont fais même fais réagir nos très réservés syndicats de magistrats ! Voyez vous Docteur , je ne doute point de votre bonne foi et surtout de votre appel pour la liberté et le respect de notre système judiciaire , ( c' était aussi un voeux électorale en 2010 du président de la république ) mais Docteur , ouvrez encore plus grand vos yeux sur ce qui se passe en ce moment et ce sera à votre honneur , car tout ceci nous ramène à une réalité claire comme l'eau de roche : c'est comme le disais LAFONTAINE : " que vous soyez blanc ou noir , les jugements de cour vous rendront..." Et en ce moment chez nous cher Docteur ( et pour votre honneur attaquez vous à cela ) , c'est " c'est que vous soyez RHDP ou pas , la justice....."
Rédigé par: papus   le: Mercredi 23 Janvier 2019
Avant d'ecrire ce texte DR SAMAKE aurait du lire la protestation des deux syndicats de la magistrature qui denoncent ouvertement la pression du pouvoir executif sur le judiciaire dans cette affaire tout en invitant le PR a garantir la separation entre ces deux pouvoirs Que dire du ministre ADJOUMANI qui s'en est pris au juge electoral apres les elections de BASSAM? Ne soyez pas plus royaliste que le Roi lui meme
Rédigé par: BI MICHEL   le: Mardi 22 Janvier 2019
Université peinte avec 110 milliards ? c'est à dire les portes, fenêtres, sanitaires, sols, douches, matériel, électricité, route, cuisine, rien a été touché car tout était toujours en place après la guerre ?
Rédigé par: Bismark   le: Mardi 22 Janvier 2019
Mais Dr. Samaké, qu'attendez vous pour actionner votre procureur pour l'arrestation de Guikahuié. Vous poursuivez quelqu'un pour 5 millards alors que vous avez un qui en a pris 18 milliards. J'ai honte pour ces soi-disant intellectuels, Docteurs. Dans tout cela, Docteur, vous oubliez ceux qui ont peint l'université à 110 milliards pour parler à minima. Vous ne pensez pas que le Procureur devait poursuivre la député RDR voleuse d'Or à Boundiali? Vous ne pensez pas que OUREMI qui a été arrêté devait connaître maintenant son sort? Pourquoi doit-on poursuivre seulement les opposants alors que les voleurs sont dans les deux camps? Si tu trouve désolant que ton Procureur soit vilipendé, dis lui simplement d'appliquer la loi sans discrimination. Sinon on parlera de manipulation de la Justice. Vous utilisez la justice pour intimider les cadres de l'opposition et les obliger à vous suivre. Mqabri a organisé un recensement à coût de milliards qui n'a donné aucun resultat. Est-il poursuivi? Soyons serieux, quand ce sont les opposants, vous trouvez que la loi doit s'"appliquer, mais avez vous demandez au Procureur où il en est avec le Dossiers du vol de l'argent des victimes du déchet toxique par Bigtogo? Monsieur le Docteur, tout le monde n'est pas docteur, mais cela ne fait pas des autres que vous des moins intelligents. On sait ce qui se passe dans ce pays. Alors arrête de disstraire les Ivoiriens. Notre Président veux que les Hauts autoriotés declarent leurs biens. A-t-il donné l'exemple? Voilà où doit commencer l'Etat de droit. QUE DIOEU NOUS AIDE ET NOUS GARDE.
Rédigé par: Bonébo   le: Mardi 22 Janvier 2019
"Je suis la vérité, le chemin et la vie". Beaucoup de choses sous nos tropiques auraient positivement évolué si la vérité était dans nos principes de vie. Or que de duplicité dans nos agirs. L'opposition réclame la révision de la CEI. On les invite à une rencontre. Et hop, la plupart trouve qu'il y a des problèmes plus importants que celui que pose la CEI. Les interférences pouvoir politiques/CEI ne sont pas choses nouvelles. Au nom de quoi/qui, picass djamana a déchiré les documents de la CEI en 2010 !? Le pouvoir fpi était loin de la composition de la CEI en 2010 !? Si l'on veut un CEI totalement indépendante, pourquoi les partis exigent d'y avoir des représentants !? Qu'on fasse appel à des candidatures non ivoiriennes pour être sûres qu'aucun des membres n'a quelque coloration politique. La plupart des grands hommes de la CEI actuel sont du fpi ou du pdci, qui font leur boulot sans état d'âme politique. Gervais et dogbo pointent fpi/lmp. Miremont et Bakayoko sont pdci. Suspicion, méfiance. Enfin chacun veut entendre son son de cloche et reproche à tous y compris son réprésentant de jouer contre lui dès lors qu'il sent qu'il va perdre ou a perdu.
Rédigé par: lelion   le: Mardi 22 Janvier 2019
En Afrique les politiciens sont au dessus des lois. Sinon Ehouo Jacques, Akossi Bendjo, Guikahue (il a volé 18 milliards de l'UE en 1998), Cisse Bacongo (il a peint l'université avec 100 milliards), n'ont rien à faire au dehors pendant que des gens sont en prisons pour avoir voler banane braisée pour manger (simplement).
Rédigé par: papus   le: Mardi 22 Janvier 2019
DR, c'est un dossier emminenment politique qui s'est retrouve sur le terrain judiciaire,aussi les victimes vont utilises les moyens politiques en leur possession pour se defendre. NE VOTEZ PAS POUR DES GENS QUI IRONT EN PRISON dixit AHMED BAKAYOKO Miniistre de la REP pendant la campagne au Plateau a contrario si ce depute n'avait pas gagne ces elections aucune action judiciaire ne serait engagee pour des infractions continues qui remontent de 2004 a nos jours. OU etaient les conseillers SEA HONORE et le Sieur YAPI pour intenter une action judiciaire durant toute cette periode? Certains diront que c'est maintenant que le pot au rose a ete decouvert soit, mais cela laisse peser ne suspicion legitime sur l'executif. Enfin, je voulais faire observer au DR, que tous ces MAIRES sont en vioation flagrante des regles de gestion de deniers publics en confiant le recouvrement des taxes municipales a des societes privees au vu et au su de nos Procureurs de la rep,fonction qui incombe aux comptables publics. Je suis reconforte sur ce plan de lire depuis hier dans les journaux des communiques du MAIRE elu de la commune d'ADJAME invitant les contribuales a verser DESORMAIS les taxes a la REGIE DE RECETTES. Ces taxes allaient ou avant?
Rédigé par: Victor Nelson   le: Mardi 22 Janvier 2019
Hummmmmmmmmmmmmm