Le Chef de l'Etat a présidé un Conseil présidentiel sur la Santé
Présidence - Publié le: 10-08-2017 - Mise-à-jour le: 10-08-2017 - Auteur: Présidence
Le Chef de l'Etat a présidé un Conseil présidentiel sur la Santé
Le Pre?sident de la Re?publique, S.E.M. Alassane OUATTARA, a pre?side?, ce mercredi 09 aou^t 2017, au Palais de la Pre?sidence de la Re?publique, un Conseil pre?sidentiel sur la Sante?.
Ce Conseil avait pour objet de pre?senter la situation sanitaire du pays, les investissements qui ont e?te? re?alise?s pendant la pe?riode 2012 - 2016, les domaines dans lesquels des efforts supple?mentaires restent a` faire et les actions pre?vues, a` court et moyen terme, pour ame?liorer, de fac?on significative, la qualite? du syste`me sanitaire en Co^te d'Ivoire.
En raison des faibles investissements re?alise?s dans le secteur de la Sante? pendant les 10 anne?es de crise que notre pays a connues, le Pre?sident de la Re?publique, de`s sa prise de fonction, a de?cre?te? ce secteur prioritaire. Ainsi, d'importants investissements ont e?te? re?alise?s dans la re?habilitation et la construction de centres de sante?, l'ame?lioration de l'acce`s aux me?dicaments avec la cre?ation de la nouvelle Pharmacie de la Sante? Publique (nouvelle PSP) et l'ame?lioration de la situation salariale du personnel de sante?.
Ces efforts importants ont apporte? une ame?lioration certaine. Toutefois, au regard de l'ampleur des besoins, un certain nombre de faiblesses persistent. Pour y reme?dier, le Gouvernement a de?cide? de mettre en place un programme ambitieux d'investissements a` court (2017 - 2020) et moyen terme (2020 - 2025).
Le Conseil pre?sidentiel a pre?cise? les axes cle?s de cette strate?gie, qui ont e?te? approuve?s par le Chef de l'Etat, notamment :
- Un Programme d'investissements en infrastructures et e?quipements de sante? de 577 Milliards de F CFA sur 3 ans ;
- L'ouverture de nouveaux centres de cance?rologie, de radiothe?rapie et d'he?modialyse (au CHU d'Abobo) ;
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 page1image46848 page1image47008 Le renforcement de la formation des me?decins en spe?cialite?s ;
-  La re?instauration d'une subvention annuelle a` l'Institut de cardiologie
d'Abidjan ;
-  L'accroissement des ressources financie`res de la nouvelle PSP pour accroi^tre
l'offre de me?dicament ;
-  L'augmentation du budget alloue? a` la gratuite? de certains soins ;
-  Le maintien dans les e?tablissements de sante? de la quote-part (65%) des
revenus ge?ne?re?s pour financer les besoins imme?diats ;
-  Le renforcement de la qualite? de gestion des e?tablissements publics de sante?
par la mise en place de syste`mes de contrat de performance et de de?le?gation de gestion au secteur prive?.
Notons que le Vice-Pre?sident Daniel Kablan DUNCAN, le Premier Ministre Amadou GON-COULIBALY, la Ministre de la Sante? et de l'Hygie`ne publique ainsi que plusieurs Ministres sectoriels ont pris part a` ce Conseil pre?sidentiel. 
 
Rédigé par: Bonébo   le: Jeudi 10 Août 2017
Aucune allusion faite à la CMU !!!! Aucune mention !!!? Ou bien faut-il lire entre les lignes? Dans tous les cas, l'on ne peut reprocher quoi que ce soit sur le souci de Président Ado d'améliorer l'offre en soins (de santé) à ses concitoyens. La volonté politique a été totale. La balle est dans le camp des techniciens. Bravo Président Ado ! LA plus belle fille du monde ne peut offrir que ce qu'elle a. Pourvu que tout ceci fouette des orgueils où il se doit. Bravo au conseil présidentiel sur la santé. Notre pays peut disposer une économie de la santé à valeur d'exemple.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Jeudi 10 Août 2017
C'est bien de construire des hôpitaux et des centres spécialisés (cancérologie, cardiologie, etc.), mais il serait bon que le gouvernement mette un accent très fort et particulier sur la PREVENTION et l'éducation à la santé. En Côte d'Ivoire, on a trop tendance à ne voir les médecins que quand il est déjà beaucoup trop tard, et quand on est avec le médecin, le croquemort n'est pas loin en embuscade !
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Jeudi 10 Août 2017
On distingue différents types d'investisseurs à savoir l'Etat, le secteur privé, les fonds étrangers, l'aide publique au développement, les différents organismes internationaux (OMS, ONU .). En ce qui concerne l'Etat, sa part dans les dépenses de santé ne cesse de diminuer : à titre d'exemple en 2009 le financement public ne représente que 22,4% du financement total de la santé au Togo. Des fonds importants proviendraient des organismes internationaux et de l'aide publique au développement : de nombreux pays d'Afrique dépendent encore fortement des ressources extérieures pour financer leur secteur de la santé. « Dans 26 des 33 pays d'Afrique subsaharienne, le soutien des donateurs représente plus de la moitié des investissements alloués à la riposte au VIH » lit-on dans un communiqué de presse de l'ONUSIDA Genève datant de Novembre 2012. Les organismes et coopératives internationaux font des investissements sous forme de programmes de lutte contre les différentes maladies. Il s'agit souvent des financements basés sur les résultats et il apparait clairement que certains de ces financements ont porté leurs fruits. L'accès aux traitements antirétroviraux pour les patients atteints de VIH est facilité et le nombre de cas de nouvelles infections au VIH a considérablement baissé : depuis 2001 on enregistre une baisse de 71 % au Botswana, 58 % en Zambie, 50 % au Zimbabwe et 41 % en Afrique du Sud (4). Le nombre de décès dû au paludisme a diminué (baisse de 25% entre 2000 et 2010) et actuellement, presque 1 foyer sur 2 en Afrique est équipé d'une moustiquaire. Mais il paraitrait que ces fonds soient mal repartis et surtout mal gérés. « Les ressources disponibles ont été utilisées de manière non rationnelle, en partie à cause du manque d'utilisation systématique de processus et d'outils pour fixer les priorités dans l'utilisation des maigres ressources ». De plus, les ressources n'ont pas été déployées de manière efficiente.
Rédigé par: Lago Tape   le: Jeudi 10 Août 2017
Contrairement à d'autres domaines qui sont en plein essor d'investissement (le tourisme, le secteur minier.) en Afrique, celui de la santé est loin d'en faire partie. Afin d'harmoniser le taux d'investissement des différents pays africains dans le domaine de la santé, en 2001 différents chefs d'états ont tenu une conférence à Abuja. Ce grand rassemblement s'est tenu suite à une augmentation très importante du taux de VIH dans la population africaine. Il en ressort alors que chaque état attribuerait 15% de son budget à la santé. Depuis cette conférence, l'OMS a déclaré que seuls le Rwanda et l'Afrique du Sud ont atteint les 15%, tandis que la Commission de l'Union africaine a rapporté que seuls six États membres de l'Union Africaine ont dépassé le seuil des 15% : le Rwanda (18,8%), le Botswana (17,8%), le Niger (17,8%), le Malawi (17,1%), la Zambie (16,4%), et le Burkina Faso (15,8%)(2). D'autres pays ont fait des efforts considérables pour augmenter leurs budgets mais cela reste toujours inférieur aux 15% fixés. Et dans la plupart des cas, ces investissements sont financés sur ressources extérieurs. La difficulté des pays africains à atteindre cet objectif relève de plusieurs raisons. Les systèmes de gouvernance diffèrent et la motivation varie d'un pays à l'autre. Il semble que les états préfèrent investir dans les milieux novateurs en plein essor comme l'informatique ou encore dans les mines et le pétrole. Enfin la croissance démographique de certains pays allant plus vite que la croissance économique, il parait évident que les investissements régressent, plus encore dans le domaine de la santé.