Immigration Clandestine: ''Non, je reste ! ''
Soumahoro Alfa Yaya - Publié le: 14-09-2018 - Mise-à-jour le: 14-09-2018 - Auteur: Soumahoro Alfa Yaya
Immigration Clandestine:    ''Non, je reste ! ''
Les facteurs aggravants de l'immigration clandestine sont liés à une croissance économique faible, une mauvaise répartition des revenus, une démographie mal contrôlée, le taux élevé de chômage, les conflits armés, les épurations ethniques, les violations des droits de l'homme, les persécutions, les catastrophes naturelles, la mauvaise gouvernance dans de nombreux pays, surtout africains. Les jeunes sur le continent africain, candidats à l'immigration clandestine, déclarent de façon péremptoire : '' Nous préférons aller mourir dans la méditerranée que de vivre dans la misère dans nos pays. ''.
Au-delà du désespoir, la tirade de ces jeunes candidats au suicide collectif dans le désert libyen ou dans la Méditerranée, est marquée du sceau de la désespérance. Ces jeunes ne croient plus en leurs pays, en leurs dirigeants. Toutefois, aucune désespérance ne peut justifier que des êtres humains optent volontairement  pour la mort. Le droit à la vie est prescrit dans la Déclaration universelle des Droits de l'Homme du 10 décembre 1948. Ne pas renoncer au bien-être chez soi est une quête permanente car, contrairement à ce qu'on peut croire, le bonheur n'est pas forcément de l'autre côté de la rive. Il est peut être juste à côté. '' Creusez, fouillez, bêchez, ne laissez nulle placeoù la main ne passe et repasse.'', dit La Fontaine dans ''Le Laboureur et Ses Enfants''.     
Face aux délices fictifs de l'Occident, Moussa, personnage issu de notre imagination, était sur le point de franchir le pas. Après un examen de conscience, il a finalement renoncé à cette aventure sans lendemain. A l'endroit des candidats à l'immigration clandestine, il a déclaré: '' Je reste pour bâtir mon pays''. Ce message fiction de Moussa est en réalité adressé à nos gouvernants. Par essence, votre jeunesse n'est pas suicidaire. Créez un environnement propice à son épanouissement professionnel, donnez-lui du travail et il s'accomplira. Car, « c'est en pensant à nos moments les plus sombres que nous devons nous concentrer pour voir la lumière'', selon Aistote Onasssis.
 
                    Soumahoro Alfa Yaya
Rédigé par: Urbain N'Dakon   le: Vendredi 14 Septembre 2018
Cher frère Soumahoro Alpha Yaya, merci pour cette réflexion que je voudrais prolonger. Le mal est profond, parce que les jeunes ne sont pas les seuls à ne pas croire en leur pays. Les parents, amis et connaissances, tout le monde apparemment succombe aux lumières trompeuses de l'Occident. Nous devons rééduquer nos enfants à croire en leur pays (je ne dis pas à croire en leurs hommes politiques), leur apprendre soit à faire leur bonheur sans trop attendre de la politique, soit à s'engager eux-mêmes en politique dans le but de changer les choses, mais surtout pas à fuir la terre natale. Une autre réflexion: Quand j'imagine toutes les sommes que les familles mobilisent pour permettre aux jeunes d'émigrer, les sommes dépensées pour investir dans l'agro-business, les sommes déposées chez les pasteurs des nouvelles églises, je me rends compte que nous ne sommes pas pauvres monétairement, mais en idées. Dernière réflexion: Je pense que c'est l'école qui doit porter le discours que nous portons, c'est l'école qui doit apprendre concrétement à un peuple à apprendre, à produire par lui-même, en sortant définitivement de la corruption, de la théorie de l'improductivité pour devenir la force de transformation positive du 21ème siècle dans le sens de l'entrepreunariat tous azimuts. Nous Savons mobiliser de l'argent, mais pas encore pour l'investissement productif. Et cela confine rapidement à la désespérance.