L'appétit vient en mangeant ; la soif s'en va en buvant(François Rabelais)
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Qui peut arrêter Wade ?
Article publié le: 27 Décembre 2011 - Auteur: Boundi OUOBA - Source: Le Pays
La messe est dite. Le président sénégalais, Me Abdoulaye Wade, a été, contre vents et marées, investi comme candidat devant porter le flambeau du Parti démocratique sénégalais (PDS) dans la perspective de l'élection présidentielle du 26 février prochain. Et, l'événement, il suffit d'observer les images diffusées en boucle sur la télévision publique sénégalaise, a mobilisé du monde, tant et si bien qu'on eût pensé à une démonstration de force. Le président Wade est resté sourd et indifférent à toute la clameur qui montait autour de lui, pour l'obliger à renoncer à son ambition de briguer un nouveau mandat. En fait, on savait l'homme excentrique mais pas si opiniâtre à l'émeri. Il tient au pouvoir comme à la prunelle de ses yeux, ne s'imagine pas une vie en dehors du cénacle politique sénégalais et ce, en dépit de son âge très avancé. Si vieillesse rimait avec sagesse, sans doute que Wade aurait déjà fait valoir ses droits à la retraite, plutôt que de s'offrir en spectacle en s'engageant dans une compétition dont l'issue reste encore incertaine pour l'avenir même de la nation. En effet, on se rappelle qu'il y a quelques jours, le président Wade, droit comme un if, avait invité et hébergé tous frais payés, d'éminents constitutionnalistes internationaux, à Dakar, qui, sans aucune circonvolution, avaient déclaré que rien, d'un point de vue juridique, ne pouvait s'opposer à son projet de briguer un nouveau mandat. Un jeu de dupes qui, malheureusement pour lui, n'a pas pu émousser la détermination et la ténacité du M23, cette coalition qui lui donne constamment de l'urticaire. Et, tel un père Noël qui s'adonne à des prodigalités, le président Wade, pour réussir son pari, verse maintenant dans l'électoralisme en se livrant à des achats de conscience. En effet, il a récemment décidé de rehausser significativement le salaire des magistrats et d'accorder des primes particulières aux chefs de village. Une manoeuvre qui, s'il est vrai qu'elle peut répondre à un besoin social, tombe mal en cette période de précampagne, et qui en dit long sur l'obstination du président Wade à opérer un passage en force. En fait, en agissant ainsi, Wade veut s'attirer la sympathie du Conseil constitutionnel qui, dans les 29 jours prochains, dira si sa candidature est recevable ou pas. En tout cas, de toute évidence, à moins de faire preuve d'autisme, Wade lui-même se doit de comprendre que sa candidature pose un véritable problème, à la fois politique, éthique et juridique puisque, les consultations passées qui ont consacré sa réélection au sommet de l'Etat, n'avaient pas connu pareille mobilisation tous azimuts.

Boundi OUOBA
Les réactions
 
Wamou  a écrit
27 Décembre 2011 11:07:38
Qui vivra, verra : cela peut s'interpretrer dans les deux sens. En bien ou en mal.
A plus de nonante ans (car je ne crois pas à ton âge sur tes ppiers) comme disent les belges va te reposer.
Que la raison t'habite. J'espère que wade n'a pas la maladie
d'azheimer.
Que le nom de Dieu soit bénit
 
Koko  a écrit
27 Décembre 2011 07:52:04
Il serav arrete plus tot qu'il ne le pense
 
Yekadio  a écrit
27 Décembre 2011 03:14:02
Je crois qu'il faut se méfier des opposants historiques ( Kumba Yala, Gbagbo Laurent, Abdoulaye Wade, Alpha Condé....)qui une fois au pouvoir, tombent dans la mégalomanie et la perte d'identité.

je me souviens que dans l'opposition, Wade avait promis monts et merveilles aux sénégalais.Mais hélas! les sénégalais se plaignent aujourd'hui de lui.

je me rappelle aussi une interview accordée à RFI en mars 2007 au lendemain de sa réélection. Wade avait indiqué qu'il n'était pas question pour lui de se représenter pour un troisième mandat. " C'est mon dernier mandat. Les africains doivent apprendre à partir du pouvoir car il y a une vie après le pouvoir", avait-il indiqué. Aujourd'hui, hélas, il fait un forcing indescriptible pour demeurer le maitre des céans.

Pour moi, il n'est besoin de manifester pour que wade retire sa candidature. Il a franchi le point de non retour. ce sont plutôt les opposants (s'ils pensent qu'ils sont majoritaires et que les sénégalais en ont marre de Wade) qui doivent s'organiser pour choisir un candidat consensuel afin de battre le vieillard Abdoulaye Wade à plate couture aux prochaines élections.
Point barre.
 
Kady  a écrit
27 Décembre 2011 02:37:14
Pour éviter des troubles, pourkoi ne pas le laisser se présenter et le sanctionner dans les urnes en votant très massivement en faveur de ses adversaires? Je crois ke c'est la meilleure solution. Evitons les violences en Afrique lors d'élections. Il y va de notre crédibilité. Merci