" La République de Côte d'Ivoire est une et indivisible, laïque,démocratique et sociale......."
Pierre Soumarey - Publié le: 08-07-2018 - Mise-à-jour le: 08-07-2018 - Auteur: Pierre Soumarey
ATTENTION, ATTENTION, ATTENTION.
L'état doit strictement se limiter à ce principe républicain et ne pas s'impliquer dans les activités de la société religieuse, à l'exception de celles dont le caractère d'utilité publique est avérée. Aller au-delà de cette frontière est une perversité que j'ai toujours dénoncée. La levée de la séparation entre l'ecclésiastique et le séculier date d'avant le Président OUATTARA, mais il doit mettre fin à cette dérive. Chacun doit rester à la place qui est la sienne dans une République Laïque. Les populations font confiance aux religieux, c'est tant mieux. Mais ceux-ci doivent strictement se limiter à leur sacerdoce dans la sphère privée, et avoir une pleine conscience de leur responsabilité vis à vis de la société (cohésion et paix sociale) respecter la Loi et le principe réciproque de neutralité qui les lie à l'État (chacun son domaine de compétence propre). Dans leur rôle d'éveil de conscience, ils peuvent dénoncer les travers de la société, en ce qu'ils heurtent des principes ou des valeurs religieuses, c'est leur liberté. Cependant, ils ne peuvent aller au-delà, pour se heurter à la Loi républicaine. Tout comme l'État et les politiques n'ont pas le droit d'utiliser, d'exploiter et d'instrumentaliser le religieux pour conduire leurs actions ou manipuler les populations, comme cela s'est vu un moment en Côte d'Ivoire, avec la horde des faux prophètes.
ATTENTION, ATTENTION, ATTENTION
Nous avons déjà l'expérience de l'imposture, n'en rajoutons pas un travers encore plus dangereux: l'envahissement de la sphère publique par le religieux. Regardons bien ce qui se passe autour de chez nous. La dérive religieuse est un processus qui possède plusieurs configurations dans son mode d'action. Celle-ci se veut toujours au départ le parti des pauvres et des opprimés, pour s'introduire progressivement et subrepticement dans le champ politique, lorsqu'on est pas assez vigilant. Nous savons tous où cela aboutit.
Dans les États laïcs, les religieux sont tenus à ne pas commenter l'actualité politique dans leur prêche. Il sont soumis à une obligation de réserve. La liberté d'expression qui leur est accordée est réglementée, elle ne doit pas déboucher sur des excès qui tendent à troubler le bon fonctionnement de l'État, à exprimer des positions partisanes dans le jeu politique, ou à troubler l'ordre public. Cette approche sur la question est également celle du COSIM et de l'Épiscopat Ivoirien.
ATTENTION
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Mardi 10 Juillet 2018
Cet intérêt des politiques pour la chose religieuse relève du clientélisme le plus sordide. C'est tellement plus facile avec les ouailles qu'on peut adresser comme des groupes monolithiques censés obéir aux consignes de guides religieux facilement corruptibles ! Il est exact que tous ces cadeaux et faveurs consentis aux religieux par les représentants d'un Etat supposé laïc sont parfaitement inconvenants, anormaux et même choquants. Mais quand on est pourri, on ne l'est pas à moitié !
Rédigé par: SOUMAREY Pierre   le: Lundi 9 Juillet 2018
Tout à fait d'accord avec vous, c'est ce que je dénonce précisément. L'État n'a pas à assumer des activités cultuelles. Il doit se concentrer sur ses tâches et fonctions régaliennes. S'occuper des pèlerinage est une aberration dans un État laïc. Le Gouvernement doit y mettre fin.
Rédigé par: Vee   le: Lundi 9 Juillet 2018
Merci Fatou Diagne pour des commentaires clairs et factuels. En revanche j´ai du mal a comprendre Pierre Soumarey. De quoi parle t-il? Il prend tellement de precautions a ne heurter personne qu´il ne dit rien du tout. De quoi a-t-il si peur? Il est evident que la Cote d´Ivoire n´a jamais ete laique. Depuis Houphouet. Et cela continue. Vitel
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Dimanche 8 Juillet 2018
Pendant qu'on y est, ce n'est pas du tout le rôle de l'Etat d'envoyer les croyants Ivoiriens à la Mecque, à Jerusalem, Rome ou à Lourdes tous frais payés à l'heure où certains villages (de Dabakala par exemple) n'ont même pas de courant ou l'eau potable, des maternités et des dispensaires et manquent de tout. Aller en pèlerinage vers un lieu saint relève (en principe) de la vie privée. L'état en utilisant l'argent public pour financer ces voyages agit dans un but clientéliste, en vue d'acheter des consciences qui lui seront redevables. Cela n'est pas acceptable dans une période ou il y a d'autres urgences. C'est une manoeuvre politique sordide et pernicieuse, une violation de la laïcité. La religion du citoyen relève de sa vie privée, ainsi que son pèlerinage vers un lieu saint. Sur cette lancée, posons nous ouvertement la question : que fera donc l'Etat Ivoirien si les Harristes, les adeptes du christianisme céleste, les pentecôtistes, les assemblées de Dieu, les zoroastriens, les bahaïs, la adeptes de la scientologie et autres raëliens demandaient demain le même traitement pour leurs pèlerinages respectifs ? Il ne faut pas commencer ce qu'on ne peut pas terminer et L'Etat devrait se concentrer sur les besoins les plus urgents de notre pays. Il faudrait aussi arrêter aussi pendant qu'on y est, avec ces distributions de tonnes de sucre, de lait et de sacs de riz dans nos mosquées pendant le carême musulman et cela, avec l'argent de l'Etat. On retrouve souvent ces denrées en vente sur les marchés. Ceux qui disent d'arrêter ne sont pas contre la communauté musulmane encore moins contre nos parents (musulmans) du nord. Je suis issu d'une famille musulmane et il y a aussi des chrétiens dans ma famille... On nous répond souvent que c'est Houphouët-Boigny qui avait initié ce genre de pratiques. Nous disons ici que nous ne sommes pas obligés de continuer.