Rien de ce qui résulte du progrès humain ne s'obtient avec l'assentiment de tous.(Christophe Colomb)
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Réhabilitation de l'immeuble CCIA, oui...mais
Article publié le: 02 Juin 2012 - Auteur: T. Blé - Source: Lebanco.net
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La détermination du Président de la République son Excellence Allassane Ouattara de mettre désormais sous surveillance permanente les différentes régies financières dans l'exécution du budget, va, sans nul doute, permettre de voir clair dans le mécanisme des appels d'offres, l'exécution des tâches pour situer la responsabilité des uns et des autres dans les éventuels manquements.
Les temps, dira- t-on, sont en train de changer. L'affaire Satarem Greensol dans laquelle l'Autorité Nationale de Régulation des Marchés Publics (ANRMP) a dû remettre en cause la procédure d'attribution du marché de la gestion des déchets solides dans le District d'Abidjan qui puait à mille lieux le délit d'initié et le limogeage du Directeur de l'ATCI soupçonné d'avoir fait de la surfacturation dans l'achat d'équipement de télécommunication sont encore vivaces dans l'esprit des ivoiriens qui ont donné leur adhésion à la politique du Chef de l'Etat d'ériger la bonne gouvernance dans l'administration publique.
Aujourd'hui, à la faveur du projet de voir l'immeuble CCIA abriter le siège provisoire de la BAD, l'Etat ivoirien s'est engagé à réhabiliter cet immeuble qui a coûté des milliards au contribuable ivoirien. Une initiative louable.
Dans cette perspective, le gouvernement s'apprête selon des sources introduites, à lancer un appel d'offres restreint dans ce sens.
Seulement, faut-il rappeler qu'en matière de réhabilitation de cet immeuble, l'Etat n'est pas à son premier appel d'offres.
Cette initiative avait été confiée il y a des années de cela à l'entreprise SIEGIM-CI, mais la dégradation avancée des corps d'état de cet immeuble dont la presse fait largement écho depuis en dit long sur le manque de professionnalisme de cette structure. En effet malgré les centaines de millions de subventions qu'elle a reçues de l'Etat, c'est impuissant que les locataires que sont certains ministères, entreprises et organismes internationaux et privés ont vu que l'immeuble ne bénéficie d'aucun travail sérieux de réhabilitation. Résultat : pas d'ascenseurs, pas d'éclairage, pas de système de climatisation, pas d'eau. L'extérieur et l'intérieur sont dans un état de dégradation avancée. Conséquences ? Les locataires refusent de payer les loyers.
A quelles fins a donc servi cet argent ? Doit-on alors passer en pertes et profits les sommes énormes dégagées par l'état pour des travaux non exécutés selon les exigences du cahier des charges ?
Selon M.K, ex cadre de la SIEGIM, « il faut rechercher les raisons de la dégradation de cet immeuble et celui du POSTEL 2001, également géré par la même entreprise jusqu'à une date récente, dans la roublardise dont fait preuve le PDG M. SIDIBE VAKABA vis-à-vis des prestataires de service ». Et de poursuivre « malgré les subventions de l'Etat, le PDG n'a jamais eu le souci de payer les prestataires qui ont fini par lui couper tout ».
Plus étonnant, selon M.K, « M. SIDIBE VAKABA réussissait à chaque fois à se faire payer les factures des travaux qu'il n'exécuterait même pas ».
Selon les locataires de l'immeuble CCIA, l'entreprise SIEGIM qui a géré l'immeuble jusqu'à ces derniers mois, a disparu avec leurs cautions. Ils accusent la SOGEPIE de ne pas tenir compte de cela, lorsque par acte d'huissier en date de mars 2012, cette structure de l'état les a invité à quitter les lieux en septembre 2012 en vue d'entreprendre des travaux de réhabilitation.
Par ces temps où le Président de la République fait de la rigueur et de la lutte contre l'impunité son cheval de bataille, il y a lieu de situer les responsabilités. On se demande en effet comment la SOGEPIE qui a la charge de recevoir les offres, de les étudier et de rendre en collaboration avec la direction du BNETD, une décision motivée, a pu porter son choix, en son temps sur la SIEGIM, sans s'assurer que celle-ci fournissait des garanties crédibles. Etait-ce le résultat d'un dessous de table savamment orchestré ? Ou a-t-elle bénéficié de complicités diverses ?
Le cas Bictogo (sanctionné pour une affaire antérieure à son entrée au gouvernement) devrait faire école pour toutes les entreprises qui se sucrent sur le dos de l'état.
La réponse pourrait se trouver dans la découverte d'un marché gré à gré d'un montant de 155 millions relatif à la réhabilitation des travaux de climatisation de l'immeuble CCIA sur le site de la Direction des Marchés Publics (DMP). Ce marché attribué en 2008 à la SIVAC a été résilié en 2011 pour faute. Une autre affaire à suivre donc.


T. Blé
jeffble02@yahoo.fr
Les réactions
 
Max  a écrit
03 Juin 2012 01:22:49
J'ai l'impression qu'il n'y a pas de cadres ou hommes d'affaires intègres dans ce pays à telle enseigne que malgré l'engagement du Président à faire sien la bonne gouvernannce, au lieu de se l'approprier, on veut ramener tout le boulot qu'à lui et lui seul. Après, c'est pour dire qu'il se comporte comme un super Président!!! Alors, les gars wake up (réveillons nous).
 
Le Procureur  a écrit
02 Juin 2012 09:20:38
C'est une affaire de pardonner ne me tuer pas.Je suis un OUDI.
UN GARCON PIL.