Appui des Etats-Unis au Projet d'Appui au Renforcement de la Réponse aux Violences Sexuelles Basées sur le Genre (VSBG) en Côte d'Ivoire
Ambassade des Etats-Unis - Publié le: 07-12-2017 - Mise-à-jour le: 07-12-2017 - Auteur: Ambassade des Etats-Unis
Appui des Etats-Unis au Projet d'Appui au Renforcement de la Réponse aux Violences Sexuelles Basées sur le Genre (VSBG) en Côte d'Ivoire
Le Chargé d'Affaires de l'Ambassade des Etats-Unis Katherine Brucker a annoncé le mercredi 6 décembre 2017 à Abidjan une assistance d'environ un million de dollars visant à soutenir le Projet d'Appui au Renforcement de la Réponse aux Violences Sexuelles Basées sur le Genre (VSBG) en Côte d'Ivoire. Le Projet VSBG sera exécuté par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et contribuera à la promotion de la paix et de la réconciliation, en mettant un accent particulier sur les régions ouest et sud-ouest du pays qui sont plus affectées par les conflits.
 
Au cours d'une réception assistée par le Ministre de la femme, de la Protection de l'enfant, et de la Solidarité, Mariatou Koné, et offerte aux représentants d'une dizaine de pays ; diverses organisations internationales, non gouvernementales et communautaires ; ainsi que des leaders du secteur privé dans le cadre de la commémoration des 16 Jours d'Activisme contre les Violences Basées sur le Genre, Mme Brucker a déclaré que ce don servira à la mise en ouvre du projet pour la pérennisation et la consolidation des acquis de la Côte d'Ivoire en matière de la paix, la réconciliation nationale et de cohésion sociale après le départ de l'ONUCI.
 
Mme Brucker a profité de l'occasion pour souligner l'ampleur du phénomène mais aussi la nécessité de continuer la campagne afin d'éliminer les violences basées sur le genre. « Que faut-il pour que le plus fort arrête de s'en prendre au plus faible, que les sociétés arrêtent de couvrir de honte les victimes, et que les gouvernements punissent les coupables en bon criminels qu'ils sont ?  Je n'ai pas les solutions, mais je peux vous donner ce soir deux suggestions : l'importance des partenariats et l'importance du dialogue, » a-t-elle souligné.
 
Le Chargé d'Affaires de l'Ambassade des Etats-Unis a demandé aux victimes des violences de briser le silence, avant d'ajouter : « c'est la raison pour laquelle nous nous rassemblons chaque année pour la campagne des 16 jours en arborant la couleur orange. »
 
 
Le projet VSBG permettra en outre de renforcer le professionnalisme des forces de sécurité intérieur, l'efficacité de la justice, la confiance des populations dans les instruments légaux et les capacités nationales et celles des services de sécurité en matière de prise en charge des cas de violences sexuelles basées sur le genre.
Rédigé par: Lago Tape   le: Vendredi 8 Décembre 2017
''47,93% des filles victimes en CI sont des analphabètes''- Une Etude de l'Organisation non gouvernementale (ONG), SOS Violences sexuelles, sur l'exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales (ESEC) révèle que 47,93% des filles victimes de ces ESEC sont analphabètes contre 9,23% des garçons. L'étude a été effectuée entre 2016 et 2017, à Abidjan et dans trois villes de l'intérieur (Man, Bassam et Korhogo) concerne 251 jeunes filles et garçons. La prostitution est la principale cause des ESEC. ''62% des victimes interrogées ont été exploitées dans la prostitution par le biais d'un intermédiaire alors que l'exploitation sexuelle des enfants dans le voyage et le tourisme (ESEVT) concerne 16% des enfants enquêtés''. ''L'étude indique, également, une vulnérabilité particulièrement élevée à l'ESEC chez les mineurs autour de l'âge de 16 ans. 47,93% des filles victimes sont analphabètes, contre 9,23% des garçons parmi la population enquêtée''. Les enfants interrogés dans le cadre de cette étude, affirment, avoir recours à l'ESEC pour subvenir à leurs propres besoins (primaires ou secondaires) ainsi qu'à ceux de leur famille avec une forte proportion d'enfants victimes de nationalité ivoirienne (79,2%). L'étude témoigne d'une pluralité de contextes familiaux parmi les 251 enfants interrogés.''En effet, 13,5% d'entre eux affirment vivre avec leurs deux parents biologiques, 13,6% chez un des deux parents, 32,8% chez d'autres membres de leur famille, 22% avec des personnes sans lien de parenté et 9, 7 disent vivre seuls'', indique l'étude qui a fait plusieurs recommandations pour la protection des enfants victimes d'ESEC. L'enquête de SOS Violences Sexuelles a été réalisée avec l'appui d'ECPAT (End Child Prostitution, child Pornography and Trafficking of children) France, ECPAT Luxemburg et ECPAT International, un réseau regroupant plus 95 associations dans le monde.