Les Désunions houphouétistes et la Paix bohème !
Mamadou Djibo, PhD - Publié le: 06-02-2018 - Mise-à-jour le: 06-02-2018 - Auteur: Mamadou Djibo, PhD
Les Désunions houphouétistes et la Paix bohème !
Les Houphouëtistes ivoiriens, surtout ceux-là et non ceux des autres pays d'Afrique, prétendent incarner la paix dans la désunion. Certains y voient le maintien de l'inscription institutionnelle de la rivalité dans les veines des disciples circonstanciels du grand bâtisseur Houphouët-Boigny. Les vrais et les lucides héritiers qui affectionnent l'injection du patriarche de tenir l'intelligence des circonstances pour inférer, raisonnablement, sur ce qui est et ce qui doit être anticipé, ont rendez-vous avec l'histoire heureuse en 2020. Je l'appelle l'intelligibilité circonstancielle incarnée. Les observateurs se sont quant à eux, rappelés qu'à la mort du Président Houphouët-Boigny, sa sagesse lui avait permis de confier le PDCI-RDA à Laurent Dona Fologo, le gouvernement à Alassane Ouattara, l'Armée à Robert Guéï et le graal, le dauphinat à Henri Konan Bédié. Il s'ensuivait que le vécu politique, le rapport de force et leur usage décisif étaient diffus au profit de la paix. Le Président Houphouët-Boigny  consacrait dans une forme d'invariance du statu quo de l'excellence, la rivalité équidistante du fauteuil présidentiel pour tous. La paix est la candidate adulée de la Côte d'Ivoire et de l'Afrique. Exit tous ces choix préférentiels personnels non avisés, désinvoltes lors  même que dans la démocratie électorale représentative, seul compte le choix souverain du peuple, dans la transparence et la crédibilité. Excepté, la paix et la souveraineté du peuple exercée dans la transparence des choix, toutes les autres options combinatoires des politiciens convoient des vanités. Ramenées à l'héritage du Père-Fondateur, il y a comme vendange de la denrée rare qui est la paix au profit des combinatoires bureaucratiques et surestime des puissances dites exécutives, çà et là. D'ailleurs depuis la mort du Sage, toutes les conjectures politiques entre ses héritiers vont de la création désinvolte et solitaire de parti affranchi de l'idéal solidaire, unitaire et rassembleur.  Les rivalités ont surgi et ont poussé tous les ambitieux sans assise électorale à franchir le Rubicon RDA, soit pour consolider la lubie ivoiritaire autoproclamée identité millénariste pure ou pour la combattre. Quant au péril encouru, idéalement, le sursaut électoral rassembleur se fera au deuxième tour dénommé, le Tour RHDP. Si cet élan rassembleur a confirmé le succès électoral présidentiel en 2010, peut-on l'entrevoir en 2020 alors même qu'on est aux responsabilités nationales depuis bientôt dix ans ? Les acheteurs d'infortune acquiesceront tandis que les lucides soupçonnent un renversement de perspectives, de redimensionnement du paysage politique et de sortie des impasses générationnelles. Puisque le bon sens qui aurait consisté alors à abolir les dettes de rancunes, de haine interpersonnelle, de disputes sur la rente du pouvoir et autre surestime personnelle des uns contre les égoportraits narcissiques des autres, est devenu l'ennemi de la chose politique RHDP. Les égos sont advenus l'idéalité en lieu et place de la solidarité, de l'humilité, de l'écoute bienveillante des militants et l'attachement à l'éthique de la responsabilité. Un champ de ruines, de désolation houphouëtiste, un soupçon d'espoir de paix tronquée, de réconciliation transie par le vrombissement catasthématique des calculs dérisoires. Bref, un leadership introuvable parce qu'ayant abandonné sa base arrière, des catégories sociales populaires pour se surestimer et s'empiffrer de sa propre excellence auto-référencée. Adieu Houphouët-Boigny, adieu la bienveillance ! La vieille élite a désappris la sagesse, convole en noces traumatiques avec la folie des urgences superficielles et, elle n'incarne plus l'intelligence circonstancielle. Le fanion RHDP de la volonté fédératrice est jeté par-dessus bord tandis que les embuscades rivales, mesquines s'invitent à la fête électorale de 2020. Les risques exorbitants aussi. Qui s'occupera de l'orpheline nationale, la paix ? Et la transparence procédurale du moment démocratique 2020? Et la tranquillité des citoyens ? Le Candidat adulé de la Côte d'Ivoire n'est-elle pas la Paix ? Concilions-nous donc avec la Réconciliation, le quatrième volet de l'Accord Politique de Ouagadougou. Le Président Guillaume Soro Kigbafori dans sa constance politique, son attachement indéfectible à la Paix houphouëtiste, fidèle à la justice citoyenne et au gouvernement de la loi (triptyque que les 4 gouvernements qu'il dirigeait comme Premier ministre de Côte d'Ivoire, a réalisé), nous y invite. Exactement comme Aristote disait de Pisistrate qui prenant le pouvoir à Athènes l'antique et qui « assurait toujours la paix et veillait à la tranquillité du peuple ». Ce que la force de la loi a apporté comme gouvernement démocratique en 2010, le rassemblement de tous les enfants ivoiriens devrait pouvoir obtenir la paix et la réconciliation. Le chantier prioritaire de l'Emergence, c'est bien celui-là. Il suffit de constater que le Royaume du Maroc et la Corée du Sud, au même niveau dans les années 70 sinon dans le wagon arrière, n'ont dépassé la Côte d'Ivoire et le Ghana et le Nigeria que par l'insuffisance du leadership de ces pays à construire la paix et apporter la stabilité. La Passion houphouëtiste est la paix. Que la Côte d'Ivoire poursuive sa passion, elle rencontrera le succès. Détournons-nous des combinaisons exécutives tarabiscotées. La clarté est le chemin de la paix.
En l'an 594 avant J-C, il y avait une ambiance de luttes, d'affrontements à Athènes entre les aristocrates et le peuple sur le sort des dettes parce que les pauvres étaient les esclaves des riches (1) comme Aristote le notait dans la Constitution qu'il a rédigée pour Athènes entre 329 et 322.  Transposé au champ politique houphouëtiste en cours d'effritement de la volonté fédératrice, tout se concevrait comme le surgissement de la parole forcenée contre la parole a priori, les enflures des diktats contre la construction bienveillante de consensus, les indigestes profils dans une belligérance froide.
Il en découle que l'union chantée RHDP ne l'est pas dans une seule bouche, celle du RDR. Ou plutôt celle du PDCI. Ou plutôt celle de l'UDPCI. Ou plutôt celle des ex FN, les citoyens rassemblés autour du Soroïsme, l'envol de l'Espoir et de l'Agir en Commun. Mais la maison commune qui connecte toutes ces émotions politiques, celles d'ici et de l'ailleurs africain, c'est précisément le RDA. Le dicton suggère comme le RDA à sa création, qu'il valait mieux faire constater que le miel n'est pas bon dans une seule bouche pas plus que la parole surtout lorsqu'elle n'est pas sage. Le Président Bédié conseille, élégance fine, au parleur d'avoir pitié de celui qui écoute. La parole rare est ravissement. Merci au mari de la Biche royale !
Agir en commun, c'est l'envol des solidarités au cour de l'identité houphouëtiste, visionnaire et bienveillante. L'Ivoirité ayant détruit ce socle commun, les quêtes multiples de l'identité houphouëtiste courantes sont assez partisanes pour incarner cet idéal. Elles sont des quêtes frelatées qui surajoutent la vacuité de la saison politique à la vacuité des anticipations. Il urge une rupture de type copernicien. Le changement générationnel veut l'incarner et ensemencer, rituel du départ nouveau, l'appel au rassemblement lancé par les Pères en 1946 à Bamako. Ayons la foi, réconcilions-nous et montons cette Première marche avec audace. Nous reconnecter avec l'histoire heureuse, c'est sortir des impasses de la génération sortante par la Réconciliation et Agir en Commun. Le leadership d'excellence, d'engagement constructif du Président Guillaume Soro Kigbafori en est le ferment. Aidons-le !
 
Rédigé par: Gustave   le: Jeudi 8 Février 2018
M. Mamadou Djibo PhD, Je me demande pour qui avez-vous écrit cette contribution si ce n'est pour les universitaires et autres professeurs de français ? car je trouve que vous auriez pu éviter d'user d'un langage trop pédant pour vous faire comprendre par le maximum de lecteurs. N'est pas là le but d'un tel texte, se faire comprendre par le plus de personnes ? Or votre article est parsemé de mots recherchés comme pour justifier votre PhD. C'est ce qui se passe entre ceux qui croient être les maitres face à ceux qu'ils croient être leurs élèves ou étudiants. A quoi ça rime de compliquer des choses simples ? Finalement on y comprend pas grand chose sans recourir au dictionnaire à chaque paragraphe. Bien essayé mais la prochaine fois, merci d'utiliser un langage simple permettant à tout lecteur de comprendre vos idées. Dommage !