Famille, je vous haie, passionnément
sidwaya.bf - Publié le: 21-04-2017 - Mise-à-jour le: 21-04-2017 - Auteur: Clément ZONGO
Famille, je vous haie, passionnément
On dit souvent qu'on ne jette pas la pierre à sa patrie ou à sa fratrie. On la lapide toujours avec une motte de terre. Parce qu'on ne se retourne pas contre les siens. On ne scie pas la branche sur laquelle on est assis. On dit souvent que les liens de famille ne se lavent pas, parce que la famille est sacrée. On ne choisit pas sa famille. On ne choisit pas son frère, son père ou sa mère. On ne refait pas sa famille. On vit avec ! Mais savez-vous que parfois et même souvent, l'anguille est tapie dans la famille ? Très souvent, c'est votre propre frère qui vous plante la dague dans le dos. Votre propre sour a une dent contre vous. La main qui vous empoisonne est celle qui vous donne souvent des câlins. Ça a l'air bénin, mais c'est là où il y a le venin. J'ai peur des dents trop blanches. J'ai peur des embrassades qui étreignent pour étouffer. J'ai horreur de la fraternité qui aime dans la douleur de l'inimitié. Finalement, le cordon ombilical n'est qu'un torchon bancal, raccommodé pour jouir ou pour nuire.  Par intérêt, la famille t'encensera pour être dans tes bonnes grâces. Par opportunisme, la famille élèvera le petit frère sur les restes du grand frère sans broutille. On te tendra la perche aujourd'hui pour mieux te pêcher demain. Chaque coup de main est un placement que l'on fait pour l'avenir. On ne donne plus avec le cour, on donne avec la main droite pour récupérer avec la gauche. Celui qui t'aidera à grimper aujourd'hui attends que tu lui rembourses demain au centuple, les fruits de son investissement. Certains t'imposeront même la rançon de leur générosité. Même attentionnés de bonne foi, vous serez taxés d'ingrats en cas d'incapacité à répondre aux attentes. La famille, une torpille endormie aux étreintes électriques.
Pourquoi c'est en famille que les pires scènes de jalousie se trament-elles ? Pourquoi est-ce en famille qu'on nous ovationne en nous souhaitant en sourdine la chute ? Pourquoi celui qui tend la main attend-il toujours un retour sur investissement à 200% ? Et d'où viennent ces serpents qui sifflent dans notre sein ? D'où viennent ces souris qui mordent et soufflent à la fois ? La famille est un mal nécessaire, mais les maux qui la minent sont parfois suicidaires. Quand deux frères de sang se détestent jusqu'au bord de la tombe, sans se pardonner ; quand deux sours se mijotent leur haine jusqu'aux viscères ; quand la mère et le fils se renient au point d'oublier que l'une est l'autre écorce ; quand le père et le fils se regardent en chiens de faïence au point d'avoir une dent l'un contre l'autre ; a quoi sert vraiment le lien de sang ? A quoi servent nos vies de famille si nos liens sont ficelés dans l'hypocrisie ? Je vous haie tous, avec un amour sincère. Je me méfie de vous comme on se confie au diable. Je vous aime comme vous m'aimez, le cour masqué.
En vérité, je vous le dis, celui qui n'a pas un bon ami n'a pas de famille. Celui qui n'a pas un bon voisin n'a pas de famille. Gardez-vous du sang qui coule dans vos veines, il est parfois souillé. Très souvent, c'est l'homme de la rue qui accourt pour vous épargner le pire. Le parent de nom reste parfois de nom. Non, nous mentons tous en famille et c'est d'ailleurs mieux ainsi. Le linge sale ne se lave pas toujours en famille. Il est parfois entretenu pour pourrir l'atmosphère. Il est parfois gardé au frais pour fertiliser les rancoeurs  et susciter les rancunes. Tout ce qui s'assemble se ressemble, mais en famille, on n'a d'identité que par le patronyme. L'expression de la famille se résume à l'organisation de funérailles et de mariages. La solidarité tant attendue est souvent pesée et soupesée avant d'être accordée. Frappez, on vous ouvrira, mais pour vous opposer une fin de non-recevoir. Dans la rue les âmes sensibles se rueront pour te rendre service ; le service que les tiens n'ont pas su te donner. Mais reste quand même en famille et joue le jeu. Porte ton masque et fraie-toi un chemin dans le labyrinthe de l'insondable hypocrisie. Souris avec les dents et ne cède pas toujours à la naïveté de ton cour bon. Porte ton gant et serre leur main. Quand tu manges avec eux, fais-le du bout des dents. Mais ne cède jamais à la funeste tentation de leur jeter la pierre, de rendre le coup. La famille, c'est comme un moustique sur un testicule. Si tu le tapes avec fracas, tu te tapes, patatras !
 
 
Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr      
Rédigé par: El Hadj Cisse   le: Lundi 24 Avril 2017
Celui qui a profité pendant des années de la manne dispensée par un oncle, une s0eur, un cousin, offrira « généreusement » une chèvre pour le mariage de son bienfaiteur et se sentira quitte de toute dette tant financière que morale et sans le moindre sentiment de culpabilité car il a été élevé comme ça. Dans le même ordre d'idée, le jeune cadre qui gagne bien sa vie ne pourra payer lui-même la dot de sa future épouse, même s'il en a financièrement les moyens. Le père et les oncles insisteront pour payer au nom de la coutume, et une fois marié, au nom de la même coutume, ils viendront se goberger et récupérer au centuple le prix du malingre bestiau qu'ils auront acquitté pour le mariage. Le but essentiel étant de maintenir le lien de dépendance entre les membres d'une famille, pour faire cracher au bassinet celui ou celle qui donne l'impression d'avoir les moyens. Avec deux milliards d'Africains prévus pour 2050, ils ne seront peut-être qu'un milliard et demi mais peu importe, le continent devra faire le choix de l'individualisme pour survivre. Car si les mentalités n'évoluent pas, le développement économique réel qui s'installe en ce moment (tous les Africains ne crèvent pas de faim, loin de là et la croissance atteint et dépasse les 6% dans certains pays africains), sera mis à mal par des obstacles culturels. Ce qui était déjà pénible au village avec une économie de troc est totalement incompatible avec une société mondialisé, à moins de vouloir faire vivre les Africains dans des réserves comme les Amérindiens, ce qui n'est pas ce que l'on puisse leur souhaiter de meilleur. L'Afrique a droit tout comme les autres continents au progrès, à l'industrialisation et au luxe.
Rédigé par: Sekou Seck   le: Lundi 24 Avril 2017
Ces (mauvais) comportements africains de la part de nos familles africaines peuvent s'expliquer par l'absence de sécurité sociale généralisée dans les pays africains, en dehors de quelques mutuelles. Le sous-emploi, les mauvaises rémunérations, la précarité de l'emploi, l'exode rural sont souvent mis en avant pour justifier le parasitisme social. Mais cela ne suffit pas, car si l'emploi salarié est rare, si les gros et moyens entrepreneurs ne sont pas assez nombreux, le secteur informel permet à chacun de trouver une activité de subsistance. En dehors des cas de guerre civile avec déplacement de population, de famine consécutive à une sécheresse ou autre catastrophe, on peut vivre, chichement certes, de son travail en Afrique, en dehors des mendiants et des infirmes. Mais le parasitisme social vient avant tout d'une imprégnation culturelle distillée depuis l'enfance, où l'on apprend l'interdépendance et où la place de l'individu en tant qu'entité sociale est mise au second plan. On n'existe pas pour soi-même, mais on fait partie d'un groupe ayant sa cohésion, au cours de son existence l'Africain intègre de nouveau groupes, seul il n'est rien. L'individu isolé est comme un électron libre errant de noyau en noyau cherchant à se placer sur orbite autour d'un nouvel atome en guise de structure. La modernité occidentale qui prévaut peu à peu économiquement est encore trop récente pour s'imposer psychologiquement. L'individu seul est menacé dans son psychisme, au pire la folie le guette et la guérison ne peut passer que par la réintégration dans le groupe et ainsi par l'acception de ses diktats.
Rédigé par: Semmie Kalonga   le: Lundi 24 Avril 2017
Un proverbe Bantou de l'Est du Congo dit en ces termes : « La trop grande générosité (envers la famille) tue ! ». Car il s'agit d'une générosité obligatoire, non volontaire souvent la main forcée. La solidarité contrainte est le lot d'une immense majorité d'Africains. Et quand tout est épuisé et que les parasites sont là demandeurs et pressants, la tentation est grande de passer à l'acte délictueux qui expose au renvoi, à la prison ou à des représailles physiques des victimes. Certains profiteurs, voyant que la source de profit se tarit, iront sans vergogne s'installer chez un autre cousin, quand la première soeur aura été essorée. Et puis, il y a les « soeurs », les cousines qui empruntent un chemisier, des bijoux pour sortir et qui oublient de les rendre, qui utilisent le maquillage et les produits de beauté de celle qui fréquente un riche et qui ne remplacent rien. Et quand le mari se plaint trop de dépenses, on « perd » son téléphone ou on s'est « fait voler » son porte-monnaie au marché pour dissimuler l'argent donné au petit frère quémandeur qui en est à son énième mauvais coup, ne s'amende jamais et ne cesse de réclamer ! Et en Europe, le travailleur sénégalais émigré qui vit dans un foyer type SONACOTRA, et qui revenait jadis chez lui avec des cadeaux pour tous et une distribution de billets de banque pour monter qu'il avait réussi, de nos jours, n'a plus besoin de revenir au pays pour dépenser son argent. Western Union a été inventé spécialement pour le délester quasiment en temps réel de ce qu'il gagne à la sueur de son front qu'il soit balayeur, ouvrier, cadre ou travailleur indépendant. Car au-delà des mers la pression existe pour soutirer de l'argent à celui qui travaille, dur le plus souvent.
Rédigé par: Nina Konandou   le: Lundi 24 Avril 2017
Avoir un appartement de fonction assez vaste, ou pire une villa à sa disposition quand on est un ou pire une jeune salariée célibataire bien payé, est une véritable malédiction. L'Africain est censé être solidaire et partageur, il est en fait rançonné, pressuré, sucé jusqu'à la moelle par les membres de sa famille dès qu'il gagne un minimum d'argent. Ce que l'on appelle communément entraide est en réalité une extorsion permanente de fonds sous le regard bienveillant de la communauté. Et impossible de dire non, on se doit de « respecter la coutume » c'est-à-dire de se laisser envahir par une bande de bouches inutiles qui ne feront même pas la vaisselle, n'achèteront jamais un litre d'huile et s'ils le peuvent, face à un timide, arriveront à lui soutirer de l'argent de poche. Dans un tel environnement, on comprend aisément que toute la paie du salarié va passer en nourriture pour quelquefois dix personnes alors qu'il n'a encore lui-même aucun enfant. S'il n'arrive pas à tenir financièrement, il va être obligé d'exercer un second métier au détriment de son employeur et de son temps libre. Si ce patron est un étranger ou un membre d'une autre tribu, les scrupules concernant l'honnêteté, la ponctualité et le sérieux au travail seront vite balayés par la pression quotidienne du groupe. Et même au sein d'une même ethnie, les mauvais coups sont envisageables surtout si l'on a trouvé un emploi chez un vague cousin ou un soi-disant oncle qui aura du mal à appeler la police (souvent corrompue elle aussi), pour faire incarcérer un membre de la famille (même quand ce membre de la famille a commis l'inceste et est un pédophile).
Rédigé par: Diane Bakayoko   le: Lundi 24 Avril 2017
L'homme et la femme africaine EN COUPLE, dans l'immense majorité des cas ne sont pas encore entrés dans l'aire de l'individualisme. Ils sont prisonniers et souvent victimes de la famille dans le sens le plus vil et le plus détestable que celle-ci peut prendre. Sans l'omniprésence de la famille en Afrique, la corruption serait du même niveau qu'en Europe ou en Asie, car il existe de véritables corrompus partout sur la planète. Sans la famille, le tribalisme ne serait que le prolongement du folklore et le désir de préserver les coutumes. Sans la famille enfin, la sorcellerie serait un accessoire folklorique, une réminiscence du passé au même titre que la superstition en France. Bien sûr, l'Afrique n'est pas monolithique, mono ethnique et mono culturelle. Il existe autant, si ce n'est plus de différences, entre un Bambara, un Zulu et un Masaï, pour ne citer que ces trois groupes, qu'entre un Suédois, un Portugais et un Moldave. Cependant, ceux qui ont vécu en Afrique, au contact quotidien avec les populations de diverses ethnies, catégories sociales et professions ont pu constater les ravages dus au parasitisme social, à la rapacité des cousins et de ceux que l'on appelle des frères ; et cela à tous les niveaux de la société, du pouvoir et de la hiérarchie sociale. Cette famille élargie, que l'on connait à peine avant qu'elle ne vienne s'abattre sur vos économies, ou tout simplement votre moyen de subsistance, comme un vol de sauterelles ou de criquets pèlerins, l'Africain la subit au quotidien, s'en plaint en permanence mais n'ose agir contre par peur de l'opprobre.
Rédigé par: Lina Beugre   le: Vendredi 21 Avril 2017
Mères toxiques : Une mère toxique est manipulatrice. Elle utilise les comparaisons et l'humiliation publique comme une méthode de contrôle. Quand la mère met ses enfants au monde, elle oriente sa préférence vers l'un d'entre eux, selon la position dans la fratrie, au mépris des autres. Il se peut souvent que ce soit son tout dernier enfant... La manipulation est l'autre visage de la conduite toxique des progéniteurs. La mère a tendance à se mettre dans une position de victime, pour générer un sentiment de culpabilité auprès de son fils ou de sa fille, surtout quand ceux-ci sont adultes et prennent des décisions autonomes. Les mères toxiques traitent leurs enfants comme s'ils étaient encore des bébés, en niant leur la position d'adulte. Le contrôle peut se manifester dans le choix des vêtements, de la couleur, du style, jusqu'à la manière de parler. Et la situation a tendance à être encore plus critique quand ils décident de former une famille. Les parents veulent dicter la famille de leurs enfants, comment élever les petits-enfants, quand les gronder ou les frapper ? comment la servante doit préparer la cuisine, et même, dire à quel moment il est préférable de faire un enfant, de partir en vacances ou en weekend (avec ou sans elle). Bien sûr, le choix du conjoint est un élément de discorde dans de nombreuses familles, car les parents manipulateurs ont tendance à désapprouver la situation.
Rédigé par: Rokhaya Gaye   le: Vendredi 21 Avril 2017
Salam. Le refus du mariage d'une femme par la famille pour racisme et juste pour une connotation culturelle est caduque. La limite de l'obéissance aux parents c'est qu'ils te détournent de la religion. C'est bien écrit dans le Coran. Il n'est donc pas permis d'interdire un mariage sans aucune raison valuable ou fallacieuse. Les parents se rangeront à vous inchae Allah sinon, vous êtes dans votre droit de vous marier sans leur accord. L'islam dit respect des parents, certes. L'islam dit aussi accord du père pour la fille. (Non pas refus de la maman). L'islam dit de marier deux personnes et de ne pas freiner un mariage si les conditions sont là. L'islam refuse toute connotation raciste, rejet pour une origine.
Rédigé par: Fawzia Dembele   le: Vendredi 21 Avril 2017
Dans certaines familles, la maman ne veut pas que sa fille se marie et ait son propre foyer. La maman veut continuer de diriger la vie de sa fille et qu'elles aillent ensemble aux mariages, funérailles ou qu'elles voyagent ensemble. concernant le mariage d'une femme sans l'accord et le consentement des parents. Plusieurs situations sont possibles: - Si c'est le premier ou le deuxième refus (de personnes différentes) pour une jeune fille ou un jeune garçon qui ont encore le temps pour se marier. Sincèrement je vous conseille de suivre l'avis de vos parents. - Si c'est le troisième refus pour une raison non acceptable et pour une jeune fille ou un jeune garçon qui ont encore le temps pour se marier, vous pouvez accepter la décision de vos parents comme vous pouvez prendre votre décision et vous marier. - Si c'est le troisième refus pour une raison non acceptable et pour une femme qui n'a plus trop le temps pour se marier et d'avoir des enfants. Vous pouvez prendre votre décision et vous marier, même contre le consentement des parents. Sachez que certains parents peuvent se rendre compte de leurs erreurs et acceptent de vous remettre dans le livret de famille même s'ils vous en menacé de vous en enlever . Je crois que les convertis n'ont pas les mêmes problématiques que les musulmans de souche sur ces questions. Soit leurs parents acceptent leur conversion et là c'est bon pour respecter leur choix de conjoint, soit ils ne l'acceptent pas et là il n'interviendront pas dans le mariage de leurs enfants musulmans.