Un détenu irlandais incapable d'expulser le portable caché dans son estomac
le point.fr - Publié le: 11-05-2016 - Mise-à-jour le: 11-05-2016 - Auteur: Frédéric Lewino
Un détenu irlandais incapable d'expulser le portable caché dans son estomac
Amené d'urgence à l'hôpital, il doit être opéré, car l'appareil refuse de sortir par la bouche ou par l'anus. Un cas révélé par une sérieuse revue médicale.
Les détenus ne sont pas avares d'imagination pour planquer les objets interdits en prison. L'anus ou le vagin peut se révéler une agréable cachette pour de petits objets. Mais pas pour un téléphone portable ! Quoique. Un prisonnier irlandais de 29 ans a choisi une cachette plus large, à savoir son estomac. Sans se poser la question de comment le récupérer. Attendre d'avoir besoin de déféquer pour téléphoner n'est pas ce qu'il y a de plus pratique.
Déjà, le premier exploit de cet homme fut d'avaler cet objet de 68 x 23 x 11 millimètres. Un sacré morceau. Comment s'y est-il pris ? Les chirurgiens qui l'ont pris ultérieurement en charge ne le mentionnent pas dans leur article publié par la revue International Journal of Surgery Case Reports. En tout cas, deux heures après cet exploit, l'homme commence à être pris de vomissements. Après quatre heures de souffrances, il est conduit à l'hôpital, où les médecins ne décèlent aucun autre symptôme. Pas de fièvre, pas d'hypertension. Mais quelle n'est pas leur surprise de découvrir sur une radiographie la présence d'un portable dans l'estomac. Ils avaient déjà tout vu - stylo, dé à coudre, batteries, drogue, médaillon de la Vierge, étui à lunettes, stérilet -, mais un portable, jamais !
 
L'équipe médicale décide de patienter quelques heures, espérant une sortie naturelle. Ils ont beau guetter à la sortie du tunnel, rien ne se présente. Au bout de dix-huit heures, il faut se rendre à l'évidence : le portable n'a pas l'intention de sortir. Il faut donc aller le chercher. Les chirurgiens commencent par une gastroscopie. Ils introduisent dans la gorge du détenu un endoscope à l'extrémité duquel ils ont fixé un grappin. Peine perdue. Ils connaissent aussi peu de réussite que des gosses jouant à la machine à pince dans une fête foraine. Finalement, ils doivent se résoudre à percer le ventre du malheureux pour récupérer l'appareil. Aujourd'hui, le portable a retrouvé sa liberté et le détenu, sa cellule. Allô, quoi !