Tribune : le franc CFA et son compte d'opérations : Vérités, illusions et manipulations
Dieudonné Essomba - Publié le: 13-10-2017 - Mise-à-jour le: 13-10-2017 - Auteur: Dieudonné Essomba
Tribune : le franc CFA et son compte d'opérations : Vérités, illusions et manipulations

Je n'ai jamais voulu m'attaquer aux pourfendeurs du CFA, estimant leur combat légitime, même si je l'ai toujours trouvé superficiel et surtout instrumentalisé. Mais leur arrogance et leur prétention m'obligent à leur répondre.

Si nous sommes tous d'accord que le sigle CFA traduit un prolongement de l'ordre colonial, le Cameroun n'aurait cependant pas à s'en faire du nom Franc de sa monnaie, car il est très commun que les monnaies nationales portent le nom d'une devise de référence à laquelle on accole le nom du pays : livre égyptienne, dollar canadien, Franc congolais, Franc rwandais, Franc djiboutien, etc.
 
Le plus important est la confusion qui s'est créée et qui s'entretient sur le concept du « compte d'opérations » qu'il faut bien expliquer pour dissiper les malentendus qui brouillent toute l'analyse et la conduisent dans tous les sens.
Pour bien comprendre le compte d'opérations, supposons que nous soyons au Ghana qui a sa monnaie, le cédi. Quand un paysan ghanéen vend le cacao en dollars, la Banque Centrale Ghanéenne retient ce dollar, mais fabrique l'équivalent en cédi pour le remettre au paysan, car le dollar n'est pas utilisé au Ghana.
Maintenant, si le paysan ou même un autre ghanéen veut acheter quelque chose aux USA, il va présenter les cédis fabriqués à la Banque Centrale du Ghana. Celle-ci va donc renvoyer les dollars initialement acquis en paiement aux USA. Immédiatement, elle doit détruire les cédis qui avaient été fabriqués en contrepartie du dollar puisque celui-ci n'existe plus.
Entre le moment où les dollars entrent dans la Banque Centrale ghanéenne à la suite du cacao et le moment où ils rentrent aux USA à la suite d'une importation, ils restent dans la Banque Centrale Ghanéenne et constitue ce qu'on appelle « réserves en devises ».
La Banque Centrale ghanéenne peut donc spéculer avec ces réserves, par exemple, en les plaçant au marché mondial et en gagnant quelques intérêts.
Quelle est la différence entre le CFA et le cédi ? Techniquement, c'est exactement la même chose, la seule différence étant que la moitié des « réserves en devises » est gérée par la France, au lieu que la BEAC gère tout. C'est comme si les deux se partageaient en cogestion ces réserves. Cela ne change rien du point de vue de la masse monétaire à l'intérieur de la zone CFA.
La France gagne puisqu'elle peut spéculer avec nos réserves et la seule perte de la BEAC, c'est le fait de ne pouvoir spéculer avec les 50% de réserves gardées par la France. Mais c'est le lieu de lever une manipulation entretenue par les pourfendeurs du CFA, sur des sommes qui résideraient dans le Trésor français alors qu'elles pourraient supposément servir au développement des pays. Pour répondre à cette préoccupation, il suffit de se demander si la Banque Centrale du Ghana peut faire autre chose que spéculer à court terme sur les réserves en devises. Car ces réserves agissent comme un compte à vue : celui qui apporte son cédi pour acheter un bien à l'extérieur doit être servi, car il n'est pas question qu'on lui dise que son argent n'a plus de pouvoir d'importation parce qu'on l'a utilisé à d'autres fins. Les sommes gérées par la France ne sont donc pas un dépôt qu'on pourrait recycler en investissements, mais un compte à vue qu'elle doit payer à la demande des légitimes déposants que sont les citoyens. La conséquence est immédiate : le rapatriement des fonds gérés par la France n'aurait aucune incidence sur l'économie camerounaise, contrairement à ce qu'on raconte.
Examinons maintenant les contreparties de la France pour la gestion de ces 50% des devises. D'un côté, la France garantit la convertibilité internationale du CFA, en réalité son identité avec l'Euro dans la Zone.
De l'autre côté, il y a la possibilité pour la France de les utiliser. Et elle ne s'est pas privée de le faire : jusqu'aux années 1980, la Zone CFA a toujours été globalement excédentaire et la France en a largement profité. Par exemple, lorsque, dans les années 1970, sous Giscard d'Estaing, la France accumule des retards considérables sur le plan industriel, ces fonds vont lui être d'une grande utilité pour relancer son plan de développement industriel.
Et c'est précisément à cette époque que le Pr TCHUNDJANG écrit son livre. La position de TCHUNDJANG s'appuie sur la structure des systèmes productifs. Le Cameroun, à cette époque, a créé une industrie remarquable, produisant pratiquement tous les biens d'usage courant, en tout ou en partie: habits, ustensiles, jouets, réfrigérateurs, conserves, munitions, vélos, radios, bref l'essentiel des biens utilisés par les Camerounais de cette époque. Le Cameroun n'importait plus que les biens très évolués tels que les véhicules, dont il produisait mêmes quelques pièces détachées (carrosseries, pneus).
C'est à ce moment précisément qu'il fallait sortir du CFA, car le système productif pouvait réagir de manière très favorable à une politique monétaire.
Malheureusement, cela n'a pas été compris.
L'engagement inverse de la France était que si la Zone n'arrivait plus à soutenir ses réserves, elle devait suppléer et soutenir les déficits à travers des emprunts, voire des subventions. La France n'a jamais utilisé cette clause inverse en faveur des pays africains. La seule fois où l'occasion s'est présentée était la crise sévère des années 1980-1990, lorsque les pays, incapables d'équilibrer leurs balances extérieures, ont été conduits par la France en laquelle ils avaient confiance à la dévaluation. Ce qui était la négation même des engagements qu'elle avait pris et dont elle avait bénéficié de la contrepartie.
S'il y avait une occasion de sortir du CFA pour des raisons d'orgueil idéologique, cela en était une, mais cela n'a pas été fait.
Il faut noter qu'au moment où la France se débine traitreusement de ses engagements, elle s'imagine que les pays de la Zone CFA vont retrouver leur situation d'antan, à savoir reconstituer des réserves pour qu'elle en bénéficie comme auparavant. Car, suivant le mécanisme du compte d'opérations, le Franc CFA n'est intéressant pour la France que si la Zone dégage les excédents de réserves en devises qu'elle peut utiliser pour ses politiques ou pour spéculer.
Mais avec le temps, elle se rend compte que cette époque est à jamais révolue : par leur configuration, les pays de la Zone CFA ne pourront plus jamais reconstituer des excédents des devises, ce qui fait poser sur sa tête l'hypothèque permanente de supporter le poids de ces déficits.
Voilà la conclusion à laquelle aboutissent les stratèges français.
Ecartelée entre d'une part, la nostalgie de son empire colonial, et de l'autre, l'incapacité de supporter les contraintes y relatives, la France va alors élaborer une stratégie diabolique : susciter de manière habile et sophistiqué un mouvement qui va conduire les Africains à dénoncer le CFA, lui fournissant ainsi la bonne occasion de s'en débarrasser comme une orange pressée, sans que personne n'y voit que du feu.
Et il suffit d'observer le mouvement pour voir la ruse méphistophélique qui se dessine : l'ancien Ministre Kakou Napoupko, qui incarne l'opposition au CFA fait quoi maintenant? C'est un grand expert de la Francophonie, qui reçoit des prix de Bercy. Il occupe un poste d'économiste permanent, disposant d'importantes ressources pour véhiculer son message au sein de la FrancoFolie pardon francophonie! Il a eu accès aux médias pour distiller un discours fallacieux bien rodé.
Tiens! Tiens! Dans les mêmes circonstances, TCHUNDJANG fut assassiné! Comment comprendre que la France puisse placer un pourfendeur international de ses intérêts à des postes stratégiques, avec des moyens de médiatisation conséquents ? Autrement dit, la Francophonie qui est un instrument de domination de la France utilise ses fonds pour encourager la sortie du CFA !
Kemi Seba un agent de la DGSE spécialiste en manipulation des masses recruté par Agbohou par l'entremise de l'Afro-escro spécialiste en Afro-business Biyogo pour manipuler l'opinion africaine sur la question du CFA en diabolisant le CFA.
Sans parler des avantages financiers tirés par Kemi seba, payé par le front national pour orienter l'opinion africaine en faveur des thèses du FN.
Et en France, que se passe-t-il? Une violente levée de boucliers contre le CFA, comme s'ils agissaient sur la base d'un signal mystérieux! Même le front national qui pourtant se trouve aux antipodes des positions officielles est devenu contre le CFA. Marine Le Pen dont le père aimerait jeter une bombe sur l'Afrique se retrouve donc au chevet de l'Afrique sur la question du CFA.
Le vieux consensus sur la politique de soumission de l'Afrique et le maintien du CFA explose soudainement! Des arguments venant de part et d'autres, tous plus puissants, et pire, souvent financés par les fonds publics français!
Bien plus, l'heure n'est plus à l'assassinat des dirigeants qui ont tenté de combattre le CFA: ceux qui le dénoncent aujourd'hui comme Idris Déby sont très courus, par ces nouveaux amoureux de l'Afrique.
N'avons-nous pas assez d'intelligence pour lire l'esprit du diable vêtue de la toge d'un évêque? A maintes reprises, j'ai mis en évidence les graves limites du CFA, mais cela n'a rien à voir avec l'instrumentalisation dont certains sont victimes. La France a pris acte que les pays africains ne peuvent plus dégager des excédents en devises qu'elle utilisait pour son industrialisation, et elle n'a plus du tout envie de supporter le risque d'être requise pour prendre en charge les déficits de ces pays.
Il s'agit donc de se débarrasser du CFA, avec intelligence, en utilisant la naïveté du Nègre.
Voilà la vérité ! Ceux qui pourfendent le CFA croient mener un combat; en réalité, ils sont instrumentalisés!
Auteur: Dieudonné Essomba
Président de l'Ecole Africaine de l'Economie Contemporaine
(Institut TCHUNDJANG)
Rédigé par: Loethiers mackan   le: Lundi 16 Octobre 2017
@Forestier Pas du tout de problème avec les Français entant que tels.Ce n'est pas une question "raciale ".J'ai étudié et travaillé en Europe même en France aussi pendant plusieurs années.... L'histoire est dynamique.Il n'y a que chez nous surtout en Afrique subsaharienne lorsque tu deviens critique avec le status quo,on dit que tu es raciste, rêveur qui ne comprend pas que sans la France nous sommes perdus.Il existe pourtant des exemples qui démontrent le contraire.
Rédigé par: Loethiers mackan   le: Lundi 16 Octobre 2017
@Forestier Pas du tout de problème avec les Français entant que tels.Ce n'est pas une question "raciale ".J'ai étudié et travaillé en Europe même en France aussi pendant plusieurs années.... L'histoire est dynamique.Il n'y a que chez nous surtout en Afrique subsaharienne lorsque tu deviens critique avec le status quo,on dit que tu es raciste, rêveur qui ne comprend pas que sans la France nous sommes perdus.Il existe pourtant des exemples qui démontrent le contraire.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Dimanche 15 Octobre 2017
"Loethiers mackan" tu as un problème avec les français ?
Rédigé par: Loethiers mackan   le: Dimanche 15 Octobre 2017
Convertibilité,stabilité,garantie et que sais-je encore sont les principaux appâts,facteurs de séduction et de manipulation,voire de subtiles menaces de représailles voilées que les maîtres ont toujours utilisés pour effrayer et freiner les sujets audacieux.Dans les archives de notre coopération avec la France les traces existent. Maintenant qu'il se trouve vraiment des africains qui ne voient pas d'alternative à cet esclavage au point de supporter que des français siègent et aient un droit de veto dans les C.A de nos banques centrales,ce n'est même plus une question de savoir -faire car les compétences ne manquent plus. Mais de psychopathologie qu'il s'agit.
Rédigé par: Kande Kamara   le: Samedi 14 Octobre 2017
Les utilisateurs du Naira, du Cedi ou du franc Guinée-Conakry préfèrent la stabilité, la convertibilité et la haute valeur du CFA par rapport à leurs monnaies locales respectives. En plus de cela, dans les pays CFA, on ne manque jamais de devises si on veut voyager. Alors, on ne comprend pas pourquoi les intellos francophones aiment tant insulter le CFA alors qu'ils bénéficient des avantages du CFA. Aucun de ces plaisantins d'intellos n'accepterait d'ailleurs de voir son salaire mensuel dévalué et payé en CEDI, NAIRA ou en Franc GUINEEN. Bref, cessons l'hypocrisie par rapport au CFA...
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Samedi 14 Octobre 2017
"Loethiers mackan" alors dis nous franchement : si l'Afrique crée de toutes pièces une monnaie de singe adossée sur rien du tout, sans contre-valeur, sans convertibilité garantie, avec une gestion bana-bana comme on en connait ici, dans quelle monnaie voudras-tu faire tes transactions ???
Rédigé par: Loethiers mackan   le: Samedi 14 Octobre 2017
Selon les textes l'initiative de sortie de la zone CFA est exclusivement une prérogative du Président de la République.Pas des peuples. Ces derniers auront beau crier mais tant leurs présidents voudront leurs pays resteront. C'est pourquoi le front anti-CFA parle de servitude volontaire. C'est aussi la raison pour laquelle les activistes radicaux focalisent leurs attaques sur les présidents . C'est enfin pour cela que personne en Afrique ne veut du régime parlementaire.
Rédigé par: Loethiers mackan   le: Samedi 14 Octobre 2017
Selon les textes l'initiative de sortie de la zone CFA est exclusivement une prérogative du Président de la République.Pas des peuples. Ces derniers auront beau crier mais tant leurs présidents voudront leurs pays resteront. C'est pourquoi le front anti-CFA parle de servitude volontaire. C'est aussi la raison pour laquelle les activistes radicaux focalisent leurs attaques sur les présidents . C'est enfin pour cela que personne en Afrique ne veut du régime parlementaire.
Rédigé par: Bala Fofana   le: Samedi 14 Octobre 2017
En Guinée, sous la présidence de Lassana Conté, il arrivait souvent que la Guinée manque de devises tout juste après un voyage à l'extérieur du pays de l'ex-première dame ou de l'une des nombreuses maitresses de l'ex PR Lassana Conté. Leurs voyages consommaient toutes les devises (trimestrielles) du pays...Imaginez-vous cela, les importateurs Guinéens manquaient de devises pour mener leurs opérations économiques. Bref, si on fait une monnaie commune entre les pays CFA et des pays comme la Guinée, j'ai bien peur qu'on nivelle par le bas. Les cadres de la BCEAO ont un bien meilleur niveau de formation que ceux de la Banque Centrale de Guinée. Bref, je ne pense pas que ce sont les bonnes pratiques de la BCEAO qui vont influencer les Guinéens. Je crois plutôt que ce sont les mauvaises pratiques des Guinéens (et leur bas niveau) qui vont contaminer et influencer les agents et les cadres de la BCEAO. A bon entendeur salut !
Rédigé par: Lago Tape   le: Samedi 14 Octobre 2017
"if it ain't broke, don't fix it" disent les Anglo-Saxons. [This is an informal saying said when you recognize that something is in a satisfactory state, and there is no reason to try to change it]. C'est pour dire que si le CFA marche, pourquoi vouloir remplacer le CFA qui marrche bien par une devise qui marchera moins bien, qui aura moins de valeur et qui sera plus difficilement convertible ? Quand par exemple, on voyage en Afrique de l'Ouest dans les pays qui n'ont pas le CFA tels que le Ghana, le Nigeria ou même la Guinée par exemple, on est frappé par le fait que les commerçants de ces pays-là préfèrent qu'on les paie en CFA plutôt que dans leur monnaie locale. En effet, ils ont plus confiance en la valeur, en la convertibilité et en la stabilité du CFA. Je sais aussi que les économistes africains qui depuis l'Europe critiquent le CFA comme ce Kako Nubukpo n'accepteront jamais un travail pour lequel on devrait les payer en Naira, en Cedi ou en Franc Guinéen...Ils veulent des CFA ou mieux encore, qu'on les paye en Euros et c'est pour cela qu'il travaille à Paris à la Francophonie après avoir villipendé le CFA...Kako n'est pas à une contradiction près
Rédigé par: Loethiers mackan   le: Samedi 14 Octobre 2017
@Forestier laisse tomber ce que mon miroir me dit;puise dans le fond du débat et explique ce que tu y trouves biaisé.Je trouve inutile cette tendance des internautes à ouvrir des débats parallèles souvent très virulents et qui n'interpellent même pas l'auteur du papier ainsi involontairement transformé en spectateur.
Rédigé par: Fognon   le: Samedi 14 Octobre 2017
C'est tres simple; le pays qui ne veut plus du CFA sort de la zonne et lance sa propre monnaie. Ou est le probleme ici. Chaque pays est souverain et responsable de ses actes. Cessez de creer des problemes ou il n'en faut pas. Gbagbo avait sa monnaie; s'est parti ou? Pourquoi on n'entend plus parler de xa? A+
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Samedi 14 Octobre 2017
"Loethiers mackan" en matière d'africains négatifs et rétrogrades, tu t'y connais ! Prends un miroir et regarde-toi !
Rédigé par: Damoclès   le: Vendredi 13 Octobre 2017
@ Gboklo Koffi,je valide!...Le Kako Nubukpo, co-auteur du livre «Sortir l'Afrique de la servitude monétaire»,par ailleurs directeur de la francophonie économique et numérique à l'Organisation internationale de la francophone (Oif), estime que le franc Cfa est «une monnaie de servitude volontaire». Les billets Cfa, dit-il, sont fabriqués en France à Clermont-Ferrand... Invité de la chaîne France 24,il trouve déplorable que «Nos banques centrales qui ont pris leur indépendance vis-à-vis de nos Etats, depuis juillet 2010 pour la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (Bceao), acceptent de s'inféoder au ministère des finances d'un pays étranger...Ce Monsieur, tout agrégé qu'il est,ignore que la fabrication des billets de Banque,n'est pas le coeur de métier d'une Banque Centrale... Elles ne sont pas nombreuses les Banques Centrales,qui fabriquent elles même,leur propre billets de Banque.De nombreuses Banques Centrales,font fabriquer leurs billets ,soit auprès de Banques Centrales amies,soit auprès de Fabricants privés...car c'est industrie très particulière,nécessitant des infrastructures particulières et des équipements de pointe... A ce niveau, le choix du Fabricant se fait,sur la base des coûts de fabrication,et des conditions de sécurité ,offerts.La BCEAO,choisi,la Banque de France,et le Trésor francais,pour les pièces de monnaie,en raison des conditions meilleures que la concurrence!...C'est un choix assumé!...Car il faut être vraiment "Maso" pour aller fabriquer ses billets de Banque,chez un concurrent qui vous offre les conditions les plus chères du marché,parce que vous vous,tapez la poitrine,en criant sur tous les toits que vous êtes indépendants!.. Voilà les gestionnaires Agrégés de Sciences Economiques qui sortent de nos Universités!...
Rédigé par: Loethiers mackan   le: Vendredi 13 Octobre 2017
C'est seulement une question d'échelle de maturité. L'auteur de cet article est plus chroniqueur de faits divers qu'économiste. Il fait partie de ces africains négatifs qui se sont instruits pour freiner jalousement toute velléité émancipatrice qui leur échappe. Finalement après plus d'un demi siècle d'indépendance on constate qu'il existe encore comme en 1960,des universitaires has been plus compromis et collabos que les auxiliaires commis pères des indépendances. Et c'est grave .
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Vendredi 13 Octobre 2017
J'ai l'impression que ce discomurs est assez biaisé ... pour ne pas dire plus.
Rédigé par: Gboklo Koffi   le: Vendredi 13 Octobre 2017
Dieudonné Essomba, merci pour ces "Vérités, illusions et manipulations" sur le CFA... Merci surtout d'informer les lecteurs sur ce Kako Nabukodonosor,ci-devant Professeur Agrégé CAMES,de Sciences Economiqes,ancien Ministre éphémère, de la Prospective(Ministre du rêve, quoi!)... Ce Monsieur,qui n'est pas à un paradoxe près, est ,aujourd'hui Directeur de la Francophonie Economique et Numérique, à l'Organisation Internationale de la Francophonie!...chargé de trouver des marchés aux Entreprises et business des pays francophones,à l'intérieur des Etats francophones!... Ce Monsieur,au lieu de se concentrer sur son job,à la francophonie,intoxique et instrumentalise,les soit disant panafricanistes africains,les Alpha Blondy, Tiken Jah et autres Claudy Siar,devenus subitement des Sachants,en matière de Politique Monétaire!...
Rédigé par: Beugré Julien   le: Vendredi 13 Octobre 2017
Oui, dénoncer le CFA est très facile. Mais que proposons-nous?
Rédigé par: Beugré Julien   le: Vendredi 13 Octobre 2017
Les sachets plastiques. Nous en voulons plus. Mais puisque nous n'avons pas trouvé quoi les remplacer, ces sachets ont beaucoup de mal à partir. Le CFA, comment créer la monnaie africaine?