Cocody :la CNDHCI réagit face aux déguerpissements
CNDHCI - Publié le: 15-05-2018 - Mise-à-jour le: 15-05-2018 - Auteur: CNDHCI
Cocody :la CNDHCI réagit face aux déguerpissements
Le 27 mars 2018, la Commission Nationale des Droits de l'Homme de Côte d'Ivoire (CNDHCI) a été saisie relativement au déguerpissement, le 07 mars dernier, des populations riveraines de la forêt classée de Mopri (Tiassalé), reparties dans quarante-cinq (45) villages et campements.
 
Au cours de cette opération, des biens privés et sociocommunautaires dont neuf (09) écoles et un centre de santé, ont été incendiés ou détruits. Les victimes vulnérables se sont réfugiées dans les villages environnants, occasionnant ainsi un surpeuplement, la flambée du loyer dans ces localités et l'abandon précoce de la scolarité de leurs enfants.
 
Le mardi 08 Mai 2018, des habitants de la cité Bel-Air à Cocody Danga (Abidjan), ont été déguerpis dans le cadre d'une opération menée par la Société Ivoirienne de Gestion Immobilière (SICOGI), en exécution d'une décision de la Cour Suprême, l'arrêt N°003/18 rendu à son audience du 4 janvier 2018.
 
La CNDHCI, sans remettre en cause les décisions judiciaires et administratives des autorités publiques, observe cependant que ces déguerpissements surviennent non seulement en pleine année scolaire mais aussi en cette saison des pluies. Elle relève que cette situation est de nature à affecter les conditions de vie des individus concernés, occasionnant ainsi une atteinte aux droits des personnes : famille sans logis, perturbation voire interruption de la scolarité des enfants, ...
 
 
La CNDHCI rappelle que les opérations de déguerpissement doivent tenir compte de certains droits fondamentaux notamment, le droit à l'éducation, à la santé et à un logement décent. Ces opérations doivent en toutes circonstances préserver la dignité humaine des populations visées.
 
La CNDHCI invite par conséquent le Gouvernement à prendre toutes les mesures d'accompagnement sociales et humanitaires nécessaires en faveur de ces populations en veillant à leur relocalisation dans un espace viable.
 
La CNDHCI, tout en  invitant les populations déguerpies à la négociation avec toutes les autorités, reste activement saisie.
Fait à Abidjan, le  14 mai 2018    
               La Présidente
 
 
 
 
      Namizata SANGARE
Rédigé par: kokobliko   le: Mercredi 16 Mai 2018
entre nous, quand on occupe illégalement un lieu et qu'on nous avertit de quitter ce lieu pendant plus d'un an et qu'on refuse de partir, de quitter le lieu. Q'est ce que le propriétaire fait pour entrer en possession de son bien. droit de l'homme d'accord, mais civisme d'abord. On ne peut faire preuve d'une résistance abusive et parler de droit de l'homme. Je suppose que la côte est un état de droit.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Mardi 15 Mai 2018
Les droits de l'homme n'impliquent pas qu'on puisse s'installer n'importe où dans les espaces protégés et sur le domaine public et y prospérer tranquillement. Ceux qui le font agissent en pleine connaissance de cause, et les déguerpissement ne se font jamais sans avertissement préalable des populations concernées. La CNDHCI, comme souvent, fait encore fausse route en défendant l'indéfendable.
Rédigé par: Bismark   le: Mardi 15 Mai 2018
Tout cela montre que l'Etat ne travaille pas pour les Ivoiriens. Pourquoi attendre la saison des pluies pour mettre les gens dehors? Pourquoi ne pas attendre les vacances scolaires pour exécuter la décision judiciaire? Pourquoi après tant d'année passés dans une maison, l'Etat n'a pas travaillé pour qu'on parvienne à une location vente? bon cette dernière questions n'est pas trop mon sujet d'indignation. Mais vraiment,l'Etat doit apprécier l'opportunité de l'exécution des décision de justice et leur impacts sociaux. C'est cela aussi le rôle de l'Etat. QUE DIEU NOUS AIDE.