Inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem
le pays - Publié le: 15-05-2018 - Mise-à-jour le: 15-05-2018 - Auteur: Le pays
Inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem
Quelles conséquences pour l'Afrique ?
De la parole, le président américain, Donald Trump, est passé à l'acte. En effet, hier, 14 mai 2018, il a réalisé sa promesse de campagne, de transférer l'ambassade des Etats-Unis en Israël, de Tel Aviv à Jérusalem. Malgré la réprobation générale, Donald Trump a tenu, contre vents et marées, à mettre en ouvre cette loi votée en 1995 par le Congrès américain mais qui a sans cesse été repoussée par ses prédécesseurs en raison de la délicatesse de la question qui ne peut pas ne pas avoir d'influence sur le processus de paix israélo-palestinien. Là où Bill Clinton, Georges W. Bush et Barack Obama n'ont pas osé mettre le pied parce qu'ils savaient qu'ils marchaient sur des oufs, le grand blond de la Maison blanche n'a pas hésité à sauter pieds joints, pour tenir une promesse de campagne qui faisait déjà polémique.
Un autre pavé jeté dans la mare
En cela, l'on ne peut pas dire que Donald Trump manque de cran. Même quand ses décisions sont impopulaires, il met toujours un point d'honneur à les tenir, quitte à froisser au passage certaines convenances diplomatiques. On l'a vu avec son retrait de l'accord sur le climat, qui avait créé la consternation dans le monde. Récemment encore, c'est l'accord sur le nucléaire iranien qu'il froissait allègrement et jetait à la poubelle, au grand dam de nombreux pays. Et voici un autre pavé qu'il vient de jeter dans la mare, avec cette reconnaissance tacite de Jérusalem comme capitale d'Israël, malgré le tollé et la réprobation générale.
En le faisant, l'Amérique est certes dans son bon droit, et le président américain reste logique avec lui-même. Mais mesure-t-il seulement la portée de son acte qui pourrait mettre en péril la paix dans cette région ? Reste-t-il encore de l'empathie dans le cour de cet homme qui n'était pas sans savoir que sa décision provoquerait de nouvelles tensions au Proche-Orient ? Donald Trump est-il un dirigeant responsable ? Cet homme a-t-il une pierre à la place du cour ? Son cour saigne-t-il à la vue de cette nouvelle tragédie ? Sans doute s'amuse-t-il à voir le sang des Palestiniens couler encore une fois. Quoi qu'il en soit, les dés sont jetés et depuis ce 14 mai, Jérusalem est officiellement reconnue par les Etats-Unis d'Amérique comme la capitale d'Israël. Pour une victoire diplomatique pour l'Etat hébreu, c'en est véritablement une sur son éternelle rivale, la Palestine, avec laquelle il se dispute depuis la nuit des temps, la ville sainte. Mais cette décision unilatérale du président américain, peut être lourde de conséquences pour la paix dans le monde. Déjà, on enregistrait des dizaines de morts et plusieurs centaines de blessés lors des affrontements qui ont opposé les Palestiniens à l'armée israélienne, dans la journée d'hier qui a connu l'inauguration de cette ambassade américaine où une douzaine de pays africains étaient représentés, au moment où de nombreuses délégations à travers le monde, déclinaient l'invitation. Notamment les diplomates européens qui ont décidé de boycotter la cérémonie, de même que de nombreux députés arabes. Et l'on peut s'attendre à ce que les répliques telluriques de ces violences en lien avec cette reconnaissance, se traduisent, à travers le monde, sous d'autres formes de protestation contre cette décision américaine qui risque de rendre la cohabitation encore plus difficile avec les Palestiniens.
Et l'Afrique n'est pas en reste, car il y a longtemps que de nombreux pays du continent ont épousé la cause palestinienne. Pour autant, les dirigeants africains oseront-ils lever le petit doigt ou même montrer leur désapprobation de cette décision américaine ? Rien n'est moins sûr. Pourtant, il n'est pas exclu qu'en guise de représailles contre cette décision de Washington, les intérêts américains soient ciblés à travers le monde par des attaques terroristes.
Donald Trump entrera dans l'Histoire. Mais de quelle façon ?
En tout cas, par cette décision, l'Amérique est en train de donner des arguments aux djihadistes pour encore sévir contre elle. Et à défaut, contre l'Afrique notamment, qui, aujourd'hui, se présente comme le ventre mou de la lutte contre le terrorisme. C'est dire qu'elle pourrait bien faire les frais d'éventuelles représailles contre des intérêts américains sur le continent. Car, comme le dit l'adage,  « à défaut de la mère, on tête la grand-mère ». A défaut donc de pouvoir terrasser le baobab américain en le frappant sur son propre sol, rien ne dit que les terroristes ne pourraient pas commencer à en couper les branches en s'en prenant à des cibles beaucoup plus accessibles. A ce jeu, le continent africain où l'Oncle Sam ne manque pas d'intérêts, paraît pour le moins exposé. Pour autant, peut-on s'attendre à une levée de boucliers des dirigeants africains contre cette mesure américaine ? Rien n'est moins sûr. Car, en dehors du roi du Maroc qui a encore réitéré son rejet de ce transfert, il y a fort à parier que ce sera motus et bouche cousue dans la plupart des capitales du continent. Et pour cause : ils ne doivent pas être nombreux à vouloir s'attirer les foudres de l'iconoclaste locataire de la Maison Blanche, qui n'avait, du reste, pas hésité, en décembre dernier, lors de l'examen du projet à l'ONU, à brandir des menaces de frapper au porte-monnaie, ceux qui voteraient contre son projet de reconnaissance de la ville sainte comme capitale de l'Etat hébreu. Or, connaissant la dépendance de nos Etats de l'aide extérieure, il ne faut pas s'attendre à ce que le président américain soit véritablement contrarié dans son élan, en Afrique. La messe est donc dite, et l'on attend de connaître les pays que l'Oncle Sam va entraîner dans son sillage. Pour sûr, en agissant comme s'il voulait dérégler le monde, Donald Trump entrera dans l'Histoire. Mais de quelle façon ?
« Le Pays »
 
Rédigé par: Bismark   le: Jeudi 17 Mai 2018
A ce que je sache, Israel ne s'est jamais opposé à la présence de palestiniens à Jérusalem. Israel dit que Jérusalem est sa capitale éternelle. Ce n'est pas parce qu'au bout d'un certain temps tu laisse ta maison que quelqu'un va l'occuper et se l'approprier. Quand tu reviens par humanisme tu peux laisse cette personne y vivre mais elle doit reconnaître la propriété du lieu. Les Jebusiens qui ont été vaincus et chassés de Jérusalem lors de la conquête de Josué ont perdu leur terre à l'issue d'une guerre et ce peuple n'est pas celui qui reclame à Israel Jerusalem. D'ailleurs la plupart des peuples installés ont acquis leur terre par la guerre, mais cela ne leur enlève pas leur droit sur cette terre. Il faut que les Palestiniens acceptent de vivre à Jérusalem mais qu'ils reconnaissent la citée appartient au Juifs. Tant que la Communauté internationale n'oeuvre pas pour que les Palestiniens admettent ce fait, le conflit ne pourra pas prendre fin. Il ne sert à rien de mettre les enfants devant les canons pour susciter l'émoi de la Communauté internationale. Plusieurs ville symboles du judaïmes et du christianisme ont été cédés; mais les palestiniens veulent ce que Israel ne veut pas leur ceder. Oui simplement parce que le principe c'est que les Arabes ne veulent pas voir une autre culture au milieu d'eux. Mais plusieurs pays ont commencer à comprendre à commencer par l'Egypte et l'Arabie Saoudite. iL FAUT METTRE FIN A CE CONFLIT QUI ENDEUILLE CHAQUE JOUR DES FAMILLES QU'ELLES SOIENT JUIVES OU PALESTINIENNES. UNE FOIS CETTE QUESTION DE JERUSALEM RESOLU, JE PENSE QU'ON AVANCERA. WAIT AND SEE.QUE DIEU NOUS GARDE
Rédigé par: foufou   le: Jeudi 17 Mai 2018
Les Saintes écritures sont saintes pour ceux qui y croient. L'histoire nous dit autre chose. Mais même dans la Bible, il est clair que les juifs se livrent à une guerre "avec l'aide de Dieu" pour occuper cette terre. Il y avait des peuples non juifs qui ont été massacrés avec "l'accord et les recommandations de Dieu", il faut relire les histoires bibliques des batailles menées par Josué. La terre promise à Moise était déjà habitée, non? Ensuite, bien plus tard, en 1948, lorsque l'état d'Israël est créé par les puissances occidentales coupables à des niveaux divers de responsabilité de la Shoa, les juifs qui arrivent, viennent pour la plupart d'Europe; leur ancêtres ont quitté la Palestine où ils ne vivaient pas seuls depuis des siècles et les palestiniens qui y vivent ne viennent de nulle part ailleurs. Ils sont bien chez eux. On ne peut pas s'appuyer sur la Bible pour justifier cette injustice qui se vit sous nos yeux. On a en Israël aujourd'hui des descendants de juifs d'Europe, les Ashkénazes, des descendants de peuples européens convertis au judaïsme donc devenus juifs, des descendants de juifs d'Espagne et d'Afrique du nord les séfarades etc... Il faut arrêter de nous faire croire que ceux qui reviennent en 1948 sont les descendants de ceux partis lors de l'exode du peuple juif. De plus, même si c'était le cas, en quoi cela leur donnerait plus de droits que les arabes et palestiniens qui ont toujours vécus sur cette terre et qui ont subis la colonisation anglaise avant de se faire expulser par les nouveaux venus par la force avec le soutien des occidentaux, royaume britannique en tête? Certains s'appuient sur la Bible pour décider de la vie de tous, chrétiens, juifs et non chrétiens, musulmans, indous, bouddhistes, athées etc. pourtant on peut prendre l'histoire comme base, on serait moins arrogants, moins affirmatif et donc plus lucide et juste dans nos prises de position.
Rédigé par: nas   le: Mercredi 16 Mai 2018
l'amerique ecrase tout le monde y compris l'europe et personne n'a le culot de s'interposer.et quand a l'Afrique quoi dire !!!! apres on se dit pourquoi y'a tant de haine dans ce foutu monde.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Mardi 15 Mai 2018
C'est une erreur historique. Avec ses positions stupides, Trump nous entraîne inexorablement vers un conflit mondial.
Rédigé par: Bismark   le: Mardi 15 Mai 2018
Au contraire je pense que Trump entrera dans l'histoire avec gloire. Depuis plus de 60 ans, le monde est sur une affaire qui n'évolue pas parce que la communauté internationale a peur de dire la vérité et de faire ce qui est juste. Qui ne sait pas en lisant l'histoire et les Livres saints que Jérusalem est la capitale éternelle d'Israel? En quoi faire de Jérusalem la capitale d'Israel empêche le processus de paix d'avancer? Tout le monde travaille pour que la crise ne finisse pas. l'On sait que le Lieu saint de l'Islam, c'est la Mecque. Mais pourquoi faire encore de Jérusalem le lieu saint de l'Islam encore si ce n'est juste pour créer des difficultés dans le processus de paix? Et à force de repeter cela dans l'oreille de tout le monde, on en a fait un point insurmontable. Dans une négociation, quand tout se bloque, pour avancer, il faut faire des concessions. Israel a fait des efforts en cédant des terres tel qu'Hébron, Béthleem, dont tous connaissent l'histoire dans la chrétienneté. Mais il faut que les Palestiniens aussi fassent des efforts! En quoi avons nous avancé quand Israel a cédé ces terres que je viens de citer? Il faut que les Palestiniens acceptent de faire un grand sacrifice, si vraiment ils veulent la paix pour eux mêmes et pour leurs enfants. Les aides internationales qu'on leur donne, au lieu de créer des écoles construire des hopitaux, ils construisent des tunnels pour tuer des juifs. Israel a dit que Jerusalem est sa capitale. Et cela est conforme au plan de Dieu. C'est dur de l'admettre mais quand vous lisez les Saintes Ecritures, Jérusalem est la capitale d'Israel et Dieu a promis de restaurer Jérusalem. Ce n'est pas les élucubrations humaines qui y changeront quelque chose. Que Dieu nous aide.