Le transport en Côte d'Ivoire : Le ministre ivoirien des transports dévoile sa stratégie pour la modernisation du secteur
lebanco.net - Publié le: 13-09-2018 - Mise-à-jour le: 13-09-2018 - Auteur: Larissa Gbaguidi
Le transport en Côte d'Ivoire :  Le ministre ivoirien des transports dévoile sa stratégie pour la modernisation du secteur
Le ministre ivoirien des transports dévoile sa stratégie pour la modernisation du secteur
Le ministre  ivoirien des transports Amadou Koné a été reçu ce jeudi 13 septembre 2018 à la tribune « les grands rendez-vous de l'Expression » (journal proche du pouvoir), pour débattre de son secteur et des perspectives de modernisation.
Le ministre ivoirien des transports a annoncé que désormais seules les entreprises de transport et non des particuliers seraient autorisées à exercer. « Il n'y aura plus de privés pour éviter ce genre de désordre. Cela passera à l'assemblée nationale », a-t-il indiqué au sujet des mini-cars de transports communément appelés « gbakas » et des taxis appelés  en Côte d'Ivoire « wôrô wôrô » et leur réputation de mauvaise conduite.
Mauvaise conduite qu'Amadou Koné a expliqué en citant entre autres les faux frais payés aux « gnambros » (groupement de chargeurs et syndicats dans le transport en commun ivoirien) et à certains policiers (en moyenne  entre 10000 et 11 000 F Cfa), le carburant (25000 Fcfa) et le versement journalier avoisinant 25000Fcfa, selon lui, pourraient expliquer cela. 
« Le ministère des transports et les transporteurs sont victimes des Gnambros »
Au cours de cette rencontre, le ministre Amadou Koné s'est aussi exprimé sur la question des « gnambros ». « Le ministère des transports et les transporteurs sont victimes des « gnambros ». Ils n'ont aucune autorisation, aucune existence juridique au ministère du Transports », a clarifié le ministre.
Face à cette situation, Amadou Koné dit travailler en étroite collaboration avec le ministère de la  sécurité. Chose qui a conduit récemment à la fermeture de la gare de Treichville (Abidjan sud), théâtre d'une   bagarre avec mort d'homme et emprisonnement de certaines personnes. Mais pour une solution  définitive, le ministre a annoncé  une loi régissant les organisations du secteur.
A côté des « gnambro», la question de la Société des Transports  Abidjanais (Sotra) (entreprise d'Etat) était au menu des échanges, notamment l'aspect concernant la libéralisation du transport lagunaire. Le ministre a révélé que l'une des raisons de cette libéralisation était le coût élevé des bateaux-bus. Il a révélé que le débat était aussi ouvert sur la situation  des bus. Cependant, il a précisé que  la question du transport demeurait plus sociale qu'économique. Pour cela, selon Amadou Koné, l'Etat travaille pour faciliter la vie aux populations.
 
A propos de l'anarchie des  mototaxis  et des pinasses.  
Le ministre a signalé que ce sont des activités qui ont vu le jour suite à un crise économique. Prenant le cas des taxis-moto, il a  dit qu'il était difficile d'y mettre fin de façon brusque étant donné les familles qui en dépendent. Par contre à Abidjan,  Amadou Koné reconnaît que ces mototaxis ne sont pas les bienvenues car les moyens de transports existent déjà et qu'il faut un minimum de modernité. Il en est de même pour les bateaux traditionnels appelés pinasses.
Le ministre ivoirien des transports a tenu à montrer à cette tribune que la Côte Ivoire poursuivait sur le plan terrestre, lagunaire et aéroportuaire, sa marche vers la modernisation du secteur.
Larissa Gbaguidi
Rédigé par: Gnambro   le: Dimanche 16 Septembre 2018
LE NON-RESPECT DU CODE DE LA ROUTE Certainement les moins violents et peut-être les moins indexés par les populations. Cependant les chauffeurs ont un rôle important dans le désordre qui sévit dans ce milieu. Au volant de leur véhicule, ils sont les champions de la mauvaise conduite et des stationnements interdits. En plus du non-respect du code de la route, ils sont passés maîtres dans l'augmentation du coût du transport lors des embouteillages ou aux heures de pointe. Il faut aussi noter à ce niveau qu'aujourd'hui il n'existe pas une véritable règlementation du transport urbain. D'autant plus que n'importe qui peut s'ériger en transporteur. A preuve, les taxis banalisés qui livrent une concurrence déloyale aux taxis compteurs. Une autre forme d'anarchie qui s'est enracinée dans ce secteur. Les différentes grèves qui ont eu lieu sans que cette situation ne trouve solution auprès des autorités compétentes montrent le manque d'organisation qui règne dans ce milieu. L'IMPACT DES SYNDICATS ET GNAMBROS Passés maîtres dans l'art de la violence, les syndicats de transporteurs sous nos cieux jouissent d'une triste célébrité. Le transport ivoirien est miné depuis belle lurette par le phénomène des syndicats et autres chargeurs communément appelés « gnambros », qui ont pris le secteur en otage. Comme une vraie mafia, ces personnes indésirables ont la mainmise sur toutes les activités du transport terrestre. Surtout le transport urbain, tant à Abidjan que dans les villes de l'intérieur. Ces syndicats, comme ils aiment se faire appeler, ont créé des gares un peu partout dans la capitale économique. Des lieux où ils rançonnent les chauffeurs. Omniprésents à tous les grands carrefours transformés en gares, les syndicats se livrent au racket systématique des chauffeurs et même parfois des usagers, au vu et au su des autorités. Créant ainsi une anarchie dans ce milieu. Parfois ce sont des bagarres et des morts qui sont enregistrés. On a l'impression que l'Etat est "impuissant".
Rédigé par: Lago Tape   le: Dimanche 16 Septembre 2018
Il suffit de se rendre dans l'une de nos gares routières pour comprendre tout le désordre qui règne dans le milieu du transport. Dans ce secteur d'activité, les gros bras font la loi. Cachés sous le vocable syndicats, ils extorquent de l'argent aux usagers et aux professionnels en toute impunité sous le regard "complice" des autorités. Parler du transport urbain ivoirien, c'est ouvrir la boite de Pandore avec tous ses maux. Depuis plus d'une décennie, l'Etat ivoirien ne cesse de prendre des mesures pour assainir le milieu du transport. Mais à chaque fois, au lieu d'avoir l'effet escompté, ces décisions créent un bon nombre de désagréments. Une mare insalubre dans laquelle pataugent, colère, désagrément, anarchie, violence, conduite non règlementaire, surfacturation. Bref, un chapelet de récriminations à l'encontre de ce secteur qui de plus en plus se fait remarquer de manière négative. Depuis quelques années, le secteur du transport a subi une métamorphose importante au point de devenir un milieu qui échappe à tout contrôle de la part des autorités en charge de sa réglementation. Et plus les années passent, plus ce secteur d'activité essentiel pour le développement de tout pays devient une véritable jungle dans laquelle chauffeurs et syndicats se livrent parfois une guerre fratricide. Dans cette atmosphère surchauffée, une autre entité est venue se greffer. Il s'agit des ''gnambros'', ces jeunes gens qui occupent les carrefours et les gares parfois improvisées pour aider les chauffeurs à charger leurs véhicules.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Vendredi 14 Septembre 2018
Les ministres se suivent et la gabegie reste. Woro-woro, gbakas, gnambros, tout cela résulte de l'inexistence d'une politique réelle de transports publics. C'est la Sotra qui en fait les frais. Quant à la gare lagunaire, tout le monde sait qu'on ne la répare pas pour laisser s'implanter durablement la STL qui appartient à "qui vous savez". Le Ministre étale une panoplie de fausses solutions qui ne feront qu'aggraver une situation très préoccupante.