Six femmes ayant vécu une relation adultère racontent ce que cela fait d'être "l'autre femme"
huffingtonpost.fr - Publié le: 13-08-2017 - Mise-à-jour le: 13-08-2017 - Auteur: Rachel Moss
Six femmes ayant vécu une relation adultère racontent ce que cela fait d'être
 "L'autre femme", comme on désigne souvent celle qui est impliquée dans une liaison adultère, est une expression lourde de sens. Pourtant, il n'existe pas de terme équivalent pour les hommes. Pourquoi?
 
Des études récentes montrent que les hétérosexuelles qui découvrent que leur conjoint les trompe ont tendance à rejeter la faute sur l'autre femme plutôt que sur leur partenaire masculin.
 
Mais, on le sait, tout n'est pas si simple.
Pour dissiper les mythes sur ce que signifie vraiment le fait d'être "l'autre femme", nous avons demandé à six femmes de raconter leur expérience. La maîtresse est-elle toujours la méchante de l'histoire?
 
Louise*, rédactrice freelance, 32 ans
"Cette relation a laissé chez moi un sentiment d'humiliation."
 
EZRA BAILEY VIA GETTY IMAGES
Woman typing as the sun sets behind her.
 
 
J'ai rencontré Josh* sur internet. Nous étions amis, tous deux mariés avec des enfants. Au début, nous parlions peu, mais nous avons fini par avoir des discussions vraiment intéressantes et profondes sur Facebook. Nous avions beaucoup de choses en commun, nous nous stimulions intellectuellement et nous riions beaucoup. Une connexion s'est créée entre nous, tout simplement. Nous nous sommes soutenus lors de périodes difficiles et, les mois passant, j'ai commencé à le considérer comme l'un de mes amis les plus proches. Après plus d'un an, il est apparu que nous étions secrètement amoureux l'un de l'autre.
Avec réticence, nous avons admis que nous éprouvions des sentiments forts l'un pour l'autre, mais nous pensions aussi qu'il n'était pas envisageable de les explorer. Pour lui comme pour moi, l'infidélité était contraire à nos valeurs. Nous avons donc élaboré un plan pour prendre de la distance et nous consacrer à nos mariages respectifs. Ça a été atroce. Nous étions les meilleurs amis du monde, nous nous aimions et nous voulions être ensemble, mais il nous semblait impossible de le faire sans détruire nos conjoints et nos enfants. Il avait l'impression d'avoir rencontré la femme de ses rêves, mais quelques années trop tard. Ça semblait tellement injuste et insupportable. Nous étions très malheureux.
À cette époque, je ne me voyais pas comme "l'autre femme" car nous n'avons jamais pensé laisser les choses aller si loin. J'ai fini par me séparer de mon mari. Je ne pouvais pas rester mariée à lui en sachant les sentiments que j'éprouvais pour Josh. Avec le temps, cette relation adultère a dépassé la sphère émotionnelle pour devenir physique.
Nous avons connu une brève période de bonheur. Nous faisions l'amour, nous nous serrions dans les bras. Nous allions à la plage main dans la main et avions un avant-goût de ce que pourrait être la vie ensemble.
Et puis il est retourné chez sa femme. Il était persuadé que, pour les enfants, c'était mieux qu'il reste avec elle. Il m'a dit être prêt à sacrifier son bonheur pour celui de ses enfants. Quand il a avoué à sa femme avoir couché avoir moi, elle m'a appelée, furieuse, et m'a dit des choses très cruelles. Je l'ai laissée faire car je me suis dit que je lui devais bien ça.
J'aimais Josh au-delà de l'exprimable, mais une partie de moi le détestait aussi pour sa lâcheté. Ça m'a détruite et cette relation a laissé chez moi un sentiment d'humiliation, l'impression que je ne vaux rien et qu'il n'y a rien à espérer. Tout ce qu'il ma légué, c'est un tas de questions sans réponse. Je n'ai plus aucune certitude, les fondements même de ce que je suis sont en miettes et j'essaie désespérément de trouver un sens à tout cela. Si mon cour a pu se tromper sur cette relation, je ne sais pas comment je pourrai me faire à nouveau confiance.
Anita*, rédactrice d'appels d'offres, 54 ans
"J'ai été bête de croire que je serais un jour sa compagne."
 
ANTONIO KRMER / EYEEM VIA GETTY IMAGES
 
Nous travaillions dans le même bureau. Juste avant les fêtes de Noël, en 2008, il m'a demandé de le suivre jusqu'à sa voiture où il avait une carte et un cadeau pour moi. J'étais choquée car on se connaissait peu, mais je me suis dit que c'était impoli de refuser (je venais de vivre une rupture et étais dans cette phase où l'on est vulnérable et ne réfléchit pas). De toute façon, sa voiture était sur le chemin de la mienne, alors je l'ai suivi. Il a sorti de son coffre une bouteille de Veuve Clicquot, accompagnée d'une carte. Une fois à la maison, j'ai lu la carte et j'ai eu un moment de panique. Je l'ai déchiré et je l'ai jetée, mais j'ai gardé la bouteille. La carte disait simplement: "Ne fais pas trop d'excès à Noël. Prends soin de toi" ou quelque chose de ce genre, mais ça m'a mise mal à l'aise.
Les choses en sont restées là jusqu'à ce qu'on se retrouve à travailler sur le même projet en mars 2009. Vers le mois d'avril, il a commencé à me proposer d'aller boire un café avec lui. Je ne savais pas s'il était marié. Je pensais que oui, mais il n'avait jamais parlé de sa femme, alors je me demandais s'il avait des problèmes dans son couple: ils étaient peut-être en train de se séparer. Peut-être était-elle malade? Il n'avait pas l'air de ces mecs qui cherchent à s'amuser ou à draguer. La curiosité a fini par l'emporter et, un jour de mai, j'ai accepté de prendre un café avec lui.
Je ne le trouvais pas séduisant et je n'avais pas de désir pour lui. Après plusieurs cafés au déjeuner, il m'a proposé de nous voir un samedi. Jusque-là, nous n'avions parlé que du travail et je ne savais toujours rien sur sa vie privée. Je brûlais de curiosité: que cherchait-il? Côté personnel, je vivais une période difficile. Élever seule trois adolescents n'est pas une sinécure. Alors j'ai accepté. On a passé un super moment ensemble! Il m'a emmenée à Londres, où nous avons fait une balade à St James' Park suivie d'un pique-nique aux fraises et au champagne (j'avais gardé son cadeau de Noël). Puis nous avons dîné dans un très bon restaurant et sommes allés au théâtre. Je n'en revenais pas. Au fil du temps, il m'a écoutée me plaindre de mes problèmes d'argent, des enfants et de tout le reste, sans jamais me juger. Il m'a aidée à réussir ma vie, il m'a conseillée et soutenue comme même mes propres parents ne l'avaient jamais fait. Le moteur de notre histoire n'a jamais été le sexe mais son envie de partager des choses avec quelqu'un. Je crois qu'il reste marié uniquement parce qu'il voit le divorce comme un échec. Mais qui sait?
Je ne me suis jamais sentie comme étant sa maîtresse. Quand j'ai fini par lui demander s'il était marié, il a répondu: "Tu sais bien que oui." Je n'ai plus voulu poser de questions. Je sais, c'est stupide, mais sur le moment, on n'arrive pas à penser de façon rationnelle. Au bout d'un moment, j'ai fini par ne plus supporter de garder le secret sur tout ce que nous faisions ensemble, mais il me rassurait toujours en disant que les gens ne s'intéressent qu'à eux-mêmes. Et il avait raison: quand un collègue de bureau me demandait ce que j'avais fait le week-end, il suffisait de lui retourner la question. Il se mettait alors à parler de lui, ce qui m'évitait de répondre et préservait notre secret.
Il s'accroche toujours et moi, je m'éloigne doucement. Ça fait huit ans que ça dure et j'ai enfin compris. Sa femme n'a jamais été malade et il n'a jamais vécu de séparation traumatisante. J'étais complètement stupide de croire que je serais un jour sa compagne. Les hommes mariés sont des connards. Ne rejetez jamais la responsabilité sur l'autre femme.
Saskia*, chargée des relations publiques, 25 ans
"Il était comme une drogue pour moi."
 
ECLIPSE_IMAGES VIA GETTY IMAGES
Young woman at hairdresser
 
Il était coiffeur visagiste et nous nous sommes rencontrés quand je suis venue lui demander conseil. J'ai tout de suite été attirée par lui. Nous avons échangé nos numéros car j'avais des questions sur ma coupe. Pendant les semaines qui ont suivi le rendez-vous, je n'arrêtais pas de penser à lui. Lors d'une soirée, j'ai fini par lui envoyer un SMS, mais je lui ai dit le lendemain que je n'aurais pas dû car j'étais en couple.
Malgré cela, nous avons continué à nous envoyer des messages. Sur le moment, je n'avais pas compris qu'il était marié. Je l'ai su plus tard, en cherchant des informations sur internet. J'ai aussi appris qu'il avait dix ans de plus que moi. Pourtant, même en sachant que c'était mal, je n'arrivais pas à arrêter de lui écrire, il était comme une drogue pour moi. Quelques semaines plus tard, nous avons fini par nous voir et coucher ensemble. Le lendemain, j'ai rompu avec mon petit ami et je lui ai dit qu'il fallait qu'on arrête de se parler. Environ une semaine après, je lui ai envoyé un message et nous avons recommencé.
Ça fait très cliché, mais dès l'instant où je l'ai vu, j'ai été complètement ébranlée. Je n'avais jamais rien ressenti d'aussi intense face à quelque chose ou quelqu'un. Lors de nos rendez-vous, je tremblais littéralement de tout mon corps. Il m'obsédait.
Je détestais être "l'autre femme". Je savais que je ne voulais pas être en couple dans l'immédiat et je crois que l'infidélité a été la cerise sur le gâteau, mais j'étais malheureuse dans mon couple depuis longtemps. J'aimais réellement cet homme et quand il disparaissait pendant de longues périodes, savoir qu'il était avec sa femme, à jouer au couple parfait, me blessait énormément. Il me demandait régulièrement si j'étais prête à l'épouser et me disait que j'étais belle. Plus ça durait, plus je me laissais embobiner.
Je me souviens qu'un jour, ivre, je lui ai dit qu'il était ma personne préférée sur terre (je ne lui ai jamais dit "je t'aime", c'était la seule chose que j'arrivais à contrôler). Le lendemain, quand il m'a demandé si je pensais ce que j'avais dit, j'ai changé de sujet en mettant ça sur le compte de l'alcool et de l'émotivité. Quelques jours plus tard, il m'a avoué ressentir la même chose. Cette situation me retournait complètement le cerveau, surtout quand il annulait nos rendez-vous, comme cela arrivait quelquefois, avant de revenir vers moi.
Il me disait qu'il me protégerait et qu'il serait toujours là pour moi dans les moments difficiles. Même si je savais que c'était faux, je voulais y croire. Je pense que ça ne m'a pas aidée d'entendre, dans toutes les conversations sur les relations adultères, que c'est la femme qui a toujours tort. On la disait méchante, vindicative, manipulatrice... Je ne sais même pas combien de nuits j'ai passé en larmes à cause de cet homme, du problème moral que ça me posait et du fait qu'il était avec quelqu'un d'autre et non avec moi. Il était plus âgé que moi, beau et charmant, un adulte capable de prendre ses propres décisions. Bien sûr que ce que j'ai fait est mal, mais savoir que les gens rejetteraient toute la responsabilité sur moi remettait vraiment en question celle que j'étais. Seules trois de mes amies étaient au courant. Cette expérience m'a donc beaucoup isolée des autres.
Au bout d'un moment, j'ai décidé d'arrêter de le voir. Il continuait de réagir à mes publications et de me suivre sur les réseaux sociaux et, de temps en temps, je craquais et je lui parlais. J'ai dû finir par le bloquer pour ne pas perdre la tête.
Emma, coach éducative, 27 ans
"Nous avons ensemble deux superbes enfants."
 
MIODRAG IGNJATOVIC VIA GETTY IMAGES
Blond boy swinging on the playground,rear view
 
Nous nous sommes rencontrés sur Twitter. Au début, nous échangions des petites conversations en nous limitant aux 140 caractères, puis nous sommes passés aux messages directs et aux SMS. Nous parlions de choses et d'autres, puis nous avons découvert que nous avions des amis, et donc quelques intérêts, en commun. Nous nous voyions en amis, autour d'un verre, d'un café ou d'un repas, jusqu'au moment où nous nous sommes rendu compte qu'il y avait entre nous plus que de l'amitié. Je savais qu'il était en couple, mais il me racontait qu'il n'était pas heureux et qu'elle habitait à deux heures de route. Je suis passée du statut d'amie à celui de maîtresse environ quatre mois après l'avoir connu.
La première fois que nous nous sommes vus, nous n'avons pas ressenti d'attirance physique. On s'entendait juste très bien et on avait l'impression de se connaître depuis des années. Il était gentil et marrant, toujours là pour moi. Nous sommes rapidement tombés amoureux l'un de l'autre et nous l'avons admis au bout de quelques mois, mais je n'étais pas prête à m'engager dans une relation. À partir de là, les choses se sont un peu dégradées car je ne souhaitais pas continuer à jouer le rôle de la maîtresse.
Au début, ça ne me dérangeait pas. Je ne souhaitais pas être en couple, alors j'étais satisfaite de cet état des choses. Mais dès que j'ai su que j'avais des sentiments pour lui, ça ne m'allait plus. Je ne voyais pas pourquoi je devais être un secret dans sa vie et pourquoi nous ne pouvions pas être ensemble. Il a aussi eu du mal à accepter la situation et a mis un certain temps (six mois) à rompre son autre relation pour que la nôtre puisse avancer.
Aujourd'hui, ça fait huit ans que nous nous connaissons, sept ans que nous sommes officiellement en couple et six ans que nous vivons ensemble. Nous avons deux superbes enfants de quatre ans et neuf semaines, deux chats et un chien. Alors je crois pouvoir dire que ce n'est pas toujours si affreux, d'être l'autre femme!
Vicky, blogueuse, 36 ans
"Je me suis sentie horriblement mal en réalisant que j'étais la maîtresse de cet homme."
 
MIXMIKE VIA GETTY IMAGES
Teenage girl feeling depressed after breaking up with her boyfriend through messages
 
J'ai été dans la position de la maîtresse deux fois dans ma vie, et les deux fois je ne l'ai compris que plus tard. La première fois, ça s'est passé avec un collègue qui m'envoyait des e-mails et m'appelait au bureau sans raison. Il m'a dit qu'il était marié mais qu'il avait des rapports platonique avec sa femme, qu'ils ne s'étaient mariés qu'à cause de la pression familiale, qu'ils n'avaient plus les moyens de divorcer ou de vendre leur maison et étaient donc coincés dans une relation moribonde. Je l'ai cru et je suis sortie avec lui plusieurs fois, mais j'ai fini par arrêter parce qu'il n'était pas fiable et que les excuses qu'il me donnait pour justifier ses faux bonds n'étaient pas très crédibles.
Après avoir arrêté de le voir, un ami qui travaillait dans son service m'a dit qu'il était toujours avec sa femme et qu'il racontait qu'il couchait avec une nouvelle minette. C'était terrible, mais je sais que je n'étais ni la première ni la dernière avec qui il a trompé sa femme, qui a fini par le quitter quelques années plus tard.
La deuxième fois que ça m'est arrivé, c'était avec le gérant d'un petit hôtel attenant à l'un des pubs où je travaillais. Un soir, nous sommes sortis ensemble et avons fini dans cet hôtel parce que c'était plus près que d'aller chez lui ou chez moi. Peu de temps après, son patron est parti en vacances plusieurs semaines et mon amant s'est installé à l'hôtel pour s'en occuper en son absence. Il m'a invitée à passer du temps avec lui là-bas et j'ai accepté. Ensuite, l'histoire s'est en quelque sorte essoufflée car je trouvais ça étrange qu'il veuille me voir seulement à l'hôtel ou au bar de l'hôtel.
Et puis un jour, quelqu'un m'a téléphoné en me demandant si je couchais avec ce type. Quand j'ai voulu savoir qui c'était, elle m'a répondu: "Sa fiancée." Après avoir raccroché, j'ai essayé de l'appeler lui, mais sans résultat. Je lui ai alors demandé par message pourquoi sa fiancée m'appelait. En réponse, il m'a suppliée de lui dire que je ne le connaissais pas. À ce moment-là, elle semblait comprendre que j'avais été autant bernée qu'elle, mais par la suite, elle s'est un peu déchaînée en me harcelant sur Facebook et en clamant que je volais les hommes des autres. Une chose est sûre: je n'ai pas de chance ni aucun discernement en matière d'hommes.
Je me suis sentie horriblement mal en réalisant que j'avais été la maîtresse de cet homme. Dans ce genre de situations, on a tendance à rejeter la responsabilité sur la femme qui a "séduit" l'homme d'une autre, mais je n'avais sincèrement aucune idée de ce qui se passait jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Ça m'a rendue plus tolérante de la nature de la situation et de ce que vivait l'autre femme quand j'ai été trompée quelques années plus tard. J'ai alors réalisé qu'elle s'était sans doute autant fait embobiner que moi.
Amaani, étudiante en droit, 25 ans
"Je savais que cet homme pourrait me protéger."
 
PEOPLEIMAGES VIA GETTY IMAGES
Closeup shot of two people holding hands in comfort
 
J'étais une jeune fille de 19 ans, je venais des Maldives et je venais de décrocher un poste en ville, où Hassan* était cadre supérieur.
À cette époque, je sortais avec mon petit ami du lycée, qui était possessif et me laissait rarement sortir sans lui. Son sentiment d'insécurité et sa jalousie ont entraîné des disputes. La plupart du temps, il finissait par me frapper, parfois jusqu'au point de me laisser des griffures et des bleus.
Les premiers mois de mon travail, j'ai gardé mes distances avec Hassan, mais il a essayé d'engager la conversation après avoir su que je voulais faire carrière dans les ressources humaines. Les choses ont commencé à changer en avril 2008, quand on a découvert un cancer du sein chez ma mère. Mes parents sont rapidement partis en Inde pour la soigner. C'était très dur pour moi de me retrouver sans ma mère. J'ai alors laissé à mon petit ami un rôle et un pouvoir de contrôle encore plus importants dans ma vie.
Je ne saurais pas vraiment dire comment a démarré ma relation avec Hassan. Un jour, il a su pour ma mère et il m'a demandé de venir le voir dans son bureau. Il m'a proposé de prendre des congés pour aller la voir, mais j'ai refusé. Il m'a demandé s'il pouvait faire quoi que ce soit pour m'aider, mais j'ai dit non. Il a trouvé mon numéro de téléphone et a commencé à prendre régulièrement de mes nouvelles par SMS.
Il avait 34 ans et, bien sûr, il était marié. Ces conversations secrètes mettaient du piquant dans ma morne vie de recluse. Il a commencé à se confier à moi en me disant qu'il était malheureux dans son mariage, qu'il voulait un enfant mais que sa femme n'était pas prête. Puis, il a commencé à vouloir m'acheter des choses. Il me demandait tout le temps ce que je voulais, ce dont j'avais besoin. Des vêtements? Du maquillage? Des chaussures? Un nouveau téléphone? Peu à peu, je l'ai laissé faire.
À ce stade, je me disais que c'était le moyen de m'échapper de mon couple. Je savais que cet homme pourrait me protéger. Alors, un jour, j'ai annoncé à mon petit ami que je voulais rompre. Évidemment, il a piqué une crise, mais il a fini par partir à contrecour.
J'ai continué de voir Hassan. Nous avons commencé à nous voir le soir, à faire des balades en voiture et à manger dans des restaurants chics. Chaque semaine, il me donnait de l'argent pour que je m'achète ce que je voulais. J'étais ravie. J'avais enfin la vie dont je rêvais: une vie de princesse choyée. Quand il m'a acheté le dernier iPhone, j'étais dingue de joie.
Je répétais à tout le monde qu'il allait quitter sa femme et m'épouser. J'ai poursuivi cette relation sans réfléchir. Nos rendez-vous secrets se sont lentement transformés en tête-à-tête clandestins dans un appartement. En fait, c'était ça, son objectif. Une fois qu'il a eu ce qu'il voulait, il m'a laissée tomber comme une vieille chaussette, sans un mot d'explication. Il est resté encore quelque temps avec sa femme, mais elle en avait assez. Elle a demandé le divorce quelques mois plus tard et, d'après ce que je sais, elle s'est remariée. Cinq ans après, lui aussi s'est remarié et a eu un fils.
Quant à moi, je suis en quatrième année de droit (en tant qu'étudiante étrangère à l'université de Londres) et je travaille pour mon beau-frère dans une entreprise privée. Je me dis que tout cela n'est pas arrivé pour rien, que l'univers avait de meilleurs plans pour moi que de rencontrer un homme et de l'épouser. Je suis intelligente et j'ai de bonnes notes en classe. Je vais terminer mes études de droit et faire mon possible pour devenir l'une des meilleures avocates de ce pays.
*Tous les prénoms suivis d'un astérisque ont été changés par respect de l'anonymat
Rédigé par: Korotimi Dembele   le: Dimanche 13 Août 2017
Les occidentaux célèbres des mariages gays (chose encore inimaginable en Afrique) et font du bruit à cause d'un homme qui se permet d'avoir une maitresse. Quelle différence sociale! Pourtant, la femme ivoirienne est comme Anne Sinclair qui, elle acceptait les frasque de son mari Strauss-Kahn sans bruit (mais la femme ivoirienne n'aura certainement pas de quoi lui prendre de grands avocats quand même!). Quand la (jeune) bonne de maison se plaint des assauts sexuels nocturnes du mari ivoirien, la femme ivoirienne la rabroue et la chasse en la traitant de fille mal éduquée, la femme ivoirienne accepte les enfants qu'il fait « dehors » expliquant à ses amies qu'elle ne veut pas séparer ses enfants de leur demi-frères ou de leurs demi-so-eurs. Et, quand le mari ivoirien amène une deuxième femme à la maison? la femme dira publiquement qu'elle préfère ça aux promenades nocturnes incessantes du père de ses enfants qui découche souvent (de toute manière ce n'est pas le premier polygame ivoirien, ni le dernier d'ailleurs!) c'est pour vous dire que la femme ivoirienne (la musulmane ou la chrétienne, en tout cas! et aussi la plupart des femmes africaines) est extraordinaire. Elle est programmée pour être obéissante et ne manque pas de l'être quelque soit la (mauvaise) situation!!!
Rédigé par: Djenebou Diagabate   le: Dimanche 13 Août 2017
Polygamie ou deuxième bureau ? : Selon L'Imam Cissé Djiguiba de Cote d'Ivoire, il nous faut un débat national sur cette question, n'en déplaise à la Ministre de la promotion de la femme et du genre. De plus en plus de jeunes fem­mes atteignent aujourd'hui un âge avancé sans être mariées. Une situation qui n'est pas sans susciter des tensions . C'est une question sociale qu'il faut aborder dans toutes ses dimensions, et il faut envisager franchement la question de la polygamie. Pourquoi le mariage était-il plus facile hier, qu'il ne l'est aujourd'hui ? Avant, un père pouvait demander la main d'une fillette qu'il trouvait bien pour son jeune fils. Et quand les fiancés étaient en âge de se marier, l'union était scellée et cela fonctionnait bien. Aux enfants à bas âge, on attachait une petite corde au pied comme signe de réservation. Ce sont des choses qui ne se faisaient pas au hasard. Les parents, à l'époque, avaient des critères de choix. On voyait déjà un signe d'espérance sur une personne et on se disait qu'elle pouvait être le mari de notre fille ou la femme de notre fils. Ce sont les qualités morales qui permettaient de faire ces choix. Mais aujourd'hui qu'est-ce qu'on cons­tate ? Tous les parents veulent que leurs enfants achèvent d'abord les études scolaires avant de penser au mariage. Je n'accuse pas l'école. C'est une approche qui peut être juste. Car rien ne dit que si elle est mariée, la jeune fille pourra poursuivre ses études. C'est pourquoi je pense qu'il faut ouvrir un forum sur la question. Oui, il faut un débat national sur ce sujet. Nous avons des questions qui restent incontournables: c'est une musulmane mais les hommes musulmans ne la demandent pas en mariage. Elle a fini ses études et elle a les moyens, mais les hommes ont peur de l'approcher... Je crois qu'il faut ouvrir un débat franc et sérieux pour libérer nos so-eurs afin que les jeunes gens aient le courage de les épouser. Je ne le dis pas pour inciter à la polygamie...
Rédigé par: Binta Salsao   le: Dimanche 13 Août 2017
Lorsqu'on parle de la "polygamie" et de "2eme bureau", les femmes qui sont mariées se voient toujours indexées. Elles se disent qu'on veut perturber leur foyer. Si l'on observe les cadres, je ne dis pas tous les cadres, mais ceux qui ont officiellement une épouse à la maison, beaucoup ont officieusement plusieurs femmes dehors. il vaut mieux que cela soit formalisé (s'ils sont musulmans vu que l'Islam autorise la polygamie). C'est mieux que de laisser l'épouse croire qu'elle forme un beau couple avec son époux, alors que ce dernier s'adonne à des pratiques anti-religieuses. Aujourd'hui, beaucoup de femmes acceptent la polygamie et beaucoup d'autres femmes aussi acceptant de devenir 2eme, 3eme ou 4eme épouse (surtout si le mari en question est riche). C'est moins mauvais d'accepter une coépouse que de prétendre être dans une monogamie, alors que ce n'est pas forcément le cas. Il y en a qui disent: advienne que pourra, moi je préfère mourir que d'avoir une coépouse. Il y a ainsi ces inconditionnelles de l'unicité, de la monogamie superficielle. C'est pourquoi il faut ouvrir un vrai débat, en y impliquant les femmes elles-mêmes. L'Imam Cissé Djiguiba a rainson. Parce que monogamie, bigamie ou polygamie, c'est d'abord les femmes qui sont concernées! Certaines d'en­tre elles diront: oui j'accepte, mais à quelles conditions ? Si on ouvre un débat, cela pourra sensibiliser les hommes à l'officialisation de leurs liaisons plus ou moins "cachées", et aider aussi nos (vieilles) filles et (vieilles) femmes à avoir des maris pour enfin sortir des situations (de vulnérabilité au plan sexuel et affectif) qui ne leur plaisent pas. L'être humain est tel que nous n'avons pas la conviction que tout le monde peut avoir cette éducation "angélique ' de façon à vivre dans la solitude absolue (sans sexe hors mariage pour celles qui ne sont pas ou plus mariées). Nous nous sommes bien comprises.
Rédigé par: Nafissatou Sall   le: Dimanche 13 Août 2017
Peut-être qu'il vaut mieux être "seconde épouse" que pas mariée du tout quand on prend de l'âge et qu'on ne veut pas finir sa vie toute seule. Les femmes (mures) seules (veuves, célibataires sans ou avec enfants, divorcées...) attirent la convoitise de beaucoup d'hommes déjà mariés, collègues et des gigolos (et même les domestiques) qui ne veulent pas les respecter, mais juste "jouer" avec elles. Le statut de femme mariée (en quelque sorte) (même en tant que seconde, troisième ou quatrième épouse) les protègent contre certaines dérives de la société...Finalement aussi, certaines femmes maltraitées, humiliées et battues dans le mauvais mariage "monogame" dans lequel le mari découche et a de nombreuses maitresses au dehors, se retrouve mieux dans un mariage polygame dans lequel toutes les femmes sont connues et respectées...(Il n' y a pas non plus "d'enfants du dehors" non reconnus par rapport aux autres enfants "légitimes". Dans la polygamie, tous les enfants sont reconnus...
Rédigé par: Nana Doukoure   le: Dimanche 13 Août 2017
Polyandrie ??? Aimer plusieurs hommes à la fois... Avoir 2 ou 5 amants, pourquoi pas ! Certaines femmes africaines aussi "consomment" les hommes...comme cela se fait sous d'autres cieux... De plus en plus de femmes fonctionnent comme de nombreux hommes. Certaines femmes ont souvent besoin d'avoir un mari ou un "régulier" (qui les baise), et en plus de ça deux ou quatres amants, plus tous les occasionnels: (whistle): les rencontres d'un soir ou d'un jour (le serveur de bar, le maître nageur ou le coach de yoga, le poivrot du comptoir où elle va acheter ses cigarettes, un voisin de l'immeuble, le collègue avec lequel elle est en mission ou en séminaire, le plombier, le psychanalyste, un pompier, le voyant qu'elle a consulté, le traiteur, les hommes qu'elle rencontre sur internet qu'elle fait parfois payer -on tombe dans la prostitution occasionnelle- , un pote à son mari, le vétérinaire, l'éleveur de chiots de race, un autre collègue, le bijoutier, son avocat, l'agent d'assurance, le boss, son beau-père qui est ministre ou richissime, le médecin-gynéco, le libraire, le représentant, bref tout ce qui se présente et qu'elle considère comme consommable et cela peut inclure les domestiques...). Elle est plus ou moins jeune ou elle est une femme mure encore belle et, elle "dévore" la vie par les deux bouts. L'homme n'est plus qu'un "objet:(whistle): qu'on prend, qu'on jette après usage comme un mouchoir en papier usagé, il devient un "produit de consommation". vous pouvez aussi choisir de vous restreindre pour sauvegarder votre couple ou attendre de rencontrer "l'homme" de votre vie...
Rédigé par: Coumba Kamissoko   le: Dimanche 13 Août 2017
La polygamie est un mode de vie qui s'exerce surtout au profit des hommes. Le temps du mari est distribué entre toutes ses femmes et ses enfants. Lorsqu'il offre un cadeau à l'une, il doit aussi l'offrir à l'autre. Certaines coépouses habitent sous le même toit ; il est donc nécessaire qu'elles sympathisent sinon l'ambiance devient vite "invivable". D'autres demeurent à des kilomètres l'une de l'autre et l'homme fait la navette entre elles. La motivation du polygame varie. Certains, vu l'âge avancé de leur première épouse, ressentent le désir d'avoir une nouvelle conjointe plus jeune et plus active sexuellement. D'autres, tout bonnement " aiment" et veulent baiser plusieurs femmes à la fois. Est-ce possible d'aimer plusieurs femmes à la fois ? En ce qui concerne les femmes, leurs avis restent très variés. Pour la "première" des femmes, la polygamie est souvent inadmissible : c'est une trahison. Pour les autres, les motifs sont divers, car la plupart du temps, elles savent que la place est prise, mais cela ne les dissuade pas. Les unes sont simplement amoureuses et feront tout pour l'élu (déjà marié) de leur coeur, même si elles ne peuvent pas l'avoir pour elles seules. D'autres, en raison de leur age (avancé) en tant que femme et ne voulant pas terminer seules, se décident à vivre (une relation sexuelle et amoureuse) avec un homme marié. Mais pour les unes comme pour les autres, on accepte la situation malgré soi, car il est difficile de partager, et particulièrement en amour. La monogamie propose aujourd'hui une alternative en cas d'échec : le divorce. Il donne une chance de recommencer une nouvelle vie, une nouvelle famille. Ce n'est donc qu'une sorte de "polygamie par étapes" qui, toutefois, a le mérite d'offrir un "nouveau depart" à la femme comme à l'homme.
Rédigé par: Odile Sylla   le: Dimanche 13 Août 2017
Ce système matrimonial de la polygamie, en effet, est source d'inégalité: il donne plus de droit à l'homme qu'à la femme, plus de pouvoir au riche qu'au pauvre qui pourra avoir plus de femmes...La polygamie est un mode de vie qui s'exerce au profit des hommes. Hier au village, source d'équilibre social et de développement de la communauté africaine, la polygamie est devenue aujourd'hui cause de discordes dans la plupart de nos familles africaines, dont le "chef" assiste, de son vivant, à la dislocation de sa maison et à la division de ses enfants et aussi des co-épouses. Comment pourrait-il être tranquille dans sa tombe ?
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Dimanche 13 Août 2017
Le Gambien Adama Barrow affiche ses deux "premières dames" sans complexe. En Afrique du Sud, Jacob Zuma affiche aussi ses nombreuses femmes sans aucun complexe. Au nombre de trois au moment de sa prestation de serment, elles sont désormais six ou sept à avoir le titre de "première dame". Ainsi, la libido "légendaire" du successeur de Thabo Mbeki alimente les blagues les plus cochonnes au pays de Mandela. Au Sénégal, il n'y a jamais eu de président polygame, mais l'élite politique et intellectuelle est adepte de la pratique. Ainsi l'ancien Premier Ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, plusieurs ministres d'Etat, des hauts-gradés de l'armée, des leaders politiques, des intellectuels de haut rang affichent leur polygamie sans complexe. Au Sénégal contrairement à la Côte d'Ivoire, la polygamie est reconnue par la loi. Selon le code de la famille sénégalais, le mariage peut être célébré selon trois modes : soit sous le régime de la polygamie en raison de quatre épouses maximum ; soit sous le régime de la limitation de la polygamie avec deux ou trois épouses ; soit sous le régime de la monogamie. La loi ajoute qu'une fois signée, l'option monogamique est irrévocable. [Dans les faits, avec la "corruption" aidant, certains sénégalais qui s'étaient mariés sous l'option "monogame" vont changer discrètement cela en "option polygame" à l'insu de leur (première) femme, pour pouvoir ainsi prendre d'autres femmes]...De plus en plus de femmes intellectuelles africaines mures « s'accommodent » de cette pratique. Il est vrai qu'avec les études, les femmes se marient de plus en plus tard. Elles ont ainsi moins de chance de trouver un homme de leur choix, qui de surcroît est monogame. De peur de «mourir vieille fille», ou d'être « l'amusement/l'exutoire sexuel » des petits jeunes, des gigolos ou la « maitresse à vie » d'un homme marié, elles « préfèrent » (avec résignation) s'engager dans un ménage polygame. Ce n'était pas leur premier choix, en effet.
Rédigé par: Lago Tape   le: Dimanche 13 Août 2017
Poly=plusieurs+gamie=mariage. Marié plusieurs fois. Le mot «polygamie» ne veut dire que cela. Concevons que dans notre société où un mariage sur deux se termine par un divorce, et qu'il est souvent suivi d'un remariage, une grande partie de nos concitoyens sont déjà polygames. Ah oui, ferez-vous remarquer, mais ils ne sont pas mariés avec plusieurs personnes «en même temps»! Absolument. Mais que fait-on des deuxièmes et troisièmes "bureaux" des hommes soi-disant monogames ou des amants des femmes mariées ? A partir du moment où toutes les personnes d'un mariage polygame sont consentantes, trop d'amour nuirait-il ? Consentement (entre tous les concernés) devrait être le mot clef. La polygamie opprime la femme, entend-on dire partout. Dans la monogamie, tout irait-il donc très bien? Il faut savoir qu'en France tout comme en Côte d'Ivoire, la majorité des femmes mariées qui sont (sauvagement) battues par le conjoint dans leur foyer, le sont dans un cadre monogame. En France, trois femmes meurent tous les 2 jours et demi (estimation basse) du fait de violences conjugales, et ce dans le cadre de la monogamie.Ce qui pose problème donc, ce n'est pas la modalité matrimoniale en elle-même, mais l'inégalité entre les hommes et les femmes, l'oppression de la femme mariée qui est souvent battue et violée par son conjoint (dans l'indifférence de sa propre famille). Ce qui pose problème c'est quand la femme est considérée comme une propriété, comme un bien, comme une chose, scandale que la monogamie tolère bien et que la polygamie rend peut-être encore plus manifeste, plus criant, plus insupportable. Ce qui est à combattre, c'est le mariage forcé et la violence conjugale, sous quelque forme. Mais on confond tout, et on jette le bébé avec l'eau du bain. Or donc, pourquoi ne pas revendiquer une polygamie égalitaire (et consentie, (mais pas subie par la première épouse), plutôt que de vouloir à tout prix « faire la peau » à la polygamie dans notre Afrique en quête de modernité ?
Rédigé par: Meryem Kouame   le: Dimanche 13 Août 2017
Dans le modèle de la polygamie, plusieurs femmes sont mariées à un même homme auquel elles sont toutes fidèles. Le rêve de tous les hommes (pas seulement en Afrique) à priori. J'en veut pour preuve les "frasques sexuelles" d'un "Bill Clinton" ou d'un "Dominique Strauss-Kahn". La polygamie présente en fait un intérêt considérable pour les femmes (pas seulement en Afrique, mais pour les femmes du monde entier) : car en effet si un homme "alpha" peut avoir 10 femmes par exemple, alors cela équivaut à ce qu'il y ait 10 fois plus d'hommes "alphas" (disponibles) que dans le modèle de la monogamie ! Et alors que dans le modèle monogame actuel, des hommes comme "Denzel Washington" ou "Barack Obama" sont des icônes inaccessibles, ils deviennent disponibles à un (plus) grand nombre de femmes dans un modèle de polygamie, et, espérer être en couple avec eux (Barack Obama ou Denzel Washington) relève désormais du domaine du possible ! Certes, cela induit de le partager avec d'autres femmes. Mais si cela paraît inconcevable depuis notre perspective monogame (moderne et occidentale), dans toutes les cultures où la polygamie était la norme ou faisait partie de la tradition, les individus pouvaient très bien vivre cet état de fait. Et comme on peut le souligner ici, très souvent pour une femme, avoir le dixième d'un "Barack Obama" ou d'un "Denzel Washington" reste beaucoup plus intéressant que d'avoir un "gros lourd" tout entier (qui en plus pourra vous baiser n'importe comment, vous battre sauvagement et vous tromper tout le temps, durant votre "mariage monogame" avec lui) !