Etat de santé d'Ali Bongo : Ping a raté une occasion de se taire
Observateur Paalga - - Publié le: 05-11-2018 - Mise-à-jour le: 05-11-2018 - Auteur: Issa K. Barry
Etat de santé d'Ali Bongo  : Ping a raté une occasion de se taire
De quoi souffre exactement Ali Bongo Odimba ? C'est la question que les deux millions de Gabonais se posent depuis un certain temps. Comme toujours, ce qui touche à la santé de nos dirigeants relève du secret d'Etat, surtout dans nos pays où le simple fait d'en parler a valu à des journalistes d'être inquiétés.
 
On sait seulement qu'il a été admis à l'hôpital du roi Fayçal à Riyad, en Arabie Saoudite, par suite de malaise, le mercredi 28 octobre dernier. Selon les informations officielles, qui par nature sont à prendre avec beaucoup de précautions, il souffre d'une « fatigue sévère ». C'est ce qu'a en tout cas annoncé le Premier ministre du Gabon, Emmanuel Issozé Ngondet. Cela suffira-t-il à rassurer ?
Et c'est à ce moment précis où les Gabonais s'interrogent à n'en pas finir et se perdent en conjectures sur la santé du chef, que Jean Ping choisi de sortir du mutisme qu'il s'était imposé depuis six bons mois, avec tout le décorum du président qu'il dit être (hymne national, drapeau, armoiries). Du reste, depuis toujours, il a revendiqué la victoire à la présidentielle d'août 2016 qui lui aurait été volée par Ali Bongo Odimba. Se présentant comme le véritable président élu du Gabon, il a boudé toutes les initiatives politiques tendant à la décrispation politique, lui que l'on surnomme le « Chinois » (Ndlr : Il est Chinois par son père).
On peut comprendre qu'il n'ait pas encore digéré, deux ans après, le coup d'Etat électoral dont il dit avoir été victime.  Pour autant, on se demande si sa récente sortie ne constitue pas une erreur de com', voire une faute politique et morale. En invitant ses compatriotes au rassemblement, promettant de mettre sur pied une nouvelle République, tendant la main et ouvrant les bras à tous les Gabonais sans exception, on se demande s'il ne parle pas d'ABO au passé, un ABO qu'il aurait déjà enterré, comme s'il avait des informations de première main sur l'état de santé du locataire du Palais du Bord de mer.
En vérité, Ping a raté une belle occasion de se taire au risque d'empirer son cas. Son timing est bien suspect. Et quand bien même le pire devrait survenir, à Dieu ne plaise, les mécanismes constitutionnels gérant la vacance du pouvoir au Gabon seraient mis en branle et il y a peu de chances que le plaignant hérite d'un pouvoir qu'il pense être le sien.
 
Issa K. Barry
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Mercredi 7 Novembre 2018
De toutes les façons le Gabon de (Bongo père & fils) tout comme le Togo de (Gnassingbé Eyadema (père) et de Gnassingbé Faure (fils) ne sont pas des monarchies
Rédigé par: clement   le: Mardi 6 Novembre 2018
prompt retablissement au ,président Ali BOngo ODIMBA
Rédigé par: Fognon.   le: Mardi 6 Novembre 2018
Qlq1 a spitsou quelque chose a l'oreille de Jean Ping. Il ne serait pas manifeste sans raison aucune. C'est xa en Afrique; Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Le pere temps nous situera bientot. Bonne guerison a ABO. A+
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Lundi 5 Novembre 2018
et de toutes façons, même si Ali Bongo venait à décéder (ce qui ne semble pas à l'ordre du jour), cela ne ferait pas pour autant de Jean Ping le président légitime du Gabon !
Rédigé par: Victor Nelson   le: Lundi 5 Novembre 2018
C'est une situation très peu clair: on ne sait rien en vérité sur l'état de santé du Président ABO...difficile donc de se prononcer !