Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.(Romain Gary)
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Guinée équatoriale
Le triste sort des immigrés burkinabè
Article publié le: 07 Février 2012 - Auteur: lepays - Source: Le Pays
Ils sont quelque 6 000 Burkinabè à vivre en Guinée équatoriale. Tous espèrent décrocher le jackpot et faire fortune. Mais l'eldorado se transforme bien souvent en enfer, voire en cimetière pour certains.

Moustapha Moryanga ne verra plus jamais son Burkina natal. Son corps a été retrouvé le 25 janvier dernier, sur le chantier qu'il gardait, baignant dans une mare de sang. Il a été sauvagement assassiné à coups de poignard. Son compagnon avec qui il gardait la maison en construction a eu plus de chance. Il a pu s'échapper dans la forêt lors de l'assaut contre leur cabane en bois. Les assaillants en voulaient au groupe électrogène qui alimente le bâtiment. Ce décès violent est en passe de devenir un fait divers banal dans le quotidien difficile de la communauté burkinabè. En majorité sans papiers (la carte de séjour coûte 500 000 F CFA par an et là encore, il faut user de pots-de-vin pour espérer avoir le précieux document), ils flirtent chaque jour avec le danger, face à des policiers dont la seule occupation semble être la chasse à l'immigré clandestin. « Nous sommes traités comme des chiens dans ce pays », se plaint ainsi un de ces nombreux jeunes Burkinabè venus chercher le salut au pays de Obiang N'Guema. C'est vrai, il y a de l'argent dans ce pays. C'est un gigantesque chantier à ciel ouvert. La Guinée équatoriale, grâce à la manne pétrolière, ne connaît pas la crise. Mais encore faut-il avoir un métier et surtout la fameuse carte de séjour. Sinon, c'est l'esclavage assuré, sur des chantiers où les notions du droit du travail sont totalement inconnues. Plus que les salaires injustes, c'est la façon de traiter ces travailleurs, dont les bras sont pourtant utiles pour la construction du pays, qui écoeure le plus.

Un commissariat surnommé Guantanamo

A l'évocation de son nom, beaucoup de Burkinabè vivant en Guinée équatoriale et particulièrement à Malabo, tremblent d'effroi. Guantanamo, c'est le surnom donné au commissariat central de Malabo. C'est là que sont détenus les sans-papiers, avant leur extradition ou leur libération (c'est selon qu'ils ont ou pas une personne pour payer un bakchichs s'élevant à des centaines de milliers de francs). Guantanamo mérite son appellation. Située dans les entrailles du commissariat, après qu'on ait passé de nombreux postes de contrôle, ce qui s'apparente à un centre de rétention, est un véritable bagne. Femmes et hommes partagent de vastes cellules devenues petites à cause du surnombre des pensionnaires. En forme de « U », la cellule est criblée d'écrits en plusieurs langues, sans doute les traces des prisonniers qui y sont passés. En anglais, une inscription en lettres majuscules, dans un coin du mur crasseux : « No human right here » (Aucun droit humain ici). Sous les yeux des détenus, des cuisinières s'affairent autour de paquets de poulets surgelés et de légumes. Mais il faut se détromper. Le repas qui se prépare est uniquement destiné aux policiers de Guantanamo. Les détenus ne pourront qu'en humer le fumet. Ils sont au régime pain sec exclusivement et crèvent visiblement de faim. Tant pis pour celui qui ne reçoit pas de repas venant de l'extérieur. Dès qu'ils voient un visiteur, même inconnu, tous les misérables de Guantanamo ont le même geste. Ils tendent la main pour demander un billet de banque. En ce mois de janvier, il y fait une chaleur étouffante. La plupart des pauvres hères qui s'y trouvent sont d'ailleurs torse nu. Une dizaine de Burkinabè y étaient détenus. « C'est un chiffre acceptable », indique un habitué des lieux, qui précise qu'ils étaient une quarantaine il y a peu. Romuald Tiendrébéogo est un des locataires du sinistre endroit. Grâce à l'argent envoyé par son grand frère vivant en Europe (près de 500 000 F CFA), il espérait obtenir une libération. Mais depuis que l'intermédiaire, un Burkinabè, a reçu la somme, il n'a plus donné signe de vie. Cela dure plusieurs semaines. Il a fallu une intervention d'une personnalité, pour que sa situation trouve une issue heureuse. Quelques jours plus tard, en effet, il respirait le vent de la liberté. Mais pour combien de temps ? On murmure avec appréhension, au sein des immigrés, qu'après la Coupe d'Afrique des nations, ce sera la fin de la trêve. La traque des immigrés reprendra de plus belle. Les Burkinabè s'attendent à vivre des jours terribles faits de contrôles incessants, de rackets, de courses-poursuites, de rafles, de violences, etc. Bref, la « vie normale » pour eux.

Mahorou KANAZOE
Les réactions
 
L'histoire Africaine  a écrit
07 Février 2012 07:26:29
En effet, ce sont les colons qui ont allié les deux pays africains pour un but d'exploitations historiques.
 
L'immigration  a écrit
07 Février 2012 06:57:00
C'est vraiment dommage. Les Guinée-équatoriens cherchent à protéger aussi leur pays par tous les moyens possibles avant que tous ces envahisseurs apatrides s'élèvent un jour dans leur pays et leur réclamer l'impossible.
 
Levent  a écrit
07 Février 2012 08:06:05
Emil ta réaction est d'autre âge, Houphouët n'a pas fait que laisser les gens venir. ça commencé par les colons. Ce sont eux qui ont forcé les Burkinabès à aller travailler dans les plantations et les chantiers en Côte d'Ivoire dans le cadre du travail forcé. C'est pourquoi de 1932 à 1947, la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso formaient une même colonie. Si tu ne connais pas le passé de ton pays, au moins tu a la chance de le connaître car en te voyant utiliser, cela suppose que tu sais lire et écrire. La Côte d'Ivoire est premier producteur de café et cacao, c'est parce qu'ils ont une communauté constituant l'essentiel de la main d'oeuvre dans les plantations de café et cacao.
Conprendre son histoire est important, l'ignorée ou la falscifiée est un crime
 
Levent  a écrit
07 Février 2012 08:05:54
Emil ta réaction est d'autre âge, Houphouët n'a pas fait que laisser les gens venir. ça commencé par les colons. Ce sont eux qui ont forcé les Burkinabès à aller travailler dans les plantations et les chantiers en Côte d'Ivoire dans le cadre du travail forcé. C'est pourquoi de 1932 à 1947, la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso formaient une même colonie. Si tu ne connais pas le passé de ton pays, au moins tu a la chance de le connaître car en te voyant utiliser, cela suppose que tu sais lire et écrire. La Côte d'Ivoire est premier producteur de café et cacao, c'est parce qu'ils ont une communauté constituant l'essentiel de la main d'oeuvre dans les plantations de café et cacao.
Conprendre son histoire est important, l'ignorée ou la falscifiée est un crime
 
Levent  a écrit
07 Février 2012 08:04:47
Emil ta réaction est d'autre âge, Houphouët n'a pas fait que laisser les gens venir. ça commencé par les colons. Ce sont eux qui ont forcé les Burkinabès à aller travailler dans les plantations et les chantiers en Côte d'Ivoire dans le cadre du travail forcé. C'est pourquoi de 1932 à 1947, la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso formaient une même colonie. Si tu ne connais pas le passé de ton pays, au moins tu a la chance de le connaître car en te voyant utiliser, cela suppose que tu sais lire et écrire. La Côte d'Ivoire est premier producteur de café et cacao, c'est parce qu'ils ont une communauté constituant l'essentiel de la main d'oeuvre dans les plantations de café et cacao.
Conprendre son histoire est important, l'ignorée ou la falscifiée est un cime
 
Levent  a écrit
07 Février 2012 07:39:53
Cette situation des Burkianbès, et des Africains en général, en Guinnée équatorial pose le problème des unions de façade qui caractérisent le continent africain depuis les indépendances. L'africain n'a plus le sens de l'hospitalité, il perçoit toujours l'Autre, de peau noir, comme un envahisseur. Et plus écoeurant dans cette situation, c'est notre capacité à toujours considéré les Blancs comme des racistes, des xénéphobes alors qu'à nos portes le problème est réel (chasse aux étrangers au Ghana, en Côte d'Ivoire, au Maghreb, en Afrique du Sud, en Guinée Equatoriale, au Burkina Faso...). Regardez l'union européenes, les membres ne traitent pas leurs ressortissants ainsi. Et lorsqu'il y a des cas avérés, les associations, ONG de droit de l'homme interpellent les autorités.
Nos pères des indépendances, pour des intérêts égoïstes, ont refusé de remettre en cause les frontières qui ont été crées par le colonisateur, destabilisant l'ordre socio-politique qui y regnait, placant les Africains dos à dos. Ils ont fautés certes, mais notre responsabilité, génération d'aujourd'hui et de demain, est de remettre en cause ces frontières. Aujourd'hui internet nous donne l'occasion. Disseminez cet article sur tous les e-réseaux sociaux pour interpeller l'Union africaine, la CAF (qui a accepté que la coupe d'Afrique s'organisent dans un pays qui place des africains dans des camps de concentration). Interpellez les organisations de droit de l'homme, dites leur qu'en Guinée Equatoriale, il se passe une pratique "naziste". Le Burkina Faso n'est pas épargné de ces pratiques. Rien que l'an dernier il y a eu la "chasse aux originaires de...", même si les réactions ont été promptes pour mettre un terme à cela.
Je suis le Vent, une création, je circule, je n'ai pas de pays.
 
Levent  a écrit
07 Février 2012 07:39:40
Cette situation des Burkianbès, et des Africains en général, en Guinnée équatorial pose le problème des unions de façade qui caractérisent le continent africain depuis les indépendances. L'africain n'a plus le sens de l'hospitalité, il perçoit toujours l'Autre, de peau noir, comme un envahisseur. Et plus écoeurant dans cette situation, c'est notre capacité à toujours considéré les Blancs comme des racistes, des xénéphobes alors qu'à nos portes le problème est réel (chasse aux étrangers au Ghana, en Côte d'Ivoire, au Maghreb, en Afrique du Sud, en Guinée Equatoriale, au Burkina Faso...). Regardez l'union européenes, les membres ne traitent pas leurs ressortissants ainsi. Et lorsqu'il y a des cas avérés, les associations, ONG de droit de l'homme interpellent les autorités.
Nos pères des indépendances, pour des intérêts égoïstes, ont refusé de remettre en cause les frontières qui ont été crées par le colonisateur, destabilisant l'ordre socio-politique qui y regnait, placant les Africains dos à dos. Ils ont fautés certes, mais notre responsabilité, génération d'aujourd'hui et de demain, est de remettre en cause ces frontières. Aujourd'hui internet nous donne l'occasion. Disseminez cet article sur tous les e-réseaux sociaux pour interpeller l'Union africaine, la CAF (qui a accepté que la coupe d'Afrique s'organisent dans un pays qui place des africains dans des camps de concentration). Interpellez les organisations de droit de l'homme, dites leur qu'en Guinée Equatoriale, il se passe une pratique "naziste". Le Burkina Faso n'est pas épargné de ces pratiques. Rien que l'an dernier il y a eu la "chasse aux originaires de...", même si les réactions ont été promptes pour mettre un terme à cela.
Je suis le Vent, une création, je circule, je n'ai pas de pays.
 
Mabri Toikeusse  a écrit
07 Février 2012 06:41:49
Avec ca, vous dites que c'est nous les ivoiriens qui vous detestons. Nous sommes les seuls vrai freres que les Burkinabes avient, ont, et auront dans ce monde. Donc, donnons nous les mains dans les mains pour vivre ensemble.
Salut à tous...
 
Sefora  a écrit
07 Février 2012 06:09:37
Aïe donc les Ivoiriens ne sont pas les seuls xenophobes, les seuls à haïr les etranger? or donc, vraiment Ivoirien Yako, ton nom est gaté pour rien car il n 'y a seulement qu'en Cote d'Ivoire qu'un etranger peut insulter un policier ou un gendarme et ça va pas quelque part! vraiment Ivoirien vrai YAKO!!!
 
Emil  a écrit
07 Février 2012 04:23:50
mon chére les guinee protége leur pays et cest normal si kelkun nest pas content quille reste chez lui cest tout. on a vu lexemple de la cote divoire dans les anee 70 houphouet a laissé tout le monde venir resultat aujourdhuis plus d'avenir pour la jeuness ivoirienne
 
Saoud  a écrit
07 Février 2012 02:59:07
QU'ILS RENTRENT CHEZ EUX
 
Marienguessan  a écrit
07 Février 2012 02:48:22
Qu'on me dise quelle est la véritable existence de l'Union Africaine. D'abord définissons le Mot Union :"association destinée à gérer les activités et défendre les intérêts communs d'un groupe". Union Européenne ok c'est vraiment une union. allez savoir peut être que dans nos différentes langues africaines ce mot n'existe pas d'ou la mauvaise compréhension du mot Union. Pauvre Afrique. espérons que les générations futures soient moins idiotes.