Tiburce Koffi : " Je suis content du travail abattu par le président Alassane Ouattara, mais..... "
lebanco.net - Publié le: 21-05-2018 - Mise-à-jour le: 21-05-2018 - Auteur: René Tiecoura
Tiburce Koffi :
A  Raleigh, la capitale de la Caroline du nord (Etats-Unis) depuis quelque temps « pour voir la famille », Tiburce Koffi répond aux questions de Lebanco.net. Présidentielle de 2020, Guillaume Soro, Henri Konan Bédié, etc., l'homme de lettres parle.
 
Lebanco.net : Un petit tour à Abidjan et puis s'en va. Pourquoi Tiburce Koffi n'est pas resté à Abidjan, après son retour d'exil ?
 
Je l'ai déjà dit à d'autres organes de presse : je suis venu retrouver ma famille qui réside aux Etats-Unis : mon épouse, nos enfants, notre petit-fils. J'ai été éloigné de ces êtres chers pendant ces trois dernières années où je me suis vu contraint par les événements que vous savez, de demander asile en France.
 
Comment avez-vous trouvé le pays, depuis votre dernier séjour ?
 
Il y a deux plusieurs aspects dans la vie d'un pays : le visuel et donc visible, et le non matériellement constatable ; c'est-à-dire la vie mentale des gens, leurs soucis, leurs attentes, leurs déceptions et satisfactions, leurs espoirs, etc. Sur le premier plan, j'ai retrouvé un pays en plein essor économique. Cela se traduit par les défis infrastructurels que le régime relève, avec bonheur, il faut le reconnaître. Ma grande satisfaction à propos de ce régime est vraiment le rendement. Alassane Ouattara est un président productif. Un bosseur. Un homme soucieux de laisser des traces durables : un bâtisseur. Je reviendrai sous peu sur cet aspect du personnage. Bref, c'est un homme qui a des options claires : l'économie comme voie de salut. Je dirais que c'est de l'économisme, c'est-à-dire, l'économie érigée en doctrine et foi. Ecoutez, à moins d'être vraiment de mauvaise foi, on ne saurait nier tout ce travail qui a été abattu et qui signe le passage, à mon avis, réussi, d'un dirigeant de caractère à la tête de ce pays. Ouf, ai-je envie de dire ! Car nous en avions et en avons besoin, après les temps de bavardages, de fainéantise et d'inefficacité qui ont caractérisé les deux régimes qui ont précédé Ouattara : Bédié et Gbagbo. Oui, dans l'ensemble, je suis content du travail abattu, sur le plan infrastructurel. Mais il y a encore tant et tant de choses à faire.
 
Quoi, par exemple ?
 
Le point faible de ce régime, c'est le volet social de l'embellie économique, l'envers de la médaille, en somme. Ici, vous avez, d'un côté, le chef et ses partisans qui vivent dans l'opulence ; de l'autre, la masse des démunis qui se débrouillent. Il s'agit d'une paupérisation choquante, et il faut rectifier le tir. Un autre aspect regrettable, c'est le volet politique : trop de prisonniers politiques, trop de mépris des droits de l'homme. Ici, il faut qu'on arrête de dire qu'il n'y a pas de prisonniers politiques en Côte d'Ivoire. Mme Simone Gbagbo, Samba David, Lida Kouassi, entre autres, sont bel et bien des prisonniers politiques. Il faut noter aussi que le régime n'a pas pu relever le défi de la réconciliation. Mais ne nous faisons pas d'illusions sur ce chapitre : le président Ouattara n'aura pas et n'a pas le temps de régler cette question, c'est un autre régime qui s'en chargera.
Lui s'est donné des urgences : réhabiliter et améliorer le tissu industriel et infrastructurel du pays mis en mal par ceux qui l'ont précédé, notamment le régime de Gbagbo, redonner vie économique au pays, rassurer les partenaires de l'extérieur de la fiabilité retrouvée de notre pays, rétablir la qualité dégradée du Protocole d'Etat par ses représentations extérieures, donc la diplomatie, etc. La tâche est immense. Et l'homme s'est fixé des échéances pour réaliser ces grandes tâches et de Grands Travaux pour la Côte d'Ivoire de demain. C'est un modèle de dirigeant pragmatique. J'avoue que je le comprends, sur ces points. Et je réitère l'admiration que j'ai toujours éprouvée pour lui sur ces questions-là, nonobstant quelques réserves qui, finalement, ne sont peut-être pas aussi importantes que je le pense. Bref, il faut retenir l'essentiel de cet homme qui, par les performances accomplies, aura signé, à la fin de ses mandants, les plus belles pages de l'après Houphouët-Boigny car les deux premiers des héritiers qui lui ont succédé n'ont pas vraiment été à la hauteur de la tâche, il faut le reconnaître. Cela a toujours été mon avis. Et tant pis pour ceux qui ne seront pas contents de lire ça !          
 
Quand l'intellectuel critique aujourd'hui d'autres intellectuels qui se taisent sur les "dérives" du pouvoir Ouattara, ne parle-t-il pas un peu de lui-même, lui qui s'étant aujourd'hui allié à Guillaume Soro, loue ce dernier et justifie même ces dérives ?
 
Il y a trois ou quatre questions ici, en un seul volet. Allons de manière plus méthodique, étape par étape. D'un : vous m'apprenez que moi, Tiburce Koffi, je me tais sur les dérives du pouvoir Ouattara. Je ne suis pas sûr que le Président Ouattara et ses collaborateurs aient cette même lecture que vous faites de moi, car je peux vous le dire, je ne suis pas en odeur de sainteté là-bas, malgré les apparences. Certes je compte des amis de haut rang au sein de l'appareil étatique ; mais ce sont des relations plus affectives que politiques. Et puis, ce que vous dites-là est absolument faux. L'actualité dément vos propos. Je viens de publier, il y a à peine une semaine, un article très critique à l'encontre du régime. Et je sais qu'ils sont encore fâchés contre moi. Et sans doute que ma peau doit être, encore, mise à prix par les cerbères et les requins du chef. Parce qu'ils n'arrivent pas à comprendre mon personnage. Pour moi, soutenir un régime ne revient pas à offrir chaque jour, un bouquet de fleurs au Chef de l'Etat, mais à adapter des attitudes alternatives relatives au travail accompli ; c'est-à-dire, féliciter le régime quand c'est bon ; et aussi, pointer du doigt les insuffisances que l'on a relevées, de bonne foi. C'est à ces conditions qu'ils peuvent s'améliorer.
Je ne crois pas aux vertus de la louange continue. La Bruyère, je crois, disait : « Amas d'épithètes, mauvaises louanges. » Or, et vous le savez, nos régimes nègres n'adorent que les gens qui disent des poèmes au chef de l'Etat. Non, ce n'est pas mon style. On me prend tel que je suis, ou on me rejette. C'est aussi simple que ça. Mon soutien à M. Ouattara demeure, et il le sait car je le lui ai répété à Paris au cours d'une audience qu'il m'avait accordée. Soutien, oui ; mais je garde mon esprit critique et ma personnalité en me réservant le droit de dire « oui » quand ça me paraît utile de le dire, et de dire aussi « non », si j'estime que telle option ou telle mesure n'est pas bonne. Je ne suis pas ministre pour être obligé de me taire par devoir de réserve.    
 
Aujourd'hui vous êtes allié à Guillaume Soro, et vous louez ce dernier et justifiez même ces dérives ?
 
Encore trop de questions. Allons pas à pas. Allié de Soro ? Oui, je suis l'allié de M. Guillaume Soro. Et alors ? Qui n'a pas été allié de M. Soro dans ce pays ? Même Laurent Gbagbo, alors opposant, l'a été ; devenu chef de l'Etat, il l'a été. Et son admiration pour M. Soro était sans limites, au point où il a affirmé un jour, hautement et sur un ton d'une euphorie délirante, que Soro a été le meilleur de ses Premiers ministres. La déclaration est chargée de conséquences et de sens graves, car je vous rappelle que le Président Gbagbo avait eu auparavant comme Premier ministre Affi Nguessan, Seydou Diarra et Charles Konan Banny. Je ne connais pas le cursus administratif et technocratique du premier, mais les deux derniers, Seydou Eylimane Diarra et surtout Charles Konan Banny étaient de hauts technocrates, dotés d'expériences administratives internationales incontestables. Si Guillaume Soro a pu les surclasser, et je n'ai aucune raison de douter de la bonne foi de M. Gbagbo, c'est que c'est un Monsieur hyper compétent ! Enfin, j'aimerais vous dire que les ¾, sinon toute la classe politique actuelle a été alliée de M. Guillaume Soro. Il a dirigé tous ces gens-là. Tous lui ont obéi et l'on salué avec respect et obséquiosité. En bons subalternes. Haut mérite : c'est bien Guillaume Soro qui a porté au pouvoir l'actuel chef de l'Etat. Et tous, ont vanté ses mérites. Vrai ou faux ? Pourquoi cela ne vous a-t-il jamais choqué ?
 
Est-ce pourquoi vous le louez aujourd'hui, et justifiez même ces dérives ?
 
Je ne reconnais pas avoir loué M. Guillaume Soro. Je n'ai jamais loué un homme. Si je devais louer des êtres humains, ce seraient mon père et ma mère. Je ne loue que Dieu. Et même si Dieu prend parfois le plaisir de s'incarner en un être humain, je reste convaincu que Guillaume Soro n'est pas Dieu. Il est très loin de l'être. Et je ne crois pas même que ce soit dans ses intentions de se prendre pour Dieu. Je le répète, c'est un monsieur intelligent. Très intelligent même.
 
Vous semblez oublier ses dérives.
 
Quelles dérives ?
 
Il a dirigé la rébellion.
 
Ah ! Vous vous parler des dérives de la rébellion ? Ecoutez, ceci n'a rien à voir avec nos rapports. Je ne connais pas le rebelle Soro, car je n'ai jamais eu à travailler avec ce personnage que je n'avais jamais rencontré durant ces folles années 2002-2011. J'avais même refusé de le rencontrer. A l'exception du Pr Zadi, les témoins de ces circonstances sont encore vivants. Donc je n'ai rien à voir avec le chef de la rébellion qu'il fut et qui a dirigé la Primature et commandé à des ministres de la république. Moi je vous parle de l'actuel Président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, Guillaume Kigbafori Soro, l'élu des élus du peuple ivoirien. Et je ne crois pas que M. Soro ait pointé un pistolet sur la nuque de chaque député pour l'obliger à voter en sa faveur. Ceux qui n'étaient pas d'accord avec lui ont voté librement « non » ; et rien ne leur est arrivé. Est-ce moi qui ait fait de lui l'élu des élus de ce pays ? Vous voyez donc qu'il s'agit là d'un haut personnage de l'Etat ayant deux légitimités ; donc d'un homme politique qui me paraît plus légitimé à nous diriger que le chef de l'Etat qui, lui, n'a qu'une seule légitimité. Alors, où est le problème qu'il y a à collaborer avec lui ? Voulez-vous me dire que le Parlement ivoirien est une Assemblée de délinquants et de proscrits de la république ?
 
Pour terminer, sachez que c'est M. Guillaume Soro qui est venu vers moi, et non moi vers lui. Je considère cette démarche comme une marque de respect. Et j'ai été éduqué à respecter ceux qui m'ont manifesté du respect. Oui, je suis l'allié de Guillaume Soro pour 2020. Et alors ? Le président Ouattara a dit clairement aux Ivoiriens et au monde entier qu'il ne sera pas candidat en 2020. Sans doute qu'il aurait été mon candidat. Alors qu'est-ce qu'on fait ? On va attendre Godot ? Moi j'ai trouvé Soro comme successeur valable. Et comme je n'ai pas pour habitude de taire mes convictions et de nager en eaux troubles, j'ai déclaré mes options. Personne n'est obligé de me suivre. Mais nul n'a non plus le droit de m'empêcher d'exprimer mes choix. On est en démocratie. C'est aussi simple que ça.
 
 Tiburce avait annoncé sa candidature en 2010, avant de se retirer. Sera-t-il candidat en 2020 ?
Candidat en 2020 ? Certainement pas, puisque j'ai mon candidat : Guillaume Soro. N'est-ce pas suffisamment clair ?
 
Entretien realisé par René Tiecoura à Washington, DC
 
 
 



 
Rédigé par: Bismark   le: Mercredi 23 Mai 2018
lire '' ce que...'' au lieu de ''ceux que...''
Rédigé par: Bismark   le: Mercredi 23 Mai 2018
Ceux que Monsieur Tiburce oublie de dire intentionnellement ou par oublie c'est que depuis l'arriver d'ADO la Côte d'Ivoire est entrée dans le PPTE que GBAGBO a négocié et que les occidentaux ne voulaient pas debloquer à cause de la gabegie qui s'était malheureusement érigée en mode de gouvernance. Sur ce plan de la malversation, il y a juste eu un recul, mais le mal est toujours là. Donc le PPTD donne presque 800 milliards à la Côte d'Ivoire par an. C'est même dommage que nous soyons à construire le pnt HKB à crédit, chaue fois qu'on emprunte ce pont, on doit payer ce credit. C'est nous qui construisons le pont. On arrache au pauvre contribuable, chaque fois qu'il passe sur ce pont 500 francs pour rien. Il aurait été plus efficace ces 500 F qu'on nous prend s'ils devaient servir à financer d'autre constructions. Mais malheureusement, nos 500 f vont dans un trou sans fond. Il faut que Tiburce dise cela aussi aux Ivoiriens, leur dire qu'Ado A FINANCI7REMENT PLUS DE MANOEUVRE QUE LES AUTRES PRESIDENT QU'IL QUALIFIE DE FAINEANT, alors que ceux là sans PPTE ont fait des réalisations. UN PEU DE RESPECT POUR LES GENS. ON EST PAS BETES. IL EST VRAI QUE CE QUE ADO FAIT AUJOURD'HUI LUI SUIRVIVRA, MAIS A QUEL PRIX POUR NOUS ET NOS ENFANTS!!!!!????QUE DIEU NOUS AIDE
Rédigé par: Bismark   le: Mercredi 23 Mai 2018
J'espère que ce n'est pas des yeux doux comme on le dis chez nous au pays que Tiburce fait à ADO pour se faire une petit place au soleil. la galère ne fait pas bon voisinage avec la vérité. Qu'est ce que ADO a fait pour mériter tant d'éloges et qu'est ce que Bédié n'a pas fait pour être traité de fainéant? -Le pont HKB qui porte d'ailleurs le nom de Bédié est le projet de Bédié que le coup d'Etat rétardé. -La centrale d'Azito? SI JE MENS corrigé est l'oeuvre de Bédié. -Les Henriette Konan Bédié sont l'oeuvres de Bédié,- lesEcole BAD sont construite sous Bédié. - La plupart des edifices administratifs du pays ont été cloturés sous Bédié, la Côtière, en déhors de la qualité, a été construite sous Bédié. Bédié a du gérer le boycott actif, trouvaille du Front Républicain, les casses des bus par le Front Républicain, caux qui aiment Bédié completeront certainement cette liste qui n'est pas exhaustive. On a accusé Bédié pour 18 milliard de l'UE et après le coup d'Etat on a blanchi. Aujourd'hui on peint une université à 175 milliards, personne ne dis mot. Aujourdh'hui les gens meurent du fait des microbes, personne ne parle, on enlève nos enfants personne n'en parle. Et pour te faire un peu de soleil tu qualifie Bédié de faineant. Cherche ton faineant. On peut accuser Bédié d'autres choses mais pas de fainéant avec un ton méprisant, alors que nous même on est incapable de montrer ce qu'on a fait.QUE DIEU NOUS GARDE
Rédigé par: Lebeny Serges   le: Mercredi 23 Mai 2018
Intellectuel(????) loin d'être sage...
Rédigé par: Se Bannir pour Soro   le: Mardi 22 Mai 2018
Tant mieux s il décide de s'allier à Soro. J ai trouvé dommage qu'il ait perdu son poste par naïveté car iil avait le profil idéal pour le poste. Qd on est nommé à un poste il faut éviter de critiquer aussi ouvertement ceux qui peuvent vous démissionner à la seconde. Entre le Fologo trop docile et l Anaky trop libre il faut trouver le juste milieu. Sinon on finit par perdre sa crédibilité. Que pouvait faire Banny l'outsider de culture Dida dans le marigot des durs du Centre qui ont pris en otage le PDCI? Tôle c'est pas tôle, Dioula c'est pas Dioula, Baoulé c'est pas Baoulé, Bété c'est pas Bété. Un Baoulé de Tiassalé n a pas forcément les mêmes réflexes que le Baoulé docile de Daoukro ou le Baoulé sang chaud de Bouaké qui ne craignait même pas Boigny. Bédié se trompe en pensant qu'il a la maîtrise du PDCI à travers des calculs ethniques. À force de vouloir faire du PDCI sa chose il a fini par chasser tous ceux qui ne vont pas prendre des ordres à Daoukro en feignant de supporter l'ode de son cigar sans avoir les couilles de lui dire que ça fait mégalo et que la mode est aux produits bio. Bédié et ADO ignorent la réalité sociologique de la CIV d'en bas contrairement à Soro qui sait où retrouver cette CIV qui ne croira la croissance à 2 chiffres que quand il aura 2 repas par jour
Rédigé par: Loethiers Mackan   le: Lundi 21 Mai 2018
"Tant pis pour ceux qui ne seront pas contents de lire ça". Qu'il y ait des internautes qui ne seraient pas contents de lire les insanités de Mr Tiburce équivaudrait à s'en prendre à la liberté de publication du banco.net.Mais au contraire qu'il y en ait qui soient mécontents de ses affirmations, si Mr Tiburce le dit lui-même avec cette extrême désinvolture, c'est qu'il est conscient de ne dire ce choses que parce qu'il est un libre penseur. Sauf que être libre penseur ne signifie rien. Et lorsqu'on parcourt toutes ses analyses, on s'aperçoit de l'incohérence qui caractérise ce qui pourrait être l'éventuel projet de société de Tiburce.
Rédigé par: Forestier ded Lahou   le: Lundi 21 Mai 2018
Un régime qui refuse d'entendre les critiques, et, pire, qui les fait taire par tous les moyens possibles et imaginables, n'a aucun avenir. Ce n'est pas avec les obséquieuses louanges et les cirages de pompes à tout vat qu'on progresse, mais par des analyses objectives et indépendantes, quitte à ce qu'elles soient désagréables à entendre. On est (du moins en théorie) dans des démocraties modernes, on n'est plus dans des régimes de monarchie absolue de droit divin, où prévalait le crime de lèse-majesté, prétexte à toutes sortes d'agissements arbitraires. Le meilleur allié du dirigeant actuel (moderne, qui a de l'envergure et qui veut aller de l'avant...), c'est la critique, l'écoute oreilles grandes ouvertes tous azimuts,ça n'est pas la flatterie d'un aréopage de porte-cotons. Un politicien avisé devrait relire La Fontaine (s'il ne le connaît pas par coeur), à commencer par "Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute" !
Rédigé par: koffi Tiburce   le: Lundi 21 Mai 2018
Merci, Liadé. Ce peuple a besoin de choc. De quelqu'un qui va leur asséner les vérités dont ils ont peur, tous. La course à l'Exécutif est une conquête. Je suis fatigué, moi, de ''servir'' des héritiers qui attendent qu'on leur offre un trône. Je ne suis pas né dans une famille de riches, moi. Je n'ai pas évolué dans ds milieux de riches. J'ai appris, comme Gbagbo, et comme de nombreux Ivoiriens de souche moyenne (sinon même en dessous de la moyenne), à me battre pour me construire. C'est vous qui m'apprenez que M. Banny pourrait être candidat du Pdci ; à moi, il n'a pas dit cela. Et puis, je ne suis pas un militant du Pdci pour attendre le point de vue du Pdci avant de m'engager. La politique n'est pas l'espace des hypothèses irréalistes. Je ne suis pas un opportuniste, ni un attentiste. C'est maintenant que doivent s'opérer les choix. car c'est maintenant que se prépare 2020, et non à la veille. En 2010 et 2015 aussi, nous avons attendu que M. Banny soit choisi par le Pdci. L'homme était en pleine ascension politique. On sait comment cela s'est terminé. Niet ! Bédié a décidé que, de son vivant, PERSONNE au Pdci, surtout pas un Banny, n'accéderait à l'Exécutif. Et vous savez pourquoi il fait ça. Alors, que dois-je faire ? Aller solliciter la haute science des komians pour qu'ils fassent fléchir le roi Bédié ? Et puis, M. Banny lui-même, ne peut-il pas se lever pour dire : 'Ca suffit, je suis candidat" comme il l'a fait en 2010 ? Le pouvoir politique ne se donne pas. Il s'arrache. Qui veut le pouvoir, part à sa conquête. Il n'attend pas qu'on lui offre. Vous rêvez, Monsieur. Moi, j'ai décidé de ne plus me laisser aller au rêve vain et abstrait. Je ne rêve plus désormais que lorsque je suis en train d'écrire un roman ou un poème... Maintenant, je m'adapte à la réalité. Je fais de la 'real politic'. Cela s'appelle, en termes houphouétiens "La saine appréciation des réalités". Et je ne sais pas tricher. Etre clair et honnête envers le public : voilà.
Rédigé par: Biba   le: Lundi 21 Mai 2018
Parfaitement d'accord avec messieurs Tiburce Koffi et Lago Tapé. La croissance doit être inclusive et pour qu'elle le soit, il faut que les PME locales aient les marchés de l'État. Ce sont les PME qui créent de l'emploi, font baisser le taux de chômage surtout chez les jeunes et contribuent donc à un partage de la richesse avec le peuple. C'est ce partage de la richesse qui crée une plus grande classe moyenne et fait diminuer la pauvreté d'un pays. Tout cela un tout. Nos politiciens doivent comprendre qu'avec un partage de richesse, vient moins de tension chez la population et moins de tension veut dire plus de stabilité et plus de croissance. Merci à ADO pour le travail accompli mais il reste beaucoup à faire. Il faut qu'il, lui ou son successeur, aide les PME locales pour que la Côte-d'Ivoire soit un pays émergent. Je profite de l'occasion pour dire à nos frères et sours que nous citoyens, devons aussi faire notre part, en se respectant, en nous entraidant, en gardant notre pays propre, en ne jetant pas les ordures n'importe où. Nous nous réfugions toujours derrière le gouvernement mais soyons nous-même des exemples pour nos enfants.
Rédigé par: Kakou Ananzé   le: Lundi 21 Mai 2018
Tiburce,Je résumes ton laïus: Bédié était un Roi fainéant!..et Gbagbo, un gros bavard inefficace!... Ouattara est un grand bosseur qui a remis le pays sur les rails!... Conclusions: tu zappes ton candidat initial,Charles konan Banny,qui pourrait être candidat du PDCI!...Ouattara,aurait sans doute été ton candidat,s'il se représentait...mais comme il n'est pas clair et que tu ne veux pas "attendre Godot", Soro sera donc certainement ton candidat... Voilà qui est clair!... Merci Tiburce!...
Rédigé par: Liade   le: Lundi 21 Mai 2018
Je salue la clarté du choix politique de monsieur Tiburce Koffi, car l'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller jusqu'au bout de sa pensée.
Rédigé par: Lago Tape   le: Lundi 21 Mai 2018
Ton affaire de Soro n'est pas clair...Je ne suis pas d'accord avec tout ce que tu dis, mais je suis d'accord avec toi que la croissance du pays n'est pas inclusive. Pour que la croissance de la Côte d'Ivoire soit plus inclusive, il faudrait favoriser aussi les PME ivoiriennes dans les grands chantiers de l'Etat (autoroutes, métro, mines, énergie, barrages...) qui sont octroyés aux multinationales marocaines, françaises, chinoises. Dans les autres pays émergents tels que l'Ethiopie, le Kenya, l'Afrique du sud, la Turquie, le Brésil.Ces pays ont des clauses de préférence nationale, qui obligent les multinationales qui ont les gros contrats de l'Etat sous-traiter de 35% à 50% avec les PME locales. Le Code des Investissements de CI et le Code des impôts contiennent beaucoup d'avantages et de privilèges pour les multinationales et les grands groups, qui ne paient pas d'impôts et qui achètent leurs outils de production en hors-taxes, sans compter que ces grands groupes sont aussi favorisés par rapport à nos PME locales, dans les gros marchés de l'Etat. L'Etat ne paie pas du tout ou alors, avec des années de retard nos PME ivoiriennes, qui sont ainsi étouffées financièrement et beaucoup font faillite. le Contenu local est le développement du tissu industriel local et des compétences locales en faisant participer nos PME aux activités industrielles dans les secteurs des hydrocarbures, des mines, de l'industrie et d forestière, des BTP, des services...Ce sont les retombées directes dans l'économie nationale attendues de ces activités, en plus du paiement des taxes, et des revenus ou royalties perçus par l'Etat. Pour les PME Ivoiriennes, c'est la maximisation de leur recours aux ressources humaines et entrepreneuriales locales dans l'exécution de leurs projets industriels et dans leurs activités courantes. Les PME ivoiriennes vont embaucher plus de jeunes ivoiriens, si elles ont des contrats de l'Etat... Bref, Tiburce, tu as raison. La croissance n'est pas inclusive...