Hostilité des occidentaux à une présidence Mugabé de l'UA
Les dirigeants africains se laisseront-ils dicter leur conduite ?
le pays - Publié le: 30-01-2015 - Mise-à-jour le: 30-01-2015 - Auteur: le pays
Les dirigeants africains se laisseront-ils dicter leur conduite ?
Le 24e sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) s'ouvre ce 30 janvier avec, sur la table, des dossiers comme la lutte contre Boko Haram, l'option politique comme solution à la crise libyenne et la situation du Nord-Mali. Mais un autre sujet va certainement alimenter les débats. Le président zimbabwéen, Robert Mugabé, pourrait devenir président en exercice de l'UA. Cette perspective ne réjouit pas tout le monde. Les Occidentaux, notamment, ont prévenu qu'ils ne seraient pas dans les meilleures conditions de collaboration avec l'UA, si Robert Mugabé venait à accéder à la présidence de l'organisation continentale africaine. Un message qui sonne comme une mise en garde faite à l'UA, à ses chefs d'Etat membres.
Mugabé n'est pas plus dictateur que certains de ses homologues africain
Ainsi, les Occidentaux ne se sont pas fait prier pour s'inviter au débat afro-africain sur la présidence de l'Organisation africaine. Mieux, ils ont fait irruption dans ce débat et veulent donner leurs orientations voire leurs directives sur le sujet. Et comme il fallait s'y attendre, des dirigeants africains ont diversement réagi à cette mise en garde à peine voilée des Occidentaux.
Robert Mugabé, faut-il le rappeler, n'est pas un enfant de chour. Loin s'en faut. Il règne d'une main de fer sur son pays depuis plusieurs décennies, sans perspective d'alternance. En tout cas, pas de son vivant. Ses opposants ne sont pas à l'abri de brimades et d'humiliations de toutes sortes. Ce n'est pas Morgan Svangiraï, son principal challenger, qui dira le contraire. Dans le pays du vieux Bob comme l'appellent ses sympathisants, les élections se suivent et se ressemblent, avec Mugabé en maître incontesté. Tout l'appareil d'Etat est entre les mains de ses fidèles lieutenants. L'opposition est réduite à sa plus simple expression par l'argument de la force. Tout cela fait de Robert Mugabé un dictateur. Ce n'est donc pas étonnant s'il y a une hostilité à ce qu'il assume les fonctions de président en exercice de l'UA. Bon nombre de  chefs d'Etat africains, qui ne voient pas d'un bon oil une telle présidence, n'ont donc pas tort.
Seulement et c'est là où le bât blesse, Mugabé n'est pas un cas de dictature isolé. En effet, on peut dire, sans pour autant faire l'apologie de la dictature, que les chefs d'Etat africains  frondeurs  font un mauvais procès à Mugabé. Pourquoi contester le président zimbabwéen et pas les autres ? Mugabé n'est pas plus dictateur que certains de ses homologues africains comme Paul Biya du Cameroun, Obiang Nguema de la Guinée équatoriale, Denis Sassou N'Guesso du Congo et Paul Kagamé du Rwanda, pour ne citer que ceux-là. Pourtant, ces chefs d'Etat cités reçoivent tous les honneurs et les hommages de la même UA. Après tout, Obiang Nguema a bel et bien présidé l'UA en 2012. Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdoul Aziz, qui a présidé l'UA en 2014, a pris, faut-il le rappeler, le pouvoir dans son pays par un coup d'Etat militaire, avant d'opérer une certaine mue.
La dictature de Mugabé, faut-il le répéter, est exécrable. Loin de nous l'idée de dire qu'il mérite de diriger l'UA. Ce qui est en cause dans cette affaire, c'est le deux poids deux mesures. L'Occident est dans son rôle de défenseur des valeurs de démocratie et d'Etat de droit. Cela est fort louable.  Mais où étaient ces Occidentaux si épris de démocratie, quand il a fallu collaborer avec la même UA alors présidée par un satrape de la trempe de Obiang Nguema ? Visiblement, la  collaboration avec certains dictateurs ne les gêne pas outre mesure. Ils n'ont pas, en tout cas, toujours affiché la même hostilité vis-à-vis de dictateurs postulants à ce poste. Intérêt quand tu nous tiens !
L'hostilité à la présidence Mugabé de l'UA, devait être une décision purement africaine
La vérité, c'est que l'Occident a un vieux contentieux avec le président Robert Mugabé. Ce contentieux, on le sait, est lié à la réforme agraire qui a été opérée par le vieux Bob et qui a entraîné l'expropriation des  fermes, des riches propriétaires terriens blancs au profit de populations noires et pauvres du Zimbabwé.
En tout cas, l'Occident entend une fois encore exploiter cette occasion pour régler ses comptes avec le président zimbabwéen, un dur à cuire, à travers l'UA. Et les dirigeants africains risquent de devoir se laisser dicter une conduite par leurs homologues occidentaux, en jouant le jeu. In fine, cette affaire illustre, si besoin en était encore, la trop grande dépendance de l'UA vis-à-vis des puissances occidentales. La crainte que l'Occident retire ses billes n'est pas étrangère aux réactions d'hostilité de certains chefs d'Etat africains à une présidence Mugabé de l'UA. Comme quoi, pour bien des dirigeants, il vaut mieux tout simplement faire chorus avec les Occidentaux pour continuer à bénéficier de leurs « largesses ».
C'est pour cette raison que ce qui se passe est déplorable. Cette hostilité à la présidence Mugabé de l'UA, devait être une décision purement africaine. Il est heureux de voir que des chefs d'Etat de l'UA sont préoccupés par le profil de celui qui va présider aux destinées de l'organisation continentale. Mais le hic, c'est la pression de l'Occident. Mais tout ce débat autour de la question de la présidence de Mugabè à l'Organisation panafricaine,  soulève cette question : n'y a-t-il pas lieu de revoir les textes fixant les conditions d'accès à la présidence de l'organisation ?  En tout cas, il le faut.  Tout comme il se pose l'impérieuse nécessité de faire du respect des droits de l'Homme et de la démocratie, des conditions non négociables pour prétendre à ce poste. L'UA pourrait, au besoin, remettre les choses à plat, en fixant des critères à remplir par chaque Etat pour accéder à la qualité de membre de l'organisation.
La règle de droit est impersonnelle, disent les juristes. Et pour l'heure, les textes en vigueur n'interdisent pas à Mugabé, pas plus qu'aux autres dictateurs africains, d'accéder à cette fonction. Et c'est cela le vrai problème. Rien n'empêche l'UA d'adopter des règles, des conditions de bonne gouvernance qui s'imposeraient à tous les dirigeants susceptibles de la présider. Il n'y a pas d'un côté de bons dictateurs, fréquentables, et de l'autre, de mauvais dictateurs à fuir.
 
Rédigé par: Bob   le: Dimanche 1 Février 2015
Mes chers frères et soeurs, si c'est de l'occident que vous attendez votre respectabilité, alors acceptez d'être à la traîne du monde pour tout le temps qui nous reste à vivre, car l'occident ne donne de la considération à un dirigent africain, que s'il est servile ou obséquieux ou leur livre pour rien tout la richesse de son pays, non pas une fois, mais aussi souvent qu'ils en ont besoin. Prenons le cas de MUGABE il a commencé à devenir dictateur, le jour où il a voulu qu'il ait une répartition équitable des terres entre sa population blanche et noire, jamais avant il n'avait été traité de dictateur! Et le cas de KHADAFI, il avait offert à sa population des conditions de vie supérieures à plusieurs pays occidentaux, parce qu'il avait la maîtrise de ses ressources. Ils l'ont tué en invoquant le fallacieux motif de dictature. Quel pays au monde ne voudrait une dictature qui offrait une telle opulence à sa population! on peut continuer ainsi à l'infini, car à chaque fois qu'un chef d'Etat ne leur est plus utile ou qu'il veut privilégier son propre pays, il devient dictateur! A chaque fois qu'un chef d'Etat sera traité de dictateur, ne vous dites pas quel crime il a commis, mais quel service il a refusé de rendre aux occidentaux et vous aurez la vraie réponse! Vous ne trouvez pas étrange que ce soit les fils de ceux qui ont colonisé l'Afrique avec tous les massacres et pillages qu'ils ont commis qui viennent aujourd'hui nous donner des leçons de démocratie. Et puis croire que démocratie et développement vont ensemble et la plus grosse erreur, car regardez la Chine, dont la démocratie est critiquée en longueur de journée par ces mêmes occidentaux, et pourtant sur le plan économique, c'est cette même Chine qui mène le monde. Et tous ces pays occidentaux qui se disent démocratiques, sont presque tous au bord de la faillite aujourd'hui, et vont mendier en Chine! Réfléchissez un peu mes frères et soeurs et ne laissez pas dicter votre conduite et vos jugements!
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Dimanche 1 Février 2015
Le fait d'avoir choisi un type comme Mugabe, tyran despotique et sénile, sous sanctions internationales, qui a largement fait preuve de son incapacité à diriger un pays et à en mener le développement, est symptomatique du grand cas que les dirigeants Africains font de leur Union et de leur épanouissement. Cela signifie clairement que, dans le meilleur des cas, l'UA ne pourra mener aucune action sur la scène internationale pendant toute la durée de ce mandat, et dans le pire des cas, elle pourrait encourir une phénomène d'ostracisation, voire de pénalisation. Cela ternit considérablement l'image de l'UA et de l'Afrique en général (il y avait eu un précédent aves Kadhafi, mais cela n'avait pas prospéré en son temps). Cela prouve, s'il était nécessaire, que l'UA n'est rien et que tout le monde s'en moque (comment une institution qui se dit panafricaine et se fait offrir cadeau son siège par la Chine "populaire" peut-elle prétendre à la moindre crédibilité ???°.
Rédigé par: m.Doumbia   le: Samedi 31 Janvier 2015
Je panse Mugabe president de u a c;une affaire pur semplimant africains il vaut que les occidenteaus accepted certains chose quand il ya eux occupation il son prit les terres des gens par tout les moyennes donc apret occupation les gens on droit a leur terres ou est crime dans sa c;est normal pour eux de dire neporte quoi sur Mugabe mais vraiment pas chaqun doi deffandres son intairest il faut que nous comprenaux que ce une question d:intaires sinon au Gabon de pere au fils guinee equatorial.congo braza.pourquoi il son plus accepte que parceque est deffands leur intaires et Mugabe deffands son pays
Rédigé par: Omiata   le: Samedi 31 Janvier 2015
Bonsoir Bob La démocratie existe dans certains pays africains, que l'on le veuille ou non Certains dirigeants africains de la trempe de Mugabé ont démontré aussi bine leurs tares que leur incompétence à gouverner leur pays pour le bien de leurs habitants. Nous ne pouvons donc pas mettre tous nos dirigeants dans le même sac Il y a des pays ou les élections sont organisées régulièrement de manière crédible ou pas n'est pas le problème, mais l'un des critères retenus pour dire si un pays est démocrate ou pas demeure l'organisation à bonne date et régulière des élections et surtout l'alternance au pouvoir des dirigeants. Mugabé est au pouvoir depuis combien d'années ? Comment le niveau de vie de la population a évolué depuis son arrivée au pouvoir ? L'Afrique appartient au monde et nous devons nous comparer aux autres. Nous sommes tous d'accord que le président Mugabé n'est en aucun un modèle ni de bonne gouvernance ni de respect de quoi que ce soit. Alors avec ou sans les occidentaux, nous devons pouvoir comparer Pour en revenir à l'UA, il est tout à fait dommageable que cette organisation ne soit q'un club de nos présidents sans aucune emprise réelle sur la vie du milliard d'Africains que nous sommes. En tout état de cause, MUGABE est tout sauf un modèle pour personne et c'est cela qu'il convient de dénoncer
Rédigé par: Bob   le: Samedi 31 Janvier 2015
Je regrette que certains auteurs comme celui de cet article reproduisent servilement les termes de dictateurs, uniquement parce que les pays occidentaux les utilisent contre des chefs d'Etat indociles. Parlons précisément de démocratie: Où est la démocratie, quand ce sont toujours les mêmes, leurs descendants, leurs proches ou amis qui détiennent toujours les pouvoirs dans ces mêmes pays occidentaux. Est-on qualifié de parler de démocratie, quand on entretient au pouvoir des hommes comme Blaise Comparé pendant près de trente ans sans jamais les critiquer et qui n'ont finalement été chassés du pouvoir que par la volonté populaire? Peut-on parler de démocratie, lorsqu'on va violer la constitution de certains pays pour y installer qui on veut, contre la volonté populaire? Quand des chefs d'Etat occidentaux vont se comporter sur le continent africain comme de véritables brigands peuvent-ils critiquer les autres de dictateurs. Le plus grave c'est que ces occidentaux ne sont même plus obligés de nous traiter de dictateurs, nous mêmes le faisons à leur place, ce qui est tout de même étrange, de la part de ceux qui se disent sur le chemin de l'émergence. Pour que les autres nous respectent, commençons d'abord par nous respecter nous mêmes car ceux que nous traitons de de dictateurs, ne représentent qu'une partie de nous mêmes. En réalité le sous développement n'est pas une question matérielle, mais un état d'esprit. Salut mes frères.
Rédigé par: Bob   le: Samedi 31 Janvier 2015
Ce article est écrit, mais je regrette que l'auteur se laisse aveugler par certaines injures destinées uniquement aux chefs d'Etat africains, ou à tous ceux de par le monde dont la conduite ne plait pas aux occidentaux. Ces mêmes occidentaux se cachent derrière les termes de démocratie chez eux, alors qu'à examiner de près ce sont toujours les mêmes ou leurs descendants, proches ou amis qui détiennent toujours tous les pouvoirs. Et il ne critiquent les démocraties dans les autres pays que lorsque les personnes a
Rédigé par: kélètigui diarra   le: Samedi 31 Janvier 2015
l'afrique est vraiment tomber,excuser moi mais on est vraiment tomber.ou est passer les vrais démocrates,et c'est à mugabè qu'on viens de confié le destin de notre chers afrique pour un an.au sommet de l'union africainne,au dirigeant africain je dirais que c'est une insulte pour toute l'afrique entière confié l'ua à un dictateur comme mugabè qui n'a aucun respect pour son peuple,je dit au vrais démocrate africain que voue avez mépriser les vrais africain qui aspire à la démocratie en afrique,mugabé c'est de la salade pourri servit au africain et son peuple,il faut vous ressaisir et donner à l'afrique les chefs états crédible pour défendre l'afrique et non pas des présidents poubelle pour l'afrique.
Rédigé par: Malick Deme   le: Samedi 31 Janvier 2015
Forestier de Lahou pose une question fondamentale: a quoi sert l'UA? Qu'a t'elle accompli ou résolu depuis sa création a part fournir des positions biens payées a quelques privilégiés (pas une mauvaise idée pour offrir des portes de sorties a des politiques qui autrement se résoudraient a la violence) Les occidentaux s'accommoderont de n'importe quel Président de l'UA car l'UA n'a pas de poids opérationnel ou moral. ECOWAS ou UMEOA serait une autre question. Au pire l'élection du Président Mugabé leur sera une excuse commode pour faire des économies et s'affranchir de l'accusation de néocolonialisme. La question pourrait être la capacité a définir des objectifs, mettre en ouvre des programmes et transformer l'organisation pour le bien de l'Afrique. Nous espérons que c'est celle que se posent les décideurs. Et c'est sans doute pour lui la chance de revenir aux idéaux de sa jeunesse.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Vendredi 30 Janvier 2015
L'UA c'est quoi ? ça fait quoi ? ça sert à quoi ? Voilà les vraies question qu'il faudrait se poser. Le président de l'UA a-t-il un réel pouvoir (autre que s'en mettre un peu plus dans la poche et de se pavaner dans les palaces et colloques internationaux en se gavant de champagne et de petits fours au nez et à la barbe des populations qui crèvent de faim) ? L'UA est incapable de résoudre le moindre problème, la moindre crise. L'UA a largement fait la preuve qu'elle n'est qu'un "machin" de plus, pour paraphraser de Gaulle.
Rédigé par: Koro Kemoko   le: Vendredi 30 Janvier 2015
Les occidentaux ne souhaitent pas imposer un leader a l'UA, ils disent simplement qu'eux ne coopereront jamais avec une UA qui a Mugabe a sa tete. Les leaders de l'UA peuvent donc simplement ignorer cela, mais en sachant que pendant la duree d'un tel mandat, ils n'auront besoin d'aucune aide de l'Occident. La tendance est a une "africanisation" unilaterale des choses a l'UA. N'est-elle pas entrain de creer sa propre Cour de Justice Africaine destinee a juger les leaders africains accuses de crimes contre l'humanite? Nos leaders sont supposes etre maltraites par la CPI qui, selon eux, fait plus attention aux crimes commis par les leaders africains que ceux d'ailleurs. En insistant ainsi sur l'avis des occidentaux sur le choix du futur leader de l'UA, l'auteur ne nous donne aucune garantie que l'UA peut desormais se passer de l'avis de l'UE et des autres pays et organisations.
Rédigé par: Omiata   le: Vendredi 30 Janvier 2015
En toute honnêteté, il n'est pas souhaitable que ce monsieur devienne président de l'UA si nous voulons une quelconque respectabilité sur la scène internationale. Le reste n'est que pure spéculation. Dire que Mugabé n'est pas plus dictateur que certains de ses homologues signifie ne pas avoir ni principe ni valeur de quelque nature que ce soit et c'est bien dommage. Car c'est ce genre de comportement qui a valu à l'Afrique, continent aux potentialités incommensurables, d'être à la traîne dans tous les domaines, et cela n'est pas acceptable