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Cameroun: ces communicants de Biya
Tous des charlatans adeptes de monologues
Article publié le: 13 Mars 2012 - Auteur: Felicité Ngandja - Source: Camer.be
« Il y a eu zéro mort », « Le bébé de Vanessa est mort » « Il n'y a pas eu vol de bébé » « Le journaliste Bibi Ngota est mort de suite de Sida ». Qui n'a pas l'impression que chaque jour c'est le premier avril en écoutant un communicant de Biya? Quand la vérité officielle est mise en doute qui peut-on croire? Réécoutez les deux sorties médiatiques contradictoires d'Issa Tchiroma qui incriminent officiellement le régime Biya dans le très célèbre dossier de la jeune héroïne des temps modernes Vanessa Tachatchou.



En écoutant Issa Tchiroma Bakary cette funeste phrase résonne encore dans nos oreilles : « Il y a eu zéro mort » disait son homologue Kontchou Koumoumegni alors lui aussi ministre des communications du régime Biya parlant du massacre des étudiants camerounais en 1991 lors de l'avènement du multipartisme.

Il y a quelques temps le 04 février 2012 lors de sa première sortie médiatique au sujet de l'affaire du vol de bébé Vanessa Tchatchou, dans un monologue pour faire avaler la version des faits du gouvernement, Issa Tchiroma banalisait le vol d'un bébé et classait cela aux faits divers. Plus hallucinant encore dans un manque d'empathie total avec certitude il livrait le verdict final d'un dossier encore en phase de collecte des données sans équivoque avec assurance et parfois d'un ton méprisant et ironique, il annonçait la mort du bébé de Vanessa et lui adressait ses condoléances. Le plus pitoyable de cette sortie du ministre de communication de Biya c'est la mégalomanie de faire la comparaison entre le Cameroun et le Canada en ce qui concerne la gestion de crise lors d'un vol de bébé.

Recadrage :

Issa Tchiroma Bakary le vol d'un bébé est universel. Le peuple s'insurge contre la gestion de cette crise qui tend à banaliser un tel drame avec pour objectif premier de protéger certains hauts fonctionnaires.

Voici comment un gouvernement canadien aurait géré cette crise, et il ne faut pas être pays riche pour le faire. Il s'agit du bon sens et du respect envers le peuple.

Au Canada, Issa Tchiroma Bakary, un ministre ne peut pas faire une conférence de presse sans répondre aux questions des journalistes; dans un tel cas il envoie un communiqué de presse.

Au Canada, Issa Tchiroma Bakary, le vol d'un bébé ne pas peut être classé de faits divers. C'est une alerte maximale est signalée dans toutes les provinces et les pays voisins à travers tous les médias.

Au Canada, Issa Tchiroma Bakary, devant un tel drame, un recours collectif aurait déjà été intenté par toutes les femmes qui ont été victimes du vol de bébé dans les mêmes circonstances que Vanessa pour que lumière soit faite sur leur propre drame.

Au Canada, Issa Tchiroma Bakary, devant un tel drame une conférence de presse est faite chaque jour par les responsables de l'hôpital où a eu lieu le vol pour sécuriser la population et réconforter la famille éplorée.

Au Canada, Issa Tchiroma Bakary, devant un tel drame le premier ministre en personne serait déjà allé rencontrer la jeune mère et sa famille en guise de soutien au nom du peuple.

Au Canada, Issa Tchiroma Bakary, des déclarations contradictoires comme celles de votre collègue la ministre des Affaires sociales, Catherine Bakang Mbock voulant qu'il n'y a pas eu vol de bébé et vous annonçant la mort de ce bébé aurait été une occasion en or à l'opposition de réclamer vos démissions.

Au Canada, Issa Tchiroma Bakary, toutes les personnes citées dans ce dossier qui occupent des fonctions pouvant influencer la décision du juge en leur faveur auraient été suspendues ou limogées ceci dans le but de permettre à la Cour d'agir librement.

Au Canada, Issa Tchiroma Bakary, vous ne seriez plus ministre depuis votre sortie médiatique voulant que le journaliste Bibi Ngota soit mort de suite de Sida car le peuple aurait réclamé purement et simplement votre départ.

Retour sur votre point de presse du 09 mars 2012

Comment un ministre qui a annoncé avec certitude il y a un mois que le bébé de Vanessa Tchatchou est mort peut annoncer l'incapacité de la science d'établir la vérité sur la l'identité de ce bébé?



La vérité est claire par votre réfus de répondre aux questions des journalistes...

Compte tenu des affabulations de votre part qui mettent en doute la vérité officielle, qui peut-on croire? C'est comme un élève qui ne croit plus en son maître, un enfant à ses parents.. .« Il y a eu zéro mort », « Le bébé de Vanessa est mort » « Il n'y a pas eu vol de bébé » « Le journaliste Bibi Ngota est mort de suite de Sida ». Qui n'a pas l'impression que chaque jour c'est le premier avril en écoutant un communicant de Biya?

Dire que ce régime dépense des fortunes chiffrées à plusieurs centaines de milliards de FCFA pour ses conseillers en communications et relations publiques selon plusieurs sources de médias ? Quel gâchis de l'argent des contribuables des pays pauvres et très endettés dont plus de la moitié de la population vit sans eau potable ni électricté?

Quand le peuple ne peut plus croire en son président qui s'exprime à travers son ministre de la communication, que faire? Telle est notre question de la semaine.

Ces communicants de Biya... De Kontchou Kouomegni à Issa Tchiroma, tous des charlatans adeptes de monologues...


Felicité Ngandja
Les réactions
 
Akobla  a écrit
15 Mars 2012 05:17:34
Ces gens là m'effraient vraiment !
 
Jean-charles Fotso  a écrit
14 Mars 2012 01:24:26
Ainsi va le Cameroun, pays aux multiples pseudo-intellectuels bidons, "défenseurs" des droits de l'homme,grands "panafricanistes","experts" en tout, qui ont de la voix que pour parler des autres pays alors que le leur est pourri.