Saisie de 16 millions de dollars dans les valises du fils Obiang
le pays - Publié le: 20-09-2018 - Mise-à-jour le: 20-09-2018 - Auteur: Le pays
Saisie de 16 millions de dollars dans les valises du fils Obiang
Le Brésil n'est pas la Guinée Equatoriale
Il vient de l'apprendre à ses dépens : le Brésil n'est pas un « pays de merde » comme il l'aurait souhaité. Dans les bagages d'une délégation accompagnant le fils du président de Guinée Equatoriale, ont été récemment saisis plus de 16 millions de dollars en espèces et en bijoux. Ces biens ont été confisqués lors d'une fouille effectuée par la douane dans l'un des aéroports de la banlieue de Sao Paulo. Pas besoin d'être grand clerc pour deviner qui en est le propriétaire ; on sait déjà vers qui tourner le regard, tant le rejeton du satrape équato-guinéen est connu pour son goût immodéré du luxe et son train de vie extravagant.  Ce personnage adepte du bling-bling, doit certainement se mordre les doigts en réalisant qu'il doit ses déboires actuels au seul fait que le Brésil est loin d'être la Guinée Equatoriale, «propriété privée» de papa. Il croyait qu'il débarquerait au pays de la samba, en territoire « conquis » où il ferait encore un malheur ! (Ce n'est pas la première fois qu'il s'y rend et fait parler de lui).  Eh bien, c'est raté ! Car, la Guinée Equatoriale n'est pas le Brésil où la loi est faite pour être appliquée, quand on est en porte-à-faux avec celle-ci, et ce quel que soit son rang ou son statut.  Et s'il y en a une qui n'a pas été du goût de Nguema fils, c'est bien cette loi qui sanctionne les voyageurs entrant au Brésil avec plus de 2400 dollars. Nguema fils réalise amèrement que ce pays n'est pas une république bananière ni «le champ» de son très attentionné père. Et les anciens présidents Dilma Rousseff (destituée en 2016) et Lula da Silva (en ce moment sous les verrous) en savent quelque chose, eux qui auront connu la gloire et la décadence parce que, chez eux,  on ne s'amuse pas avec le bien public ; et la force des institutions y est telle que personne n'est au-dessus de la loi. Après la France, les USA, la Suisse dont il aura certainement gardé un souvenir très amer en raison de ses nombreux démêlés avec la Justice, « l'enfant gâté » de Guinée Equatoriale pensait avoir trouvé un pays moins risqué où il ne se fixerait aucune limite dans la réalisation de ses frasques.  Mal lui en a pris !
C'est l'incapacité de ce fils à papa à grandir en esprit, qui afflige le plus
Celui qui sera manifestement tombé sous le charme du Brésil où, pour la petite histoire, il aurait organisé son dernier anniversaire qui aura fait grand bruit avec la participation de stars de la musique brésilienne, se voit à présent contraint de passer sous les fourches caudines de la dure réalité selon laquelle « dura lex sed lex ». 
Car, malgré les vives protestations de la Guinée Equatoriale, on imagine mal comment ses montres de luxe saisies, dont l'une serait couverte de diamants, estimées à 15 millions de dollars, seront restituées à ce frimeur indécrottable sans que «les preuves de leur provenance» ne soient apportées à la Justice brésilienne.   Ces montres pourraient être vendues aux enchères et l'argent liquide remis à la Banque centrale du Brésil.  C'est la loi et force doit rester à la loi ! Après tout, on n'est pas au Gondwana !
Mais au-delà de tout, c'est l'incapacité de ce fils à papa né avec une cuiller d'or dans la bouche, à grandir en esprit, qui afflige le plus. Tout vice-président de la Guinée Equatoriale qu'il est, force est de constater que la camisole imposée à lui par son père de président, ne lui convient pas ! Nguéma fils n'est pas à ses premières frasques et n'en sera certainement pas à sa dernière !
Le moins que l'on puisse dire c'est que «l'enfant terrible» s'amuse et le peuple, sans aucun doute la mort dans l'âme, regarde.  Et alors que la pauvreté est toujours prégnante dans son pays, ses dépenses somptuaires continuent de faire les choux gras des médias internationaux.  Quelle tragédie ! Cette mauvaise publicité n'honore ni le père ni le fils et c'est peu dire qu'elle renvoie à l'extérieur, une piètre image du pays.  Dire que c'est, hélas, cet éternel célibataire au look savamment étudié, qui est appelé à succéder un jour à son père !  ça fait froid dans le dos.  Pour bien des Equato-Guinéens, un tel scénario, s'il se réalisait, serait très mal vécu ; comme si le ciel leur tombait sur la tête !  Quand le père aura laissé à la postérité l'image d'un dictateur qui aura opprimé son peuple jusqu'à son dernier souffle, que dira-t-on du fils ? Rien que d'y penser, on a des frayeurs.
« Le Pays »
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Vendredi 21 Septembre 2018
Le satrape junior s'est fait satrapper. Le pire c'est qu'il est vice-président de ce malheureux pays. Quelle honte !
Rédigé par: Hubert Guehymery   le: Jeudi 20 Septembre 2018
Un petit connard de fils de Président,mal élevé et mal éduqué par son satrape de père!...Même à Gondwana City,Président Fondateur aurait jeté en prison,Junior son rejeton, s'il se donnait ainsi en spectacle et en mondiovision, dans les grandes capitales du monde!...